ATTENTION : CE CARNET EST PRESENTE EN ORDRE CHRONOLOGIQUE INVERSE (les nouvelles les plus fraîches en tête). SI VOUS SOUHAITEZ CONSULTER DANS L'ORDRE DES EVENEMENTS, PARTIR DU BAS. Samedi 24 MAI 2008 « Bloqués à Bangkok » Tout est résumé dans le titre du jour ! Enfin presque. .. Nous avons quitté notre petite guesthouse en début de matinée, pour rejoindre l’aéroport de Bangkok rapidement. Cela dit, sachant que les seules options possibles pour nous rendre en Inde concernent des vols de l’après midi, nous optons pour un arrêt rapide au grand Week-end Market de Chatuchak, où nous avions repéré un bel objet un peu encombrant (petit rappel : nous entamons notre dernière étape, nous pouvons nous charger en route car nous avons droit à 150kg de bagages !). Là encore, on est bien contents d’avoir une voiture pour se permettre cette liberté… Même si nous avons eu un peu de mal à trouver le bon chemin pour arriver à destination, dans les méandres de la banlieue de Bangkok. Mais au final, nous repartirons de ce grand marché avec l’objet convoité et négocié ! Puis, nous arrivons à l’aéroport où nous nous empressons d’arriver au comptoir de Cathay Pacific. Pas de chance, il n’ouvre qu’à 13h. Bon, il ne nous reste plus qu’à attendre et arpenter les allées… Dès que l’hôtesse arrive, nous lui expliquons notre cas. Nous étions sur liste d’attente sur ce vol et depuis hier nous sommes « annulés ». Elle consulte son système informatique et nous explique que notre agence n’a pas confirmé nos places et que le vol est surbooké. Même en insistant et en brodant une histoire (oui, on a essayé J) cela n’a pas suffit pour que l’on nous trouve des places. L’hôtesse nous conseille de revenir vers 16h15 à la clôture du vol en espérant que des passagers ne se présentent pas. Bon, et ensuite… et bien nous avons meublé les 3 nouvelles heures d’attente comme nous avons pu, dans le hall d’un aéroport. Passionnant ! Nous essayons de joindre notre agence à Paris, mais sans succès. A l’heure dite, nous nous présentant au guichet. Verdict : désolé, le vol est plein et pour tout dire, même des personnes ayant confirmé ne peuvent embarquer. Si nous ne voulons éviter de payer un autre ticket, la seule option est de revenir le lendemain, 4h avant le départ, pour se mettre de nouveau sur liste d’attente. Mais nous apprendrons alors que tous les prochains vols sont déjà surbookés et ce, jusque la mi-juin !! Sympa ! Nous qui avions hâte d’aller en Inde et qui n’avions pas vraiment accroché avec la Thaïlande, nos voilà bloqués ici !! Nous arrivons à joindre l’agence à Paris, qui se décharge un peu disant que c’était à nous de confirmer… à part qu’elle ne nous l’avait jamais dit… Elle recherchera (un peu) d’autres options mais la conclusion restera : acheter un billet auprès d’une autre compagnie. Et sans remboursement de l’autre billet, qui sera perdu. Nous voilà alors à chercher les autres options… Nous vous passons les détails mais au final, nous avons trouvé, de justesse, deux places sur un vol pour le lendemain vers une autre destination en Inde (Madras, qui est aussi notre ville de retour en France). Tout ça pour une belle petite somme, on s’en serait bien passé ! Avant de quitter l’aéroport, après 6 heures passées là bas, nous tenterons de trouver une chambre d’hôtel pas loin et pas cher ! Nous serons au moins ravis de découvrir une chambre confortable et nickel ! Nous irons ensuite dîner dans un boui-boui proche, pas mal du tout (surtout en comparaison avec les prix exorbitants du resto de l’hôtel) avant de rentrer potasser notre guide sur l’Inde. Vendredi 23 MAI 2008 « Ayutthaya, capitale royale »
C’est une journée très chaude et ensoleillée qui s’annonce et on est bien contents d’avoir la piscine à disposition dans notre petite guesthouse. D’ailleurs, pour ne pas perdre le rythme la journée commence par un long bain. Il est ensuite temps de partir à la découverte d’Ayutthaya, une des anciennes capitales royale qui a conservé un ensemble archéologique intéressant. Comme celui-ci est disséminé en plusieurs emplacements de la ville, la voiture de location s’avère précieuse. Nous commençons notre visite par le Wat Yaï Chaï Mongkhon, un temple datant du XIVème siècle que nous avons beaucoup aimé pour l’harmonie et la beauté du lieu. Dans un environnement de verdure, un gros chedî (genre de stupa) légèrement penché et drapé de jaune-orange est entouré de plusieurs dizaines de bouddhas également drapés. Tout sonne juste, y compris la restauration qui a su conserver à l’ensemble son côté ancien. Le temple suivant, le Wat Phanan Choeng, est beaucoup plus récent mais abrite un énorme bouddha très ancien ainsi que, dans une multitude de niches, 48.000 petits bouddhas pour les 48.000 parole de Bouddha. Intéressant aussi pour les scènes de dévotion dans le temple.
