du 26 décembre 2007 au 6 janvier 2008

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Nouvelle-Zélande - Le Nord : l'île Fumante
de MAJ, le 11-01-2008

du 26 décembre 2007 au 6 janvier 2008

ATTENTION : CE CARNET EST PRESENTE EN ORDRE CHRONOLOGIQUE INVERSE (les nouvelles les plus fraîches en tête). SI VOUS SOUHAITEZ CONSULTER DANS L'ORDRE DES EVENEMENTS, PARTIR DU BAS.

 
Samedi 5 JANVIER 2008
« Wellington »
 

La matinée est vite passée… entre le tri des photos sur l’ordi (et oui, car au camping, on a l’électricité !) un peu de lessive et le rangement du van (notre petit « chez nous » est si petit qu’on a l’impression de toujours tout chercher, ranger etc..). Un peu avant midi, nous quittons ce petit camping un peu vieillot, mais avec les installations qu’il faut, pour nous diriger vers le sud de l’île, vers Wellington, la capitale. En chemin, nous nous arrêtons à XX sur une plage au sable gris, pour pique-niquer. Maëlys, une fois le ventre plein, a entamé une série de va-et–vient entre les serviettes, les châteaux de sable et le minis-piscines creusées au bord de l’eau. Elle s’éclate, tout simplement ! Pour nous, ce sera baignade (ça vous étonne ?!?) et « bouquinage »… Nous poursuivons ensuite notre route pour arriver à destination où le vent souffle pas mal.

Une fois les renseignements pris pour la traversée en ferry vers l’île du sud (tout est booké, il faut se mettre sur liste d’attente), nous montons au sommet de l’une des collines pour observer la ville. Puis, ravitaillement pour faire le plein de conserves et de boissons… Oh, il est déjà 20h passé, et comme on est en ville, cela nous parait difficile d’ouvrir l’arrière du van pour préparer à dîner en pleine rue. Allez, on va se trouver un p’tit resto. On a beau être samedi soir, on est un peu déçus de voir que c’est assez calme dans les rues du centre. En même temps, avec Choupinette, on ne va pas aller dans les pubs ! On se trouve un p’tit indien, au cadre assez sympa. Il ne nous reste plus qu’à trouver un parking près du port pour être au plus près de l’embarquent car, à 7h, nous devons nous présenter pour espérer embarquer…

 
Vendredi 4 JANVIER 2008
« Randonnée du Tangariro Crossing »

Sur notre parking isolé, mais qui marque le début du sentier de randonnée, nous sommes réveillés de bonne heure par les premiers randonneurs qui dès avant 7 heures du mat arrivent. Parfois ce sont des cars qui débarquent des grappes entières. Il faut dire que la randonnée du Tongariro Crossing est un « must » en NZ. Elle est même réputée au niveau mondial. Le parcours consiste en une traversée de 17 km de long à travers la chaîne de volcans formée par le Tongariro et le splendide Ruapehu (2797 m), tout en forme de cône, très semblable au Mt Fuji au Japon. Le temps s’annonce beau mais avec un peu de vent en altitude. Nous faisons notre paquetage en conséquence avec eau et coupes vent et nous voilà parti tous les 3 pour le début de l’ascension vers 9h30. Nous avons décidé de faire la moitié du chemin, la plus intéressante scéniquement parlant, puis de faire marche arrière pour retrouver notre van. La première heure et demie de marche est assez facile, avec des montées modérées à travers un paysage de coulée volcanique assez saisissant. Ensuite ça se corse et nous montons pendant 1 heure (escaladons) un chemin très escarpé et à peine formée (le chemin principal est en travaux) à travers pierres et roches. Maëlys commence à se faire lourde et l’indice UV est au maximum. Nous arrivons enfin sur un plateau, en fait un grand lac plat et asséché formé dans un ancien cratère. Sensation de marcher sur la lune. Les pierres nues et déchiquetées, à dominante noire, révèlent des zones aux couleurs étonnantes : des rouges, des bruns… Le décor est sublime.

