ATTENTION : CE CARNET EST PRESENTE EN ORDRE CHRONOLOGIQUE INVERSE (les nouvelles les plus fraîches en tête). SI VOUS SOUHAITEZ CONSULTER DANS L'ORDRE DES EVENEMENTS, PARTIR DU BAS. Dimanche 9 DECEMBRE 2007 « Le sud de Grande Terre »  Maëlys se réveille avec plein de piqures sur le visage. La nuit prochaine, c’est sûr on la fera dormir dans sa tente et non dans le lit bébé fournit par l’hôtel. Tôt se matin Jean-Jacques et Marie passent nous chercher pour faire une grande ballade dans le sud de Grande Terre. Dès que l’on a quitté Nouméa, tout devient plus sauvage, il n’y a plus de villages, une simple route qui, par moments, se transforme en piste, et des paysages sublimes mêlant le rouge de la terre au vert parfois presque fluo de la végétation. Il fait grand soleil et les contrastent éclatent. Nous sommes au cœur du plus grand bassin de nickel du monde. Halte à Prony, ancien bagne, sur la côte aujourd’hui réaménagé en petit lieu de villégiature.
Bel endroit, très rafraichissant avec sa rivière et sa dense forêt au bord de l’eau. On reprend la route sur les pistes rouges et l’on fait la pause pique-nique dans un petit coin tranquille, sous les feuillages, au bord d’une rivière. Baignade obligatoire avant de déguster le pique-nique préparé par marie et le vin de Jean-Jacques. Poursuite de la route. Nouvel arrêt au bord d’une rivière et de ses cascades. Retour en fin milieu d’après-midi sur Nouméa, où nous reprenons un petit bain (d’eau de mer cette fois) avnt d’aller dîner en terrasse d’un restaurant. Samedi 8 DECEMBRE 2007 « Au sommet de l'Ile des Pins »
Dernière petite journée sur l’île des Pins, l’occasion de l’admirer sous un autre angle. Parés de nos casquettes, lunettes de soleil et crème, nous partons pour l’ascension du Mont N’ga, le point le plus élevé de l’île. Il n’est pas très haut (262 m), mais le sentier qui y mène est bien pentu, rocailleux et surtout, aujourd'hui, le soleil tape bien et Maëlys commence à se faire lourde. Mais la montée en valait la chandelle car la vue y est grandiose : surtout avec les dégradés de bleus et turquoise de l’eau qui entoure les baies… Nous irons ensuite profiter une dernière fois de ces belles plages au sable fin avant d’embarquer sur le Betico, le bateau qui nous ramènera à Nouméa. Jean-Jacques est gentiment venu nous chercher à l’arrivée, pour nous accompagner à notre hôtel. Il n’est même pas 20h lorsque nous arrivons devant ce motel où Jérôme avait pris soin de réserver une chambre plusieurs jours avant. Et bien la réception était tout simplement fermée et aucun numéro disponible pour joindre le responsable. Bon, tant pis, nous allons en chercher un autre…. Mais ce n’est pas auprès d’un hôtel que nous nous sommes adressés mais bien 6-7 avant de trouver une chambre dispo, tout était complet - le week-end ? L’approche des fêtes ? Quoi qu’il en soit, ça nous a bien surpris !!! Bon, on a quand même eu doublement de la chance car cet hôtel offre un bon rapport qualité prix ! On devrait y passer une bonne nuit ! Vendredi 7 DECEMBRE 2007 « Ile des Pins » Journée repos et farniente. Plage le matin. Baignade, lecture, jeux avec Maëlys. L’après-midi j’abandonne les filles pour aller explorer l’île en vélo. Direction l’extrême nord vers Gadji et ses différentes baies. Les couleurs sont magiques mais difficile de s’y baigner car les bords sont vaseux. Au retour, arrêt sur les vestiges du bagne qui resta ouvert jusqu’au début du XX°siècle. En fin d’après-midi je retrouve les filles sur la plage pour un dernier bain. Jeudi 6 DECEMBRE 2007 « Ballade en pirogue et bain dans la piscine naturelle » Petite frayeur au petit matin, car à 6h, le ciel était bien couvert. Et ce n’est pas le jour