Nous reprenons la voiture et partons nous balader dans le centre-ville qui ne présente finalement pas d’intérêt. Il ressemble à toutes ces villes thaïlandaises avec ses bâtiments récents en béton et sans charme, son inextricable réseau de fils électriques et ses embouteillages de véhicules de toutes sortes. Après déjeuner et nous être rebaignés, nous repartons vers de nouveaux sites sous une chaleur écrasante. On en vient presque à regretter les gros nuages de pluie des jours précédents. Dans la rue, des éléphants promènent des grappes de touristes. Nous nous arrêtons un moment à l’Elephant camp où les pauvres bêtes font quelques pitreries pour attirer le client. L’occasion pour Maëlys de s’émerveiller puis d’avoir un peu peur lorsque les pachydermes s’approchent trop. A côté se trouvent 2 sites importants, l’un abritant un gigantesque bouddha de bronze (Wat Phra Mongkhon Boptir) et l’autre (Wat Phra Sri Samphet) constitué de trois grands chedî abritant chacun les cendres des trois premiers rois qui régnèrent ici. On n’en a pas encore complètement assez et nous poursuivons notre tour de ville, découvrant là des ruines et des touts, ici un grand bouddha couché et drapé… A l’extérieur de la ville nous tombons même sur un monument étrange : au milieu d’une place et à l’ombre d’un grand stupa, une statue équestre, sans doute d’un ancien roi, et au sol, des centaines de statuettes colorées de coqs de toutes tailles. Voilà notre tour s’achève en cette fin d’après-midi et nous ne sommes pas mécontents de retrouver notre piscine. Les choses se gâtent un peu le soir, nous apprenons en consultant internet, que nous n’avons plus de place pour le vol du lendemain pour Bombay. Cela fait près d’un mois que nous étions sur liste d’attente et tout d’un coup nous sommes annulés. On appel l’agence de voyage à Paris, qui n’a même pas pris la peine de nous prévenir et qui n’est pas capable de nous dire autre chose que de nous rendre le plus tôt possible à l’aéroport pour voir avec la compagnie s’ils ne peuvent pas nous trouver des places via Hong Kong (merci pour l’aide et le professionnalisme). Bref, on ne sait pas dans quel pays nous dormirons demain soir… 
Jeudi 22 MAI 2008 « Lopburi et le grand temple Wat Muang » Ah cela faisait bien longtemps que Maëlys ne s’était pas réveillée si tard, après son réveil biberon… Nous avons donc eu droit à un réveil à 8h et un peu de rab jusqu’à 9 heures, royal, non ?! Ca tombe bien car nous ne sommes pas pressés par le temps ce matin. Nous nous préparons tranquillement et après une halte dans le salon-terrasse familial, nous plions bagages. Nous nous dirigeons vers l’est, en empruntant de nouveau des routes récentes où le trafic est particulièrement fluide. Peu avant notre destination, nous apercevons un immense bouddha qui domine le paysage. Etrange, il ne figure pas sur notre guide. En même temps, ce dernier date de 2007. Nous bifurquons pour aller voir de plus près cette immense statue. C’est l’un des avantages que nous procure la voiture individuelle, sortir du circuit balisé par les agences. Nous entrons alors dans un vaste site où tout est noté en thaï, sauf un panneau, indiquant que ce temple, le Wat Muang, a été édifié suivant des influences thaï et chinoises. Parmi les temples, figure un édifice assez surprenant entièrement recouvert, à l’extérieur comme à l’intérieur, de morceaux de miroirs reflétant les statues d’importants moines. Plus loin, nous découvrons avec étonnement, de nombreuses statues, grandeur nature pour les plus petites et recouvertes de peintures vives, représentant des scènes mythiques et religieuses.