Nous ne sommes pas au bout de nos peines car au bout du lac se dresse une nouvelle pente raide et glissante. Encore ¾ d’heure de montée et nous voici au sommet de la randonnée à 1900 m d’altitude. Devant nous, un large panorama avec les collines alentours et au loin le lac Taupo. Sur un côté du chemin le surprenant Red crater avec sa bouche déchiquetée et ses couleurs très intenses. De l’autre côté, un peu en contrebas, le bleu-vert des Emerald Lakes, perles de couleur dense au milieu de ce décor aride. Nous n’y descendrons pas car le chemin est vraiment impraticable avec Maëlys dans les bras (pente raide sans accroche avec uniquement petits cailloux et pierres qui roulent : chutes assurées). Juste en face le majestueux Mt Ruapehu avec ses quelques plaques de neige au sommet et ses fumerolles. Il est possible d’y monter par un chemin aussi escarpé qu’instable. L’aller retour demande encore 2-3 heures mais ce n’est pas possible avec Maëlys. Ce sera pour la prochaine fois. A la vue s’ajoute de temps en temps les odeurs de souffre, preuve que l’ensemble est encore actif. Magique. On commence la longue descente non sans quelques petites glissades sans conséquence. On déjeune sur le plat du lac asséché puis on reprend la descente qui paraît interminable. Finalement nous arrivons à notre van vers 16h30. On refait le plein d’eau et direction plus au sud.

Nous longeons pendant 2 heures une route bucolique faite de magnifiques collines, de petites forêts accrochées aux sommets, de cascades. Ce soir, nous dormirons à Wanguani, ville sur la côte Ouest d’environ 50.000 habitants et sans aucun charme (contrairement à ce qu’avance Lonely Planet). Petit campground, longue douche pour nous remettre en condition. Puis un petit resto indien en centre ville, un peu d’internet sur un réseau que nous accrochons dans la rue puis retour à la « roulotte ». On installe Maëlys comme d’habitude dans sa tente sur les sièges avant (si si, c’est confortable !) et nous espérons passer une bonne nuit réparatrice. Hélas, réveil dès 1 heure au chant des cris de Maëlys (assez inhabituel) qui mettra longtemps, très longtemps avant de se calmer.

 
 
 
Jeudi 3 JANVIER 2008
« Parcs volcaniques #2 »

Pas mal ce petit camping familial, surtout qu’il permet l’accès illimité aux piscines thermales, juste derrière. Inutile de dire que de bon matin, à peine levés, nous y allons pour un bon bain. Malheureusement pas aussi longtemps que nous aurions souhaité car nous devons lever le camp, pour aller voir la grande zone thermale de Wai-o-Tapu, et surtout l’éruption du geyser qui a lieu, d’après les brochures, à 10h15. Bien sûr, nous ne sommes pas les seuls à arriver vers 10h, pour ne pas rater ce spectacle - haute saison oblige ! A 10h25, toujours rien, un gardien s’avance et glisse quelque chose à l’intérieur. Il nous explique alors, que ce geyser ayant un cycle d’activité variable entre 24 et 48h, doit être « stimulé pour assurer une éruption aux visiteurs… » Et pour le stimuler, il suffit d’y verser quelques paillettes de savon (300 g) pour casser la surface de l’eau. Et effectivement, quelques secondes plus tard, l’eau jaillit à plusieurs mètres de haut (jusqu’à 20m certains jours !). On imagine la pression et la chaleur qui doit régner la dessous ! Après cette belle entrée en matière, nous nous dirigeons vers l’entrée du circuit permettant de découvrir les autres curiosités naturelles, formées suite à des tremblements volcaniques qui ont eu lieu il y a de ça 150 000 ans. Mais pour éviter d’être pris dans un flot  de touristes tous le long du parcours, nous décidons de suivre le parcours en sens inverse, et oui, c’est simple et pourtant, nous sommes les seuls à le faire !! Le long de ses 3km de balade à travers des sentiers, nous découvrirons des piscines d’eau et de boue chaudes (euh, très chaudes, jusqu’à 300° !) ou froides, des cratères et des fumeroles. Le tout avec des couleurs parfois surprenantes, dues à la présence de composants chimiques : bleu, vert jade, orange vif et ce jaune, profond, jaune poussin pour être précis ! D’où les noms évocateurs de  Rainbow Crater, Artist’s Palette, Opal Pool …  Et cette Champagne Pool, avec des mélanges de couleurs et surtout ses petites bulles pétillantes comme du… Champagne, of course ! Tout ça est assez surprenant !