car sans soleil, le programme de la journée nécessite un bel éclairage… du moins pour l’apprécier à sa juste valeur. Mais par chance, le ciel s’est dégagé laissant passer de belles éclaircies. Nous partons vers la plage où une pirogue assez rustique, nous embarque (une petite dizaine) pour aller vers la baie d’Oro. Pendant ces 2h de navigation toute en douceur, nous traverserons un paysage superbe, une sorte de chenal avec de beaux rochers jaillissants de l’eau (dont un, assez connu qui semble être un visage sculpté), une mer translucide, et même certains gros poissons comme les raies Manta. Oh là là, un vrai cliché de carte postale… 
Nous accostons et empruntons alors un sentier dans la forêt pour 3/4h de marche avant d’arriver à la fameuse « piscine ». Il s’agit d’une sorte de piscine naturelle, un grand espace que la mer vient remplir au gré des marées et qui abrite des « patates de corail », et comme l’eau est claire, on peut admirer les poissons même à l’œil nu ! Vous imaginez donc la suite : baignade, snorkling, rebaignade et ballade… bien sympa tout ça, même pour Maëlys qui essayait d’attraper les poissons ! Fin de journée au bord de la petite piscine du gite, avant une balade au coucher du soleil… Dur, tout ça, non ? Mercredi 5 DECEMBRE 2007 « Arrivée à l'Ile des Pins, l'île du paradis » Ce matin, départ de bonne heure pour nous rendre su l’Ile des Pins. On a failli d’ailleurs ne pas partir, bloqués dès 6h15 à l’entrée de Nouméa sans doute par un accident. On tente quand même (surtout que si l’on ratait ce bateau, adieu le séjour sur l’ile car le prochain départ ne serait que le samedi suivant, jour de notre retour !) et forcément on arrive en retard à l’embarquement du ferry. La passerelle est déjà enlevée mais on a eu de la chance car on nous laisse finalement monter. Après 2h30 de navigation et environ 100 kms, nous débarquons enfin sur cette petite île de 15 kms sur 20. Dans la brochure on peut lire : « certains disent que c’est la plus belle île du monde ». Bien sûr ce type de phrase est vide de sens et n’apporte rien, cela dit il faut bien reconnaître que sa beauté est réelle, fascinante même. 
On y trouve les plus belles plages de Nouvelle-Calédonie. Le sable est blanc et fin comme de la poudre. En résulte une eau translucide avec des reflets émeraude typiquement « carte postale ». Le tout lové dans des criques entourées de cocotiers et de pins colonnaires. Après avoir posé nos affaires dans notre gîte hôtel nous filons vers la baie de Kanuméra. C’est beau ! C’est beau ! C’est beau !!! On se baigne et rebaigne dans les eaux cristallines. Masque indispensable pour aller admirer les poissons et le corail. Maëlys prend un grand bain (26°) surtout qu’aujourd’hui, le soleil est enfin de la partie. Paradisiaque. Plus tard, autour du coucher du soleil, nous effectuons une grande ballade sur le pourtour d’une presqu’île, lagon d’un côté, magnifique végétation de l’autre. A ce rythme, vivement demain… Mardi 4 DECEMBRE 2007 « En rentrant sur Nouméa » Ah quel réveil ! Alors que Maëlys s’était rendormie après s’être réveillée à 5h, même pas 3/4h après, une grosse pluie s’est mise à tomber, pas la petite averse, la vraie de vraie, bien dense… et pendant environ 1h… et nous sous la tente qui, doucement prenait l’eau… sympa non !? Enfin, on l’a pris avec légèreté, et même un beau fou rire lorsque l’on s’est aperçu que la tente n’était pas si imperméable ! Alors vers 6h30, Jérôme d’abord et moi ensuite, nous sommes allés nous baigner… mouillés pour mouillés, autant en profiter ! Heureusement, à 7h ça s’est calmé, et nous avons pu sortir la natte et nous sécher dehors espérant qu’un vrai ciel bleu allait s’installer… malheureusement