Le plus étonnant, sera sans doute la représentation de l’enfer avec ses scènes à la fois repoussantes et naïves. Tout cela est vraiment surprenant, d’autant plus que nous sommes quasiment seuls dans ce grand espace où rien ne s’adresse aux touristes (pour le moment du moins !)… Nous irons ensuite voir de plus près cet immense bouddha qui doit frôler les 100m de haut. Nous irons même explorer l’intérieur, encore en travaux et grimperons les nombreuses marches (au moins 240 jusqu’au 1er niveau) pour y voir la vue depuis les petites ouvertures. Avant de repartir, nous ferons une pause déjeuner au boui boui à l’entrée du temple où à défaut de pouvoir communiquer en anglais, nous le ferons avec des gestes ! Nous reprendrons la route en début d’après midi, pour arriver à Lopburi. Cette petite ville qui faisait partie de l’empire khmer au Xème siècle est considérée comme une étape de transition entre le style khmer et le style thaï. Nous retrouverons, effectivement des similitudes avec les vestiges d’Angkor, sur les temples (malheureusement un peu en ruines) que nous verrons au cœur de la ville. Mais ce qui participe sans doute à l’attrait de cette cité demeure la présence de nombreux singes en liberté dans les rues, surtout autour des vestiges historiques. Il est vrai que là, ils y sont largement nourris par les visiteurs ! Nous passerons outre la visite des ruines du Palais, de crainte d’être déçus, car les contours extérieurs ne nous ont pas attirés plus que ça. Après un passage éclair au marché (en ce qui me concerne, j’adore les marchés, quels qu’ils soient. Jérôme est plus sélectif, dirions nous !!), nous reprenons la voiture pour aller à Ayutthaya à une heure de là. Nous arrivons en find’après midi et comme le temps est bien lourd, nous optons pour un arrêt direct à la Sherwood House. Cette petite guest house tenue par un anglais a l’énorme avantage de cacher une piscine à l’arrière. Alors pour 2-3 € de plus pour la chambre, une escale ici s’impose ! Apparemment, nous ne sommes pas les seuls à s’être réfugiés là. Nous ne prendrons même pas la peine d’aller diner ailleurs. Il faut dire qu’en début de soirée, le ciel s’est subitement assombri d’un gros nuage et une forte pluie s’est mise à tomer… forcément, on préfère rester dans cette guesthouse à l’atmosphère familiale ! Mercredi 21 MAI 2008 « Le pont de la rivière Kwaï » On a plutôt correctement dormi dans notre cabane bambou sur l’eau même si l’absence de climatisation s’est bien faites ressentir le soir. Nous quittons notre pension pour aller d’abord visiter le JETAH, le musée consacré aux conditions de vie des prisonniers alliés utilisés par les japonais pour la construction de la ligne de chemin de fer reliant le Siam et la Birmanie. Un quart d’heure suffit pour la visite car il n’y a que très peu de documents d’archive et de photographies de l’époque, les japonais s’étant évertués à ne pas laisser de traces des atrocités. Le visite se résume donc à une grande paillote en bambou, sensée reproduire les cabanes des prisonniers, avec, sur les murs, coupures de presse, quelques photos, des dessins et quelques menus objets. Peu d’intérêt donc pour le visiteur qui n’a pas vécu ce genre de situation. Nous poursuivons notre ballade en nous arrêtant, un peu plus loin, aux cimetières militaires. Il y en a deux : un dédié aux japonais, où chaque tombe est recouverte d’un monticule de terre affublé de panneaux de marbre et d’idéogrammes ; et un dédié aux troupes alliées : britanniques et néerlandaises. Plusieurs milliers de tombes, alignées au cordeau, marquées par une simple plaque et quelques fleurs, au sein d’une grande pelouse. Une mise en scène propre aux cimetières militaires qui est toujours émouvante et juste. Il est encore tôt ce matin et notre programme de la journée prévoit tout de même des étapes plus gaies. Nous nous rendons à la gare pour prendre l’unique train qui, deux heures durant emprunte l’ancienne voie ferrée.
Nous prenons les billets mais nous sommes avertis que le train aura une heure de retard. Qu’à cela ne tienne nous profitons de ce contre temps pour aller visiter le fameux pont de la rivière Kwaï. Pour ceux qui ont vu le film, la réalité est assez différente. D’abord le pont est métallique sur piliers en pierres et non en bambous, il est moins haut et l’environnement autour ne fait pas vraiment jungle. La seule jungle existante est celle des restaurants, boutiques à souvenirs (très mauvaise qualité) et pacotilles. Le scénario proposé aujourd’hui aux hordes de touristes a beaucoup moins de charme que les souvenirs du film. Petit aller et retour sur le pont pour faire les photos souvenir et nous repartons vers la gare. Là, la guichetière est de moins en moins précise quant à l’horaire de notre train. Le retard d’une heure s’est transformé en panne de la motrice et personne ne sait si le train viendra finalement. On se fait rembourser nos tickets et on embarque avec nous un jeune hollandais, Ashwin, pour effectuer en voiture le trajet prévu en train. Après 1 heure et demie de route, un repas et quelques égarements liés aux imprécisions de nos cartes, nous atteignons le terminus de la ligne à Nam Tok. Là, rien d’autre à faire que de se rendre à la cascade à quelques mètres de la gare. L’occasion de se rafraîchir en se baignant par cette chaude journée. Nous reprenons la route pour Kanchanaburi afin d’aller visiter à quelques kilomètres de là le temple Tham Mongkon Thong où se produit la nonne flottante. Curiosité touristique, dans une petite piscine une nonne effectue les différentes positions du Bouddha.