Nous quittons ensuite cette réserve naturelle pour poursuivre notre route. En chemin, nous nous arrêtons au bord du lac de Taupo, le plus grand lac formé dans un cratère au monde, pour pique-niquer, faire un p’tit plouf dans l’eau plus fraîche cette fois et préparer la suite de notre séjour, du moins pour les 2 jours à venir ! Et en fin de journée, nous nous renseignons en détails sur la fameuse randonnée en montagne que nous pensons faire demain, même si elle demande plusieurs heures…. Nous nous installons pour la nuit à l’entrée du sentier, et pour une fois, nous ne resterons pas trop dehors car nous sommes à 1.100 m et la soirée s’annonce fraîche. Allez, tous dans le van, un peu de lecture et au dodo !

 
 
Mercredi 2 JANVIER 2008
« Parcs volcaniques »

Ce matin on quitte notre parking près du poste de police pour aller petit déjeuner dans un endroit plus tranquille : le parc de la ville. Ce parc constitue en lui-même une attraction puisque l’on y trouve des étangs fumants, des marres bouillonnantes et des petits geysers. Ca sent parfois un peu le souffre mais globalement moins qu’on aurait pu le penser. Et nous voilà à prendre notre petit déj les pieds dans un bassin aménagé avec une eau à plus de 40°. Original. Maëlys que nous n’autorisons pas à faire trempette se console avec les toboggans et balançoires du parc. C’est aussi l’occasion de faire une séance de cogitation pour sélectionner les activités que nous allons faire. Comme tout est très commercial, on croule sous les brochures et même le guide Lonely Planet (assez décevant) n’est pas d’un grand secours pour déterminer ce qui vaut le coup. On laisse tomber les parcs d’attraction, les pseudos spectacles traditionnels Maoris, brefs les attrapes touristes habituels pour nous concentrer sur l’attrait de la région : les volcans et la géothermie. Exit aussi l’idée du Spa du centre ville pour privilégier une crique sauvage en fin d’après-midi. Exit, avec regrets, les bains de boue, trop éloignés de notre itinéraire.

Pour l’heure, direction 30 kms au sud pour aller explorer la vallée volcanique de Waimangu. Cette vallée a été formée suite à l’éruption du Mont Tarawera en 1886. Particularité, c’est le seul système hydrothermal au monde où il est possible d’établir la date exacte du début de ces activités. Au long d’une promenade de 4 km, nous admirons cratères remplis d’eau, petits geysers, rivière d’eau chaude, fumerolles, terrasses de silices multicolores, et surtout 2 grandes attractions : le lac Frying Pan, le plus grand lac à activité hydrothermale au monde. Sa température est d’environ 55°, il fume et bouillonne. Autre point d’intérêt : le cratère de l’Enfer, joyau fumant, lac de couleur bleu pâle au sein d’un cratère qui a explosé. Sa température peut atteindre 80° et l’eau y est très acide.

Après cette longue promenade nous quittons le parc et allons à quelques kms de là à la crique de Kerosene creek, petite crique naturelle alimentée par une rivière chaude, déconseillée par l’office de tourisme officiellement à cause des importants vols sur le parking, mais à notre avis plus car c’est une activité gratuite et qu’ils ne touchent rien dessus (ici les offices de tourisme vendent toutes les activités). L’endroit est beau, pas mal de monde se trempe mais peu se baignent. Et pour cause, l’eau y est vraiment très chaude, certainement au-delà de 50°. 1er essai : nous n’arrivons pas plus loin que les fesses. Je (J) persévère et après une deuxième tentative parvient à me baigner complètement, juste le temps pour la photo. Aline renonce. Elle se rattrapera plus tard au campground que nous avons trouvé à quelques km de là. Pour une fois nous ne faisons pas de camping sauvage car ce  nous avons besoin de recharger les batteries et car ce camping fait également parc thermal avec une rivière d’eau à 98° qui alimente plusieurs piscines entre 32° et 40°. Excellent pour se délasser en fin de journée.