non, seulement de timides éclaircies… Une fois tout séché et remballés, nous avons poursuivi notre route vers Nouméa, en traversant les petits hameaux alentours. Arrivés à la capitale, nous avons retrouvé Laurence et sa coloc Lydie avec qui nous avons pris un p’tit apéro dans le jardin (bon, je vous passe les détails du rangement, tri des affaires, nettoyage de la voiture etc…). S’en est suivi une soirée bien sympa, sur la terrasse d’un resto bien agréable sur la plage dans l’une des baies de Nouméa. Au menu, poisson évidement ! Lundi 3 DECEMBRE 2007 « Les mines de nickel de la côte est » En écrivant ces lignes, nous séchons à peine de notre baignade après dîner. Et oui, il fait encore 24°, l’eau est à 26° et nous sommes en camping, sous les cocotiers, à 5 mètres de la plage. Encore une soirée difficile… C’est qu’il faut bien se reposer d’une longue journée de route. Nous avons quitté Koné et Cécilia et Rudy après le petit-déj. On retraverse le Caillou d’ouest en est via une superbe route traversière. Il nous suffit de passer un col, d’où l’on aperçoit encore la côte ouest et la barrière de corail, pour nous retrouver avec un climat et une végétation différents. Au climat plus sec de l’ouest, succède la végétation tropicale de l’est. Ce matin le contraste est encore plus saisissant car pour une fois le soleil est avec nous. Arrivés sur la côte est nous descendons vers le sud et traversons à plusieurs de vastes mines à ciel ouvert de nickel. Tout devient couleur terra cota : la terre, les routes ou pistes, l’eau des rivières et même le bord de mer. Les mines sont plus ou moins abandonnées mais les montagnes conservent les cicatrices des années d’exploitation comme en témoignent leurs crêtes et leurs flancs rabotés en étages. On emprunte la fameuse « route à horaire » ; chemin de terre de 15 kms qui passe un col et dont l’étroitesse ne permet pas le croisement. C’et donc un système de circulation alternée (heure paires dans un sens, heures impaires dans l’autre) qui est en vigueur. Nous traversons les tribus de Canala et Thio, bastions indépendantistes réputés peu aimables avec les « blancs » mais bien sûr ne sentons aucune agressivité. C’est donc en toute confiance que nous nous installons au camping sur la plage près de Thio. Dimanche 2 DECEMBRE 2007 « Etape à Koné »  Décidément, on n’a pas de chance côté temps, car aujourd’hui encore, il fait bien gris et nous aurons même, à plusieurs reprises de la pluie… Dommage car jusqu’à maintenant, nous n’avons pas pu voir les paysages avec les belles couleurs comme sur les cartes postales… nous avons passé la matinée au gîte de Poingam puis avons pris la route, tranquillement, pour redescendre sur la côte est. En route nous avons traversé d’autres hameaux, pas forcément aussi « remplis de charme » que l’on pensait, en lisant les commentaires du guide, mais il est vrai que l’on ressent une certaine tranquillité, une nonchalance. Nous avons tenté de nous approcher de la fameuse mine de Tiebagui, aujourd’hui fermée, mais l’accès nécessite une autorisation, et comme on est dimanche… Puis nous nous sommes engagés sur la route bien caillouteuse d’une colline à Voh, pour pouvoir entrevoir le fameux Cœur de Voh, formé de façon naturelle dans ma mangrove (là, comme ça, ça ne vous dit rien.. et pourtant, je suis sûr que nous l’avez déjà vu, vous savez, sur la couverture du livre « Terre vue du ciel » de Yann-Arthur Bertrand ?!). Bon, par contre, comme nous n’étions pas en 4x4, on n’a pas pu monter jusqu’en haut, ce qui nos a donc limités pour apercevoir ce beau cœur… En fin de journée, en arrivant à Koné, une petite ville (et pas seulement un petit hameau), nous avons réussi