On n’aura pas l’occasion de la voir puisque nous sommes seuls et qu’elle ne se montre qu’à certaines heures fixes ou lorsqu’un buis entier débarque. Le temple lui-même n’a que peu d’intérêt à l’exception de belles grottes. Quelques kilomètres plus loin nous allons voir le « big tree », un arbre en effet assez impressionnant dans la campagne. En reprenant la voiture nous longeons la rivière Kwaï par une route désormais en mauvais état et tombons, par hasard, sur un immense espace défriché où sont alignés des centaines de gros monticules de terre en forme de demi-sphères. Il s’agit d’un cimetière mais on ne sait pas s’il est chinois (les tombes sont récentes) ou japonais (compte tenu de leur présence pendant la guerre. Les idéogrammes ont l’air plutôt chinois mais on n’en saura pas plus même après avoir demandé à quelques personnes. La route nous conduit ensuite à un étrange temple, au bas d’une colline. Il ya des influences Thaï mais aussi chinoises comme ne témoigne cet étrange escalier couvert en forme de dragon qui remonte la colline. En haut de nouvelles grottes avec des autels de bouddhas. Amusant, ce mélange de spiritualité et de kitsch que l’on retrouve dans tous les temples, avec en plus ici un côté Disneyland. Il est tard et nous rentrons retrouver notre cabane sur l’eau où nous dînons à nouveau dans une ambiance très familiale. Mardi 20 MAI 2008 « La liberté en voiture » Dernière longue demi journée à Bangkok, car nous avons loué une voiture, que nous n’aurons qu’en milieu d’après midi. Pour connaître la variété des activités qui ont meublé ce temps là dans le quartier routard où nous logeons, se référer au texte d’hier ;-)) effectivement, rien d’exceptionnel, surtout qu’aujourd’hui, il fait très très chaud. La piscine est donc la bienvenue ! Maëlys est à présent toute fière de pouvoir être au milieu du bassin, avec ses bouées au bras ! Jérôme part récupérer la voiture de location et, un kilomètre à peine après l’avoir en main, le voilà qui de fait arrêter par un flic. Motif : changement de file non autorisé au milieu d’un carrefour. Le flic avait sans doute un peu raison mais Jérôme a réussi à l’embrouiller avec une histoire de tuk-tuk qui l’a serré et l’a obligé à changer de file. Bref après 5 minutes de palabre il repart sans amende, comme quoi, l’expérience Balkans est encore là. Une fois la voiture chargée, nous nous mêlons au trafic de Bangkok, où les taxis aux couleurs flashy semblent plus nombreux que les voitures individuelles ! Quel plaisir d’être de nouveau indépendant et de pouvoir organiser nos journées librement d’autant que le réseau routier en Thaïlande est d’une extraordinaire qualité. La route jusqu’à Nakhon Pathom, à une heure de Bangkok, ne sera pas vraiment dépaysante. Si l’on retire les palmiers, on pourrait presque se croire aux US ou même en Europe… Cela dit, ce n’est pas désagréable de rouler sur de bonnes routes et puis quel plaisir de se sentir libres et non plus tributaires de transport en communs ! A Nakhon Pathom, nous avons visité le plus haut Chedi (ou stupa) du monde qui serait le berceau du Bouddhisme en Thaïlande. Au-delà de ce haut chedi de plus de 120 mètres, les autels et bouddhas, on apprécie le cadre reposant avec des îlots de verdures et …l’absence de touristes ! Nous reprenons ensuite la route pour arriver en fin de journée à Kanchanaburi, ville au bord e la rivière Kwaï et son fameux pont. La nuit est déjà tombée, nous visiterons donc tout ça demain. Dans l’immédiat, nous suivons les conseils du Routard et nous arrêtons à la guesthouse Nita Rafthouse Cet ensemble de barges flottantes, tout en bois et au décor un peu bric-à-brac est tenue par un couple adorable. Nous dînerons sur place, sur des poufs dans le salon-terrasse ouvert sur l’eau, ce qui a bien plu à Maëlys : elle a pu ainsi gambader entre les poufs et tables, jouant avec les chats et les bibelots. La soirée s’est terminée avec un dvd sur cette terrasse, seuls, au calme, bercés par le ventilo… Lundi 19 MAI 2008 « Les visas pour l'Inde, enfin »