 
 
Mardi 1er JANVIER 2008
« Direction le Sud »

Ah, pour ce premier réveil de 2008, nous  avons eu droit à une grasse mat ! Oui neuf heures moins le quart !! Bon, il faut dire que Maëlys s’est couchée après le feu d’artifice, vers minuit et quart…  en tous cas, pour nous, c’est déjà bien appréciable ! Et pour nous permettre de bien démarrer la journée, rien de tel qu’un p’tit dej sur la plage, suivis d’une baignade énergisante… Nous pensons bien à vous, en Europe, qui devez vous préparer pour le réveillon (petit rappel, nous avons 12h d’avance sur vous !) … Et manque de chance, nos appels ne passent pas (seulement un en fait), le réseau est-il saturé ? Tant pis…en attendant,  nous voilà repartis ver le sud. Nous roulons presque 3h, mais les paysages et les petites villes que nous traversons sont agréables à voir, tout semble assez paisible ici, avec ces plaines vertes parsemées de vaches, moutons et chèvres… c’est reposant d’une certaine manière ! 1er arrêt : la longue plage de Raglan très connue des surfeurs avec ses grosses vagues. Par contre comme ça manque d’ombre, nous nous posons sur la pelouse sur la colline qui la surplombe, un endroit idéal pour admirer le tout de haut !

Puis nous repartons, pour rejoindre la plus grande ville du centre, Hamilton. Comme c’est férié est que nous ne sommes pas sur la côte, tout est fermé. Par contre, nous allons faire un tour dans le Botanic Park, notamment au jardin des roses. Maëlys, qui depuis un certain temps veut ramasser toutes les fleurs qu’elle croise, n’a qu’une envie, forcément, de cueillir aussi toutes ces roses aux multiples couleurs !! Pas facile de la retenir. Puis, dernière étape de la journée Rotorua, que nous irons explorer demain, mais que l’on sait déjà, très visitée pour ses sources naturelles d’eau chaudes et ses geysers… Ca sent déjà le souffre, l’odeur liée à ces curiosités naturelles… Pour le moment, nous devons d’abord trouver une solution pour recharger l’ordi. Finalement, au lieu d‘aller au camping pour « se brancher », nous optons pour le p’tit resto, où l’on nous laissera recharger notre matériel, pendant que nous dînons. Ce thaï sans prétention est débordé, ça tombe bien, la batterie fera donc le plein ! Et oui, c’est le système D ! Pour la nuit et notre camping sauvage interdit, nous optons pour un parking juste à côté du poste de Police. Pour ne pas se faire remarquer, autant être très voyant.

 
 
 
Lundi 31 DECEMBRE 2007
« Réveillon à Auckland »

Réveil sur le bord de la plage. Petit-déj. les pieds dans l’eau et bain du matin : la routine. En milieu de matinée on quitte avec regret la « Bay of Islands », direction Auckland pour passer la nuit du réveillon. 1er arrêt en route sur la jolie plage ou nous nous étions baignés 2 jours auparavant. Le sable noir retient toujours la chaleur. En descendant vers Auckland nous décidons de faire un petit détour par la côte ouest. Auckland a la particularité de se trouver au centre de 2 baies, l’une donnant sur l’océan pacifique à l’est, l’autre sur la mer de Tasmanie à l’ouest. La route est toujours aussi bucolique avec ses collines verdoyantes, ses troupeaux de vaches ou de mouton. En milieu d’après midi nous sommes sur la plage. La côte radicalement différente de celle que nous avons quittée ce matin. Pas de baies, criques et îles, mais de longues plages de sable volcanique noir, propices à la pratique du surf. Après la baignade et les jeux de plage pour Maëlys, nous marchons sur la plage jusqu’à son extrémité, fermée par d’imposants rochers et collines. On y grimpe et surprise, de l’autre côté résident, à même les rochers, une important colonie d’oiseaux de mer (appelés ici Garant). Ils sont tous près de nous, justes quelques mètres en contrebas, et en famille avec les dernières portées qui n’ont pas encore de plumes aux ailes.

On reprend la route et on arrive en soirée à Auckland, précisément à Devonport, le quartier chic de la ville avec ses belles maisons victoriennes et edwardiennes, de l’autre côté de la baie. On ne sait pas si on aura le courage de rester jusqu’à minuit pour voir le feu d’artifice. Aussi on choisit un endroit stratégique pour passer la nuit : une rue qui longe les quais. En face de nous, la baie et derrière, le centre ville d’Auckland. On est aux premières loges, il n’y a pas mieux. Au moins si on s’est endormi avant l’heure, il nous suffira de tirer le rideau et de profiter du spectacle. D’ici là on fait une petite ballade sur un volcan qui domine la baie puis nous allons dîner dans un resto thaï dans la rue principale. Rien de spécial pour le réveillon (ni nulle part d’ailleurs). Comme au Canada, ici on peut amener sa propre bouteille. Je déguste donc une bouteille de mousseux local. A côté de nous 2 couples (la cinquantaine) de néo-zélandais s’extasient sur Maëlys. On engage la conversation. On parle de tout, de voyages et d’autres sujets de circonstance. A plusieurs reprises toutefois ils reviennent à Maëlys : pour eux, c’est sûr, elle a le regard et le comportement d’une enfant « élue » ( ???). Elle sera selon eux à l’avant-garde pour sauver la planète et c’est très rare ; il y a très peu d’enfants qui ont ces capacités etc etc… A part ça, ils ont l’air normaux. Le service est lent si bien que nous sortons de table à 11h30.