à nous connecter rapidement sur le réseau d’un des rares hôtels de la région (en restant sur le parking, tout en laissant Maëlys jouer sur l’herbe !). On récupère les emails, on jette un rapide coup d’œil aux titres des journaux, et on repart car ce soir, nous sommes attendus chez Cécilia et Rudy, un jeune couple installés ici depuis 6 mois, que nous avons rencontrés hier à la table d’hôtes. Très gentiment, ils nous ont proposé de nous héberger pour la nuit. On a fait plus ample connaissance au cours de l’apéro avant de poursuivre autour d’un p’tit dîner et même plus avec les p’tits rhums arrangés fait maison ! Inutile de dire que Jérôme s’est vite endormi après tout ça !! Samedi 1er DECEMBRE 2007 « L'extrème nord à Poingam »  Un semblant d’activité ce matin au camping. Les propriétaires s’affairent dès 7h00 pour le nettoyer car aujourd’hui ils organisent une grande journée Bingo et pétanque. On nous fait d’ailleurs bien comprendre que ce serait bien qu’on se pousse car on gène pour le parking et les terrains de pétanque. Si on pouvait même avoir déguerpi pour 9h00, heure du début de la fête ce serait encore mieux. On est quand même intéressé de voir à quoi ressemble ce genre de journée mais après avoir attendu jusqu’à 9h30 sans voir personne arriver, on lève le camp. Direction la pointe extrême nord de Grande Terre à Poingam. La route est sauvage avec en toile de fonds les couleurs rouges des nombreuse mines abandonnées (nickel, mais aussi chrome, or…). Quasiment plus de villages ou tribu. On fait un petit crochet par le village de Poum dont le Guide Bleu vante « le charme fou ». Encore une fois de l’emphase pour décrire un trou sans intérêt avec une petite église, 3 cases, une poste et une gendarmerie. A proximité on s’arrête au gite camping de Poingam. L’accueil est beaucoup plus agréable. C’est le premier lieu où on a l’impression qu’un effort est fait. D’ailleurs c’est jusqu’à présent le seul endroit où l’on croise un peu de monde. Le site est bien aménagé (pour les standards calédoniens). Situé en bord de plage, il y a même une piscine d’eau de mer. On y plante la tente (pas dans la piscine…). L’après midi est consacré au repos, aux ballades sur la plage et, à marée basse, en direction de la barrière de corail toute proche. Le soir on déroge à nos habitudes (forcées faute de mieux !) et on se joint aux autres clients pour partager la table d’hôtes du gite où tout le monde est assis autour de la même grande table. Un bon moment de détente après une journée paisible. Vendredi 30 NOVEMBRE 2007 « Ballade en montagne et route de mer » Nous avons commencé la journée par une ballade dans les terres de la tribu Bas Coulna, où nous avons passé la nuit. Nous avons suivi le sentier au cœur de la végétation bien dense, avec des buissons de fleurs, des palmiers, fougères et autres bananiers à deux pas de la rivière. Puis le sentier s’est rétréci, ou du moins, est devenu assez flou, submergé par les buissons et les ronces. Qu’à cela ne tienne, nous poursuivons notre chemin, conscients que nous n’avions pas la meilleure tenue pour ça ! Bermuda et jupe !! On s’en est bien rendu compte après en voyant (et en sentant !!) nos jambes, toutes égratignées !!! En plus de cela, après 2 bonnes heures de marches, nous avons pris un autre chemin, qui n’avait rien d’un raccourci, au contraire ! Mais c’était bien sympa quand même, surtout que nous pensions alors à la baignade dans la rivière qui nous attendait, une fois arrivée…. Baignade ??!?? Non finalement, c’est une saucée bien franche qui nous a accompagnée le dernier quart d’heure. Nous n’avons pas eu froid, c’était même assez agréable au début, mais nous sommes arrivées bien trempés ! 