Pas grand-chose au programme de cette journée si ce n’est récupérer nos visas pour l’Inde mais les procédures sont ainsi faites qu’il faut passer 2 fois aux services consulaires, une fois tôt le matin puis plus tard dans l’après-midi, pour enfin obtenir le précieux sésame. Le reste de la journée il faut donc meubler. Il y a bien sûr la piscine sur le toit de l’hôtel et de longues séances internet pour mettre à jour le site, mais il faut quand même s’aérer un peu. Direction donc en milieu de journée vers le marché de Chatupak mais contrairement à notre dernier passage, presque tout est fermé. Normal c’est essentiellement un « week-end market » or nous sommes lundi, jour férié qui plus est. On trouvera quand même quelques boutiques de mobilier et de décoration ainsi qu’un secteur animé consacré à la vente d’animaux de toutes sortes : chiens, chats, perroquets, oiseaux, poissons, lapins etc, etc… Au plus grand plaisir de Choupinette qui a ainsi pu perfectionner ses « whouaf wouaf », « maiou miaou » et autres « cui cui cui ». S’agissant des chiens, on peut même acheter des huskies ; cherchez l’erreur. On poursuit par un centre commercial dans un décor plus moderne (grand immeuble climatisé) mais constitué essentiellement de petites boutiques. Déplacement en taxi (on ne s’en prive pas car à Bangkok une course de 5 km ne coûte pas plus de 1,5 €) pour récupérer enfin nos visas pour l’Inde. On peut dire que ce sont ceux qui nous auront posé le plus de problèmes. Retour vers notre hôtel en Skytrain, ce train qui traverse la ville en hauteur. D’ailleurs, en plus du train, Bangkok est quadrillée d’autoroutes surélevées. Etape dans un grand centre commercial du quartier réputé de Nana puis retour dans notre quartier routard. Le soir, bizarrement la musique est mise en sourdine dans les bars et la zone est quadrillée et bouclée par un dispositif impressionnant de policiers. Explication : en ce jour férié qui marque la naissance et la mort (le même jour) de Bouddha, le Roi est venu se recueillir dans le temple qui jouxte la grande rue routarde. Les badauds guettent la sortie du monarque tandis que nous nous attablons un peu plus loin dans un resto. Ô rage, ô désespoir, en ce jour saint on refuse de me servir ma bière (c’est Jérôme qui parle…). Pas d’alcool le jour de la mort de Bouddha m’explique-t-on. D’accord, mais moi je ne suis pas bouddhiste et la bière c’est sacré. Alors va pour un autre établissement moins regardant sur les principes. Après dîner nous visitons le temple où le Roi s’est recueilli et qui est désormais rendu à la populace. Un bel ensemble où les moines se sont rassemblés pour prier au pied de l’autel avec Bouddha et qui dénote franchement avec la débauche du quartier routard à la sortie du temple. Quelques photos souvenir puis retour à l’hôtel et sa piscine avent d’aller essayer de coucher Maëlys qui depuis la veille nous une fait des caprices et des crises de larmes au moment de se coucher. Dimanche 18 MAI 2008 « Bangkok de nouveau » Cette fois, la nuit fut moins mauvaise que les précédentes, les couchettes étant plus larges et la clim moins fortes ! Nous sommes réveillés toutefois autours de 6 heures, car ça s’agite pas mal autour de nous. Une fois arrivés à la gare, nous décidons d’aller directement à l’hôtel que nous connaissons, dans le quartier routards car il est un encore peu tôt. C’est un peu l’usine là-bas, forcément, un hôtel avec piscine à ce prix là, ça attire ! Nous parvenons toutefois à avoir une chambre immédiatement, non sans avoir rappelé que nous étions déjà venus à plusieurs reprises. On repartira rapidement, pour aller visiter le Wat Pho, un ensemble de temples aux décors assez kitch, avec leurs dorures et leurs marqueteries de verre, dont le plus important abrite un gigantesque bouddha couché de 46 m de long et 15 m de haut, rien que ça ! Rien que les pieds, tout de nacres décorés, sont déjà imposants ! Nous ne sommes malheureusement pas les seuls à visiter cet ancien temple, il y a notamment tout un groupe de jeunes de l’école militaire, tirés à 4 épingles dans leurs tenues particulièrement cintrées. Nous continuerons ensuite à nous balader vers le marché Patpong où nous l’on peut admirer les grands étals de fleurs coupées et les colliers et couronnes de fleurs pour les offrandes…
Nous enchainerons ensuite avec le Chinatown made in Thaïlande qui ressemble, forcément, à d’autres quartiers chinois de grandes capitales. Mais lorsqu’il s’agit d’étroites ruelles, les échoppes remplies de poissons séchés, de champignons en tous genres et de produits parfois non identifiés, on se sent vite dépaysés ! Le quartier est très animé et il est très difficile de circuler en voiture ou même à pieds : comme tous les week-ends, de nombreux Thaïlandais viennent arpenter ses rues remplies de stands en tous genres, avec du neuf et de l’occasion, un peu nos puces de St Ouen. C’est marrant à voir mais on se sent très vite surpassés. Nous rentrerons donc dans notre bon vieux quartier routard où les stands de marchandises adaptées aux goûts des occidentaux ne manquent pas. Les vendeurs sont d’ailleurs assez durs en négo, et n’hésitent pas à vous annoncer des prix délirants ! Nous trouverons enfin un maillot pour Jérôme (et même 2 !) depuis le temps que nous cherchions !! L’après midi se déroulera tranquillement, avec un peu de balade, de piscine et un massage pour finir la journée. C’est