Finalement on sera bien éveillés pour assister au feu d’artifice. Notre rue et son esplanade de gazon s’est remplie de monde. Tout le quartier semble s’être donné RDV devant notre van. Qu’importe, à minuit, le feu d’artifice est donné depuis la sky tower du centre ville. Etrangement, aucune clameur dans la foule, aucun bruit, pas de klaxon. Au bout de 10 minutes le feu d’artifice (très médiocre) se termine sans même un bouquet final. Bizarre quand même. Et tout le monde de s’en retourner chez soi, sauf que, le trafic paralyse notre rue et il faudra bien ¾ d’heure pour que les dernières voitures puissent s’échapper. Pour nous c’est l’heure d’aller nous coucher. Nous sommes en 2008 avec 12 heures d’avance sur la France. Allez dépêchez vous un peu…

 
Dimanche 30 DECEMBRE 2007
« Bay of Islands »

Après cette bonne nuit, garés dans les hauteurs avec une belle vue sur la plage, nous descendons pour un petit bain énergisant avant d’aller vers le ponton d’embarquement : aujourd’hui, nous partons faire une petite croisière  en bateau pour aller découvrir la fameuse Bay of Islands. Nous avons de la chance car le ciel est bien dégagé. Pendant les 2 premières heures, nous naviguons au cœur d’une magnifique baie, aux paysages verdoyants. Tout autour de nous, se dressent des iles, qui ont plusieurs atouts : des plages de sable, directement bordées de verdure, avec des collines clairsemées de buissons et arbres fleuris. Certaines appartiennent à des particuliers, des privilégiés qui, en plus de leur situation exceptionnelle, ont l’avantage d’être livrés quotidiennement par ce bateau de croisière, pour toutes leurs courses, presses et autre courrier, pas mal, non ?

Puis nous faisons une halte sur l’une des îles : le temps d’aller pique-niquer, monter sur la colline mais aussi pour aller admirer les fonds marins, à bord d’un petit bateau au fond de verre. Les poissons, attirés par la nourriture qui leur est volontairement donnée, viennent défiler sous nos yeux, à deux doigts de nous, Maëlys ne sait où donner de la tête ! Tiens, à propos, à bord, elle a déjà fait chavirer un cœur : un petit garçon de 4 ans qui, tout intimidé, a demandé à sa maman de prendre Maëlys en photo, seule, puis tous les 2 !! Après cette escale, nous remontons à bord pour poursuivre notre balade en allant vers « the Hole in the Rock », un imposant ilot dont la roche a été creusée pour former une épaisse arche, nous passerons même au dessous deux fois… Juste le temps pour quelques chanceux, de recevoir une goutte d’eau qui, selon la légende, apporterait la jeunesse éternelle… Jérôme fait partie de ces élus !! A suivre ! Nous retournerons au port en fin d’après midi, ravis de cette croisière et surtout enchantés par ces paysages… La fin de journée se passera en douceur, avec un p’tit repas cuisiné dans le van, au bord de la plage, où nous resterons pour la nuit…  

 
 
Samedi 29 DECEMBRE 2007
« Arrivée à Bay of Islands »