Puis, nous avons quitté la vallée pour rejoindre la côte, que nous avons longée en nous arrêtant ça et là, notamment au pied d’une des nombreuses cascades. Celle de Toa propose un sentier pour y accéder (pour emprunter la route qui y mène, on doit laisser un peu d’argent dans la boite métallique posée dans la petite cabane !). Nous voilà repartis pour une balade au cœur de la végétation, cette fois en grimpant sur les rochers. Malheureusement nous avons dû rebrousser chemin car le niveau de l’eau était trop important et bloquait le passage d’une rive à l’autre… Dommage, c’était bien sympa ! Nous poursuivons la route et en fin de journée, nous arrivons au Col d’Amos, où il y a un camping. Nous serons les seuls pour la nuit, mais cette fois, nous sommes arrivés un peu plus tôt, le temps de s’installer, et pour Jérôme, de faire un grand feu… un cadre agréable pour notre festin du soir : thon en boite, saucisson, fromage, et pêche au sirop !!! Jeudi 29 NOVEMBRE 2007 « Nuit en tribu » 
Réveil bien matinal encore une fois, suivi d’un premier bain. Le temps est variable avec quelques éclaircies. On part en direction du village en passant le long de la plage à travers quelques tribus. Le cadre est enchanteur avec ses palmiers, manguiers, bananiers, cocotiers… le tout avec en fonds de toile les roches noires et déchiquetés appelées les ?. Arrivée au centre du village caractérisé par un calme absolu (une poste, 3 baraquements, une gendarmerie, la mairie, l’office du tourisme et un marché qui n’est pas ouvert ce jour là. Le site est superbe avec la fameuse Poule couveuse, un rocher à la dite forme près de la côte, mais alors c’est un trou. Alors que nous disposons d’une superbe plaquette et que l’office du tourisme fait sérieux, le reste laisse carrément à désirer en matière d’organisation touristique. Tout est fermé (base nautique), plage abandonnée ou s’amoncellent les noix de coco et autres détritus… Côté positif : rien n’est « commercial » et on a l’impression que le tourisme n’est pas encore parvenu ici. Côté négatif : une certaine nonchalance et un laisser aller qui irritent un peu quand on veut profiter des lieux. En milieu d’après-midi nous quittons la côte et ses routes asphaltées et nous nous enfonçons via la piste dans les vallées et la montagne Après une heure nous arrivons à la tribu de Bas-Coulna. La tribu consiste en un petit village encaissé dans une vallée, sans route asphaltée ni électricité (hormis quelques panneaux solaires). Les habitations sont sommaires, en général en tôles ou en bois, avec encore un peu partout la traditionnelle case ronde. 