vrai qu’à 4 euros l’heure de massage aux huiles aromatiques, on se laisse vite séduire ! D’autant plus que nous sommes « bloqués » à Bangkok à cause de la procédure pour nos visas pour l’Inde… on ne va pas se laisser abattre pour autant ! Samedi 17 MAI 2008 « Dernière journée à Chang Maï » Après réflexion nous abandonnons l’idée de louer une voiture pour poursuivre plus au nord vers le Triangle d’Or ; Il ne nous semble pas que nous verrons des choses aussi intéressantes que ce que nous avons déjà vu ailleurs ; D’ailleurs nous sommes un peu déçus par la Thaïlande et son côté trop urbanisé. On en arriverait presque à lui reprocher d’avoir pris le train du développement. Les belles plages de Thaïlande ne sont pas vraiment une option non plus car en cette saison nous risquons surtout de n’y rencontrer que de la pluie. On décide donc de retourner à Bangkok et d’essayer là-bas de louer une voiture pour les quelques jours qu’il nous reste et de circuler dans la région. On prendra donc ce soir le train de nuit mais en attendant nous terminons notre visite de Chang Maï. On affrète un tuk-tuk pour l’après-midi et l’on se rend d’abord au Wat Chet Yod, un temple datant du XVème siècle et qui présente l’avantage de n’avoir quasiment pas été rénové. On peut donc admirer une façade d’origine avec quelques belles sculptures. Ce sera tout pour les temples car on commence un peu à saturer. Direction la proche banlieue de la ville où se trouve de très nombreux ateliers-magasins d’artisanat. Rien de modeste ici car c’est à Chang Maï qu’est réalisé une grande partie de l’artisanat thaïlandais. Les visites commencent toujours par un tour au pas de course par l’atelier pour déboucher dans d’immenses salles de vente. C’est notamment le cas de la « Gems Gallery International », la plus grande bijouterie de Thaïlande. Décor luxueux et hôtesses parlant toutes les langues, mais surtout une salle d’exposition énorme (au moins 800 m²) ornée d’aquariums géants et remplie de milliers de bijoux et pierres de toutes sortes. Tandis qu’Aline tâche en vain de me montrer certaines pièces (je reste ferme), Maëlys se balade suivie d’une cour de 7 à 8 vendeuses. Visite suivante à un atelier de laque. La technique est intéressante mais les résultats ne sont pas de notre goût ; on ne traine pas. On s’arrête plus longuement à l’atelier de fabrique de bijoux en argent. Aline accroche sur un bracelet semblable à un qu’elle a perdu il y a quelques mois. Va pour le bracelet (comme quoi je ne suis pas si dur) mais après marchandage bien entendu. Allez, le porte monnaie est vide et il est temps de récupérer nos affaires et d’attraper notre train pour Bangkok. Un classique désormais pour nous et pour Maëlys qui manifeste sa satisfaction par de grands « tchouk-tchouk ». Ayant eu tellement froid la dernière fois, nous avons pris cette fois deux couchettes en bas, un peu plus loin de la climatisation. Coup de chance, le wagon est récent et les couchettes sont vraiment larges et confortables (bien mieux qu’en première en France) alors que nous ne sommes qu’en seconde. Dîner au wagon restaurant où on nous forcera à prendre un set menu imposé alors qu’on découvrira après qu’il y avait d’autres choix à la carte. L’ « Express » (si si, c’est le nom du train) file à un train de sénateur et il nous faudra plus de 14 heures pour rejoindre au petit matin Bangkok, 700 kms plus au sud. Vendredi 16 MAI 2008 « dernier jour de trek » Cette deuxième nuit dans la jungle n’a pas été très bonne, mais à en voir les petites mines du reste du groupe, on s’en sort pas trop mal ! Tout est encore bien humide autour de nous, il faut dire que la pluie n’a pas cessé de la nuit et vu la couleur du ciel, il y a de fortes chances que cela recommence dans la journée. Qu’importe, nous suivrons le programme ! Pour ce matin, direction la rivière, que nous descendrons en bambou rafting ! Concrètement, nous embarquons sur des barques en bambou qu’ont réalisées nos hôtes au petit jour ; et encore, une barque parait bien évoluée par rapport à cas embarcations qui sont en fait un alignement de bambous rattachés avec des lianes, à travers lesquels l’eau s’infiltre. Mais bon, ça flotte et notre guide semble très confiants, alors allons y ! C’est vrai que c’est aussi très stable, même lors des passages de rapides. Au début, Maëlys a, elle aussi, bien apprécié, mais pour tout dire, cela s’est gâté avec l’arrivée de la pluie, alors que Choupinette commençait à s’endormir sur l’épaule de son papa. Bien que protégée par le parapluie, elle n’a pu échappée aux éclats, voir aux vagues d’eau qui sont ensuite arrivés sur nous. La dernière hâture de bambou rafting, ne nous a pas paru aussi sympa qu’au début, tous trempés.
