ATTENTION : CE CARNET EST PRESENTE EN ORDRE CHRONOLOGIQUE INVERSE (les nouvelles les plus fraîches en tête). SI VOUS SOUHAITEZ CONSULTER DANS L'ORDRE DES EVENEMENTS, PARTIR DU BAS.
Vendredi 9 NOVEMBRE 2007
« Adios Mexico... »
Dernière petite matinée de soleil avant le grand saut de continents. Après une bonne nuit on part se baigner sur la plage en face de notre petit hôtel sympa tenu par un couple mexicano-québécois. Puis retour à la chambre pour la longue séance de préparation des bagages. L’occasion de jeter les trucs et documentations inutiles. Maëlys en profite pour faire un somme et nous laisse encore une fois tout faire. On part (pour une fois à l’heure) vers l’aéroport pour commencer ce qui sera notre plus long trajet aérien. 3 vols à la suite : Cancun => Dallas – Dallas => Los Angeles – Los Angeles => Melbourne. Au total plus de 20 heures de vol et un gros jet-lag en perspective. On croise les doigts pour que Maëlys absorbe tout ça en douceur. On part le 9, on arrive le 11, et au milieu une journée, le 10, qui n’aura jamais existé pour nous…
Jeudi 8 NOVEMBRE 2007
« On se rapproche de Cancun »
Petite journée assez tranquille… D’abord une partie de la matinée à l’auberge, dans le patio pour se connecter à Internet, puis nous nous dirigeons vers Puerto Morelos, sur la route de Cancun, un village de pêcheurs, qui parait-il est calme et où il est agréable de passer une ou deux journées. Sur la route, Jérôme s’exclame : « Et la caméra, elle est où ? ». On s’arrête donc sur le bas-côté pour chercher…Ouf, on la retrouvée, glissée dans sa valise. Un quart d’heure plus tard, c’est moi qui m’inquiète, « Doudou, où est doudou ? »… Je revois alors Maëlys dans la chambre, avec Doudou, juste avant de partir… Mais là, il n’est pas dans la voiture…. C’est quasi sûr, on (j’en connais un qui pense (à juste titre) plutôt « tu »…) a dû le laisser là bas… Nous revoilà faisant marche arrière, en espérant que Doudoun’ait pas été emporté ou jeté (il n’est plus très blanc maintenant) par la femme de ménage. ¾ d’heure de route et nous revoilà à Tulum, filant vers l’auberge… Ah, quelle chance ! Nous l’avons retrouvé, il était tout simplement au pied de la porte de notre chambre ! Ouf, on est passé à côté d’un gros drame ! Après cette montée d’adrénaline, il a bien fallu se reposer… ce fut le cas le reste de l’après midi, après avoir trouvé un p’tit hôtel tenu par une québécoise. Nous sommes allés sur la plage (qui n’avait, il faut le dire, rien d’exceptionnel, au contraire, elle était un peu décevante) bouquiner, buller pendant que Maëlys s’exerçait à masser son père avec une technique très pointue de sablage !! Plus tard on refile notre atlas routier du Mexique à un couple de suisses qui fait un tour de 2 mois du pays en vélo. Etranges voyageurs, ils ont tout vendu en Suisse et commencent une aventure bohème. Puis petit tour dans le centre, apéro sur notre terrasse (ah oui, j’ai oublié de préciser qu’aujourd’hui, nous avons une belle chambre, spacieuse, bien décorée et propre) et dîner dans un p’tit resto (aussi tenu par une québécoise !!)… tout en douceur !
Mercredi 7 NOVEMBRE 2007
« Farniente au soleil »
Grande journée de … farniente aujourd’hui et avec le soleil de la partie ! Réveil, petit bain, petit déj sur la plage, re-petit bain, bulle, bain, sieste, bain, sieste, bain,… la routine quoi. On tartine Maëlys et elle aussi se marre dans les vagues. Notre hôtel-cabanas est vraiment très bien avec ses cocotiers juste à côté de la petite plage-crique. On apprend au détour que cet établissement, le Diamante K, a servi d’écrin pour le tournage du télé-reality show « l’île de la tentation » version française il y a 4 ans.
On check-out néanmoins en milieu d’après-midi et on va visiter le site Maya de Tulum à 2 km de là. Bon il y a le côté sympa du site avec en fonds le bleu turquoise de l’eau mais à part ça, on a vu beaucoup mieux avant. Et puis, proximité des plages, il y a bien sûr le plein de touristes. Retour en ville où on a réservé une chambre dans une auberge de jeunesse. On a quitté notre petit paradis car on a décidé demain de se rapprocher de Cancun où on prendra l’avion vendredi. Finalement on aurait peut-être dû rester car la chambre est vraiment quelconque et car Tulum-ville ne présente aucun intérêt. Au moins on a internet.
Mardi 6 NOVEMBRE 2007
« Repos au bord de l'eau »
Journée au calme aujourd’hui… Nous avons eu un peu froid cette nuit mais cela a été vite oublié, ce matin, car se lever à 2 pas de la mer, qui nous a quand même bercés et prendre son p’tit dej les pieds dans l’eau, au mois ne novembre… bon je n’en rajoute pas plus ! Malheureusement, le soleil ne nous accompagnera pas toute la journée à l’inverse des nuages… Qu’importe, nous nous sommes quand même bien baignés, Maëlys aussi, surtout que d’après son thermomètre, l’eau était à 28° et avec plein de vagues, comme les aimes Jérôme !
Maëlys a pris un grand et long bain et s’est de nouveau essayée à marcher toute seule sur la plage. Avant cela, nous sommes allés faire le tour des hôtels et surtout des cabanas de la côte, pour comparer : verdict : si l’on met à part les grands hôtels spa où les prestations doivent être à la hauteur des prix pratiqués, et bien notre Eco Chic Cabanas est le mieux placé en rapport qualité prix et surtout pour le cadre et l’ambiance : on n’a pas retrouvé la même chose ! Nous resterons donc une autre nuit !
En fin de journée, nous sommes allés nous balader sur la longue plage avant de se poser tous les 3 dans des hamacs au bord de l’eau… Après nous improviserons un p’tit pique-nique en regardant les étoiles, avant d’aller retrouver les bras de Morphée dans notre lit suspendu… dur, dur comme programme !
Lundi 5 NOVEMBRE 2007
« Ekbalan, bain dans un cénote puis dans la mer »
Avant de repartir on refait un petit tour de ville car ce matin j’emmène Aline chez le coiffeur (on ne m’aura rien épargné). Sélection d’une coupe mi-courte