Seule signe de modernité : une habitation a la parabole et Canalsat. Nous ne venons pas au hasard, nous avons réservé chez Mme Ida afin de passer une nuit en tribu kanak. On est bien sûr installé dans la case où l’on dort sur les matelas et nattes à même le sol. Au centre, un emplacement est réservé pour faire le feu, non pas pour le froid (il ne fait jamais froid) mais pour l’humidité. Tandis que Mme Ida prépare le dîner nous descendons à la rivière et Jérôme se baigne avec les enfants. Ils sont tout excités, surtout lorsque l’on sort l’appareil photo et lorsqu’on leur montrera le résultat sur l’ordinateur. A 19h00, le repas est servi. Mme Ida nous convie dans sa cuisine-salle à manger au confort et à l’aménagement rustique. Au menu le traditionnel Bougna au poulet (poulet, patate douce… cuits à l’étouffé dans une feuille de bananier. Mme Ida, son mari Abel et leur fille Lorenza s’assoient sur le côté et nous regardent manger. C’est un peu bizarre au début car ils nous regardent en silence (est-on si bizarres ?). Cela montre néanmoins qu’ils restent là, disponibles pour discuter. Or, on a beau poser des questions sur la tribu, les coutumes…, relancer, on n’obtient le plus souvent que des réponses courtes. Ils sont gentils mais sans plus et il y a donc pas mal de blancs. Dommage. On s’en retourne un peu frustrés dans la case où l’on passera néanmoins une bonne nuit. Mercredi 28 NOVEMBRE 2007 « La traversière et la côte Est »  A vrai dire, cette nuit sous la tente n’a pas été vraiment bonne (le fin matelas qui nous a un peu cassé le dos et la chute de la température vers 4h du mat y sont un peu pour quelque chose… ah, on n’a plus 20 ans ;-)). De toute façon, le jour se levant très tôt, vers 5h30, on se plie très vite aux habitudes locales et à 7h30, nous étions déjà levés ! Le ciel est un peu dégagé par rapport aux jours précédents, alors nous filons sur la plage (le camping est au bord le l’eau) pour nous baigner dans le lagon, et bouquiner pendant que Maëlys s’amuse (elle est bien sûr très attirée par l’eau et y va toute seule). 
En fin de matinée, nous levons le camp (dans tous les sens du terme !) et, à défaut de pouvoir faire du Kite (Jérôme est impatient de s’y remettre !) nous prenons la route pour rejoindre Hienghen, sur l’autre rive, côte Est en prenant notre temps. Au milieu des terres la végétation est plus sympa et surtout plus verdoyante avec différents types de palmiers, bananiers, cocotiers, mais aussi des fougères géantes et toutes sortes de fleurs. Bien sûr tout ça est bien sauvage et les habitations rustiques : en dehors des petits villages, nous trouvons beaucoup de cases en bois et palmes. Nous n’avons croisé que quelques rares voitures, par contre, toutes les personnes, enfants et adultes, que nous avons rencontrés nous ont salués avec ferveur ! On semble être les bienvenus quelque soit le territoire traversés (ah oui, ici, les terres appartiennent toujours à différents clans, tribus qui ont chacun leur propre dialecte). A la tombée de la nuit, nous nous installons dans un camping au bord de l’eau, un peu dans le fin fond de nulle part, où il n’y a qu’un petit club de plongée, seulement 2 tentes et où les proprios sont absents pour le moment. Comme il y a des prises électriques à disposition, nous branchons l’ordi et par habitude, Jérôme fait une recherche de réseau,… et bien oui, là, aussi surprenant que cela puisse paraître, il y a un réseau wifi non protégé !! Cool on va pouvoir mettre à jour le site et communiquer !!! Casse croûte autour de la glacière et hop à 21h30 on est couché avec un peu de lecture avant de retrouver les bras de Morphée ! Mardi 27 NOVEMBRE 2007 « Départ pour le tour de Grande Terre » Ce matin est consacré à la préparation des bagages et équipements pour la semaine en itinérant que nous allons passer sur Grande Terre. Avec la voiture de location nous comptons faire le tour du Caillou en 8 jours. On laisse une partie des bagages chez Laurence et on passe chez Jean-Jacques récupérer du matériel de camping (tente, duvets, glacière). En effet les tarifs sur l’île sont hallucinants et seul le camping et les gîtes sont à des prix normaux. Ainsi nous avons passé une partie de la matinée à réserver notre fin de séjour sur l’île des Pins. Nous avons trouvé le seul petit hôtel à des tarifs descends. Pour le reste la moindre chambre quelconque est à minimum 180 €. Du grand n’importe quoi qui sent bon les magouilles et arrangements locaux. Nous avons également réservé les billets pour le bateau qui doit nous amener sur l’île. Là encore gros coup de bâton.  