Là, impuissants, bien qu’ayant fait au mieux pour épargner Maëlys, nous nous somme sentis parents indignes … Rassurez-vous, famille, amis et lecteurs assidus de nos aventures, une fois débarqués et au sec, on a vite oublié ce mauvais passage ! Un plat chaud et nous retrouvions nos forces et le sourire ! Un peu plus tard, nous repartions avec notre pick up, en direction de Chiang Mai. Un dernier stop pour finir notre excursion : une volière à papillons et une serre d’orchidées. Objectivement, une étape pas indispensable, mais au moins, « ça c’est fait », comme dirait Jérôme et puis j’y ai appris comment faire poussé des orchidées à partir de graines. Cela semble très simple -dans une bouteille avec de l’eau et de la gélatine et beaucoup de patience - reste à essayer, histoire de voir ! Une demi-heure plus tard, nous arrivons à notre guest house, où nous passerons la fin de journée. Le bain dans la piscine, bien que rapide car l’eau est fraiche, mais surtout la douche, nous feront du bien (même si l’eau chaude a rapidement fait défaut !). … tout comme la soirée, bercés par le ventillo et loin des bruits étranges de la jungle !
Jeudi 15 MAI 2008 « 2ème jour de trek : marche et éléphants » Réveil matinal au son des coqs et autres animaux du village. Tout le monde a à peu près bien dormi et après un petit-déjeuner consistant de toasts et d’ananas, notre petit groupe se met en route à travers la jungle pour 4 heures de marche. Très rapidement tout le monde déchante car d’une part avec la pluie de la nuit la piste est particulièrement boueuse et glissante mais surtout car nous traversons d’abord une zone infestée de sangsues. Ces sales bestioles n’ont pas leur pareil pour s’agripper aux baskets et lentement remonter vers les chevilles. Résultat, les danoises du groupe qui poussent de grands cris sans arrêt et la nécessité, toutes les 30 secondes de vérifier ses pieds. Quasiment à chaque coup on trouve une sangsue. Ces sales bêtes sont extrêmement résistantes, même en les écrasant 10 fois avec le talon, elles se redressent et partent à l’attaque. Notre guide nous a bien aspergé les chaussures d’une solution constituée de tabac et d’autres herbes, rien n’y fait. Au bout d’une demi-heure, heureusement, les bestioles se font plus rares et l’on peut continuer la randonnée plus sereinement. Mais à l’approche de forte pentes, le chemin est une vrai savonnette et malgré milles précautions je me retrouve par 3 fois sur les fesses avec Maëlys dans mes bras. A mi-chemin les danoises sont à la peine et espèrent une arrivée prochaine. Mais nous poursuivons et débouchons sur de petites rizières enserrées par la végétation. Pas de plans de riz toutefois car les pluies ne viennent que de commencer. Le paysage est superbe et on se sent loin de l’autre Thaïlande, urbanisée, que nous avons vu jusqu’à présent. Vers midi trente nous atteignons un village plus important mais toujours très rustique avec ses habitations en bois sur pilotis, ses chemins boueux et ses habitants toujours aussi réservés. Halte dans une cahute en bord de rivière. Ce sera notre camp de base pour le reste de la journée et la nuit.
Après le déjeuner nous passons à l’activité « éléphants ». Quatre gros pachydermes nous attendent pour une balade d’une heure le long de la rivière. Sympa avec la possibilité de s’asseoir sur la tête de la bestiole (crâne mou genre spongieux). Au retour baignade dans la rivière, petit tour dans le village dont la visite de l’école puis dîner de bonne heure. Mercredi 14 MAI 2008 « Départ du trek dans la jungle » Cette première matinée de trek a plutôt été soft… Le rendez-vous était prévu à 9h, mais nous sommes réellement partis que vers 10h. à bord du pick-up, nous faisons connaissance avec les 7 autres personnes avec qui nous partagerons ces 3 jours : 3 irlandais, dont une jeune fille, ainsi que quatre copines danoises, tous sympas et ravis d’avoir une petite fille avec eux. Après 1 heure de route, nous nous arrêtons dans un marché de village, étape dite « visite », mais qui s’avère être aussi utile pour notre guide, car il fera là une partie du ravitaillement ! Nous reprenons la route pour aller vers le parc national Suthep où nous irons d’abord voir les chutes. Belles chutes, en effet, mais la pluie incessante de la nuit passée a bien remuée les fonds. Résultat, l’eau est terreuse. A cela s’ajoute un ciel plutôt couvert, alors tans pis, on ne se baignera pas cette fois là. De nouveau 3/4 d’heure de pick-up et nous nous arrêtons dans un boui boui au bord de la route pour un rapide et simple casse-croute. Notre première impression n’est pas extra, à vrai dire… Mais restons optimistes, nous ne sommes qu’au début des 3 jours d’excursion. Direction d’abord via un chemin très balisé vers des sources d’eau chaude puis un peu plus en amont les geysers d’où elles proviennent. Nous repartons sur un chemin qui, cette fois s’enfonce dans la nature verdoyante du parc national. Ce n’est qu’après une demi-heure de marche, lorsque le chemin balisé deviendra plus étroit, tel un petit sentier entre les arbres, les fougères et les lianes, que nous nous sentirons vraiment en véritable excursion !
Ce paysage de jungle, bien humide avec les petites pluies régulières, nous rappellera vite certains paysages de Nouvelle Zélande, peut être encore plus sauvage avec la présence de bruits bien particuliers, d’animaux et insectes exotiques, dont un dont le son fait penser au grillon, mais puissance 10 ! Notre guide, qui parle un peu anglais mais qui a toujours le sourire, nous a prêté un foulard pour s’en servir de porte bébé latéral, comme le font les mamans d’ici – ça nous rappelle les 1ers mois de Maëlys dans notre écharpe-porte bébé ! Nous nous apercevons vite que nous faisons partie des habitués de la marche car, après 1h30 de marche, les danoises, notamment, peinent un peu et semblent bien fatiguées à l’arrivée… De notre côté, nous sommes un peu surpris d’appendre que notre 1ère journée s’arrête là, vers 16h, au milieu d’un village de la tribu Karen. Il s’agit, en fait, d’un groupement de quelques maisons en bois, sur pilotis, au confort très sommaire, dont on a vite fait le tour ! Le tout au milieu de la forêt quand même et avec quelques arpents cultivés en rizière. Heureusement qu’il y a partout des animaux : chiens, chats et poules en liberté et des cochons et buffles un peu plus loin, pour amuser Maëlys ! Nous installons nos affaires dans notre « dortoir », où sont alignées des sortes de paillasses surmontées de moustiquaires. Forcement, ce n’est pas le grand luxe, mais rien d’étonnant car les Karens vivent de façon autonome, grâce à leur petit élevage et leurs cultures. Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, ces derniers ne viendront pas à notre rencontre, sauf pour nous proposer, rapidement, un petit peu d’artisanat. En revanche, ils nous confectionneront un dîner, simple mais plutôt goûteux ! Dîner qui sera servi à peine la nuit tombée, après un long apéro (il n’y avait que ça à faire selon certains !) alors forcément à 20h, on avait l’impression qu’il était 22h passées ! Nous nous sommes donc refugiés sous nos moustiquaires assez tôt, avec Maëlys qui, elle, avait la pêche ! Deux heures plus tard, c’est sûr, tout le monde s’était endormi, bercés par les bruits étranges de la jungle… Mardi 13 MAI 2008 « Arrivée à Chang Maï » Nous arrivons à Chang Maï vers 10h30 avec un peu de retard, et le temps de trouver un hôtel, il était déjà midi. Nous avons choisi, pour moins presque rien (6 €), une guesthouse avec piscine. C’est quand même plus agréable et à ce prix là, c’est dommage de s’en priver ! Après le petit passage règlementaire à la piscine, nous sommes partis à la découverte de cette ville, pas aussi animée que Bangkok, mais qui, à nos yeux, nous est vite apparue trop « moderne » avec peu de marques Thaï, si ce n’est les quelques temples et les habitants, bien sûr… Et puis tout est très axé tourisme, vu le nombre de guesthouses, de loueurs de motos et surtout du nombre d’agences organisatrices de tours, visites et treks. 
Nous avons donc mené notre petite enquête en vue de louer une voiture et être ainsi indépendants pour visiter les environs. Cependant, dans l’immédiat, nous avons décidé de faire un trek, en petit groupe pour aller à la rencontre de la de la jungle, des éléphants et des |