Nuit sans encombre pour notre camping sauvage et en plus nous avons l’avantage d’être en première ligne sur la grande plage et sans vis-à-vis. Le soleil brille, un bain s’impose donc. La plage est magnifique avec ses dunes, ses îles sauvages au loin, mais l’eau reste quand même très fraiche (18 – 19°).  Cela fait du bien quand même. Reprise de la route avec un stop à la prochaine ville pour un peu d’internet café puis encore un peu de route avant de déjeuner. Les paysages sont magnifiques. La route fait des lacets au milieu de vertes collines. La luminosité est intense, le vert quasi irréelle. On se croirait par moment en moyenne montagne, dans le jura ou les prés-Pyrénées par exemple. Sauf que quelques centaines de mètres plus bas ce n’est pas la vallée que l’on trouve mais la mer, les plages de sables, les rochers et les estuaires innombrables. Finalement on se croirait un peu en Bretagne (et en Normandie pour la couleur) mais en mieux (si, c’est possible !). On s’arrête pour déjeuner sur une crique. Tout est calme, rien n’est bétonné, à peine quelques villas en bord de plage. On bouge d’1 km, encore une autre crique et ses jolies petites villas en bord de plage. Le sable est plutôt noir ce qui le rend chaud alors que le temps s’est un peu couvert. Le soleil revient doucement. On lézarde sur la plage, on se baigne. On est un peu plus au nord, la température de l’eau s’améliore (on approche les 20°). Autour de nous la plage de sable se termine aux extrémités par des rochers et falaises. Ailleurs les collines si vertes arrivent directement dans l’eau et, bien sûr, les inévitables moutons avec.

En fin d’après midi on refait un peu de route et on arrive à la très réputée Bay of Islands (une centaine d’îles au sein d’une immense baie) et la petite station de Russell. Même en pleine haute saison, Russell, 1ère capitale de Nle-Zélande, a gardé un charme de petite station avec sa petite jetée, sa promenade fleurie et ombragée de bord de mer et ses petites maisons en bois. Le temps semble s’être arrêté. On s’éloigne un peu du centre à la recherche d’un endroit tranquille pour dormir et nous voilà face une nouvelle crique. La vue sur la baie est sublime avec ses nombreuse îles et rochers. On s’installe sur les tables en bord de mer pour un dîner avec vue sur mer et coucher de soleil.

 
 
Vendredi 28 DECEMBRE 2007
« Remontée vers le Nord »
Dur dur le réveil  ce matin : est-ce le jet-lag ? une accumulation de petites nuits et/ou la longue journée de marche d’hier ? Par contre, nous ne pouvons pas traîner car nous avons rendez-vous dans le hall 9h, avec toutes nos affaires prêtes avec pour aller récupérer notre van. On s’est donc pressés… Un peu pour rien car la personne qui devait venir nous chercher est arrivée avec 1h30 de retard ! Effet vacances oblige apparemment. Bon, c’est vrai que nous ne sommes pas forcément très pressés ! Par contre, impatients de voir notre futur « chez nous » pour le mois ! En fait, comparé aux précédents motor-homes que nous avons loué, celui-ci parait un peut minus : il s’agit en fait d’une sorte de petit combi aménagé ; les sièges se rabattent pour faire un lit, et au niveau du coffre, il y a quelques étagères, une glacière et un réchaud… bref le minimum… mais ça devrait le faire ! On va s’y habituer ! Les formalités, explications, conseils pour la route etc, prennent pas mal de temps. Si on ajoute à cela les courses de ravitaillement, il est déjà  14h ! Allez, cette fois on y va ! Il y a pas mal de monde sur les route, c’est vrai que là, se cumulent les grandes vacances, la veille de we et la semaine des fêtes… Par contre les paysages sont plaisants, des collines verdoyantes et bucoliques, alternant avec des plages bordées de rochers, ou encore des forêts bien denses où se mêlent feuillus, palmiers, et même des hortensias ! Moi qui assimile assez facilement ces fleurs avec la Bretagne, on en est loin ! Et pourtant, justement c’est à la Bretagne que nous pensons lorsque nous crapahutons sur les rochers, pour apercevoir les gros poissons bleus vifs, visibles à l’œil nu, surtout que l’ambiance semble très bon-enfant sur ces côtes. Ah, et puis un autre point commun avec la Bretagne : la température de l’eau : elle doit être à 17*18, soit 10° de moins que sur la côte australienne… Je me suis quand même baignée, mais pas longtemps !
En fin de journée, nous nous mettons en quête d’un endroit pour dormir, car nous avons décidé de faire l’impasse sur les campings un soir sur 2/3. Alors pour notre 1ère soirée en camping sauvage, nous nous installons sur une aire de  parking au bord d’une plage. Et avant de nous préparer pour la nuit (oui car il faut chambouler notre rangement pour « préparer » notre coin dodo !), je prépare un petit dîner et nous nous attablons tous les 3. Arrive alors un jeune, avec 3 bières à la main. Il semble bourré mais reste plutôt sympa et même poli. Il vient juste faire un brin de causette… c’est marrant il nous raconte un peu se vie et Jérôme s’est même fait offrir une bière ! Maëlys, elle, est toute contente de retrouver le sable comme terrain de jeu, même si la nuit est en train de tomber ! Allez, maintenant il est temps de rentrer dans notre petit nid … A demain !
 