En début d’après midi, visite du centre culturel Jean-Marie Tjibaou et son intéressante architecture. Pas mal au niveau des collections mais on ne retrouve pas d’explications suffisamment simples et concrètes sur la culture et les coutumes Kanak. En milieu d’après midi nous prenons enfin la route et nous arrêtons 150 kms plus au nord sur la plage de Toé près du village de Bouraille. On installe notre tente pour la nuit, on dîne dehors et on s’endort avec le bruit des vagues sur la barrière de corail toute proche ainsi que les cris de Maëlys qui apparemment apprécie moyennement Lundi 26 NOVEMBRE 2007 « Nouméa » Bon, à vrai dire, cette première journée complète à Nouméa n’aura pas été sous le signe du beau temps : c’est plutôt de la grisaille et des petites pluies qui nous ont accompagnés. Cela dit, nous avions pas mal de chose à faire aujourd’hui avant de réellement découvrir l’île : préparation de l’itinéraire, recherche d’une voiture de loc (jusqu’à maintenant Jérôme avait fait des résa via internet avant de partir), recherche d’hébergements etc… On s’est vite aperçus que les hôtels et même les gîtes sont ici très chers (comme un peu tout sur l’île finalement !) alors on s’est dit que l’option camping pourrait être plus appropriée, au moins pour une majorité des nuits… on a donc fait en sorte de rassembler l’équipement nécessaire. Une chose est sûre, l’aide de Laurence (Lolo pour les intimes) et de Jean-Jacques et Marie-Paule nous a été précieuse !! Dans l’après midi, après avoir récupéré une voiture de loc bien pour mecs (rouge Ferrari avec des gentes xxx…) nous sommes allés explorer un peu le centre ville, (qui, à nos yeux, manque une peu de charme) à défaut d’avoir pu visiter le Centre Tjibaou (bien tenté, mais fermé le lundi !). Et pour finir la journée, nous nous sommes retrouvés autour d’un bon dîner à base de grosses crevettes préparées par Lolo, un régal ! Dimanche 25 NOVEMBRE 2007 « En route vers la Nouvelle-Calédonie » Nous avions prévu un réveil matinal à 5h30 mais grâce à Maëlys se sera 5h10… Au moins avec elle on ne risque pas de louper l’avion. Arrivée en taxi pour prendre vol de 8h35. Près de 3 heures de vol sans souci (Maëlys a dormi tout le temps) et, étrangement, pas de décalage horaire en arrivant alors que nous sommes bien plus à l’est. Le vent souffle très bord lorsque nous descendons de l’avion et le temps est couvert (25°). L’aéroport est à 45 kms de Nouméa mais heureusement nous sommes attendus. Laurence, une connaissances, du côté de la famille d’Aline nous accueille et nous amène chez elle au « kilomètre 7 » (désignation utilisée ici pour se situer par rapport au centre) ou elle nous préparé un déjeuner-buffet. On a de la chance car elle nous propose de rester chez elle les premières nuits. Ca ne se refuse pas. Dans son jardin on fait connaissance avec des fruits étranges tel le XXX. Le reste de l’après midi est consacré à la visite de Nouméa, ville provinciale (le grand Nouméa fait à peine 100.000 habitants) sans grand intérêt et assoupie en ce dimanche. La ville a l’avantage d’être située près de nombreuses plages et spots de planche, kite-surf. Au large dans le lagon on voit de petites iles-hôtels, on distingue un phare situé sur la barrière de corail. Ce soir nous sommes tous conviés à dîner chez Jean-Jacques et Marie-Paul (Jean-Jacques est le frère de Laurence). Ils habitent une demi-lune. Il s’agit des anciennes habitations et baraquements installés par l’armée américaine au cour de la seconde-guerre mondiale lorsqu’elle a fait de la NC une de ses bases dans le pacifique. Ils viennent de totalement la rénover en y apportant une touche de déco très sympa avec beaucoup de bois. Petit dîner bien sympathique avec quelques plats « exotiques » dont un incroyable thon jaune et où l’on apprend à mieux connaître l’île avec ces résidents de longue date (plus de 15 ans). |