 
Jeudi 27 DECEMBRE 2007
« Auckland de long en large »

Journée consacrée à la visite d’Auckland. On traîne un peu le matin puis départ pour une très longue journée de marche. On repasse par le centre qu’on avait entre-aperçu la veille puis on s’éloigne un peu vers le quartier de Paren. D’après les brochures l’intérêt réside dans ses galeries, ses maisons victoriennes et restos chics. On a été habitué à être déçus par les guides, principalement « Lonely Planet », théoriquement la « Bible » du voyageur, mais qui en réalité exagère beaucoup l’intérêt des choses. Pourtant cette fois, rien à redire. Certes il n’y a qu’une seule rue mais elle est assez longue et on y trouve effectivement des galeries et surtout des restos aux terrasses et arrières cours vraiment très sympa. Direction ensuite le grand et l’étonnant musée qui s’y trouve. Etonnant, car on y trouve, au fil des salles une multitude d’expositions et de thèmes différents. En fait on a l’impression de visiter plusieurs musées à la suite. En tout cas on y trouve de très belles présentations  des arts Maoris et du pacifique, une superbe exposition sur les guerres auxquelles ont participé les Kiwis ( 1ère et 2ème guerre mondiale, guerre des Boers…), une autre sur les volcans (Auckland est construite sur un champs de volcans qui,  un jour ou l’autre vont se réveiller).

A propos de volcans, nous quittons le musée pour une nouvelle longue ballade jusqu’au sommet du plus haut de la ville, celui du mont Perben. De la haut, un superbe panorama de la ville et des autres volcans (48 au total pour la ville d’Auckland) dont certains présentent encore de magnifiques cônes. Petit resto indien pour clôturer cette longue marche.

   
Mercredi 26 DECEMBRE 2007
« Bye Aussies, hello Kiwis »
 

Réveil aux aurores ce matin, pour finir d’empaqueter tout notre petit bordel, avant de filer vers l’aéroport. Et oui, nous quittons l’Australie, pour la Nouvelle Zélande. Nous avons pris pas mal d’avance cette fois… mais c’était peine perdue car en arrivant, nous apprenons que notre vol est retardé d’une heure.. Bon tant pis, on va déambuler à travers les boutiques, au plus grand plaisir de Maëlys qui repère maintenant les peluches de très loin et veut leur faire à toutes des câlins !! Ah, en même temps, on a pu m’acheter mon cadeau de noël : un maillot sympa (on n’a toujours pas trouvé LE modèle qui plaise à Jérôme !). Le vol s’est plutôt bien passé même si avec Maëlys sur les genoux, ce n’était pas l’idéal ! Une fois arrivés à Auckland, passés la douane et les services sanitaires (tout est strictement contrôlé !) nous découvrons avec plaisir le point infos tourisme juste dans le hall où l’on peut trouver toutes les précisions sur les hébergements et réserver directement sans supplément. Bien appréciable et rapide ! Cette fois nous avons opté pour un hôtel très modeste mais très central pour un prix rivalisant avec les Backpackers. Bon c’est vrai que la chambre est petite, mais il y a tout se qu’il faut et c’est propre ! Par contre, avec le décalage horaire, on se sent un peu décalés (c’est le cas de le dire) : il est 18h et on se rend compte que l’on n’a pas déjeuné !

Nous partons nous balader dans le centre où, en plus du vent frais, tout est malheureusement fermé : ce qui est normal pour un 26 décembre ici, dommage... Par contre, comparé à l’Australie, il y a plus de déco de noël, alors on se sent plus proches de vous !  Et puis on trouve vite un endroit pour se réchauffer : un buffet grill coréen (rien à voir avec le foie gras ou la bûche !). C’est original et il y a du choix ! De quoi prendre des forces avant d’attaquer la visite de la ville demain !

 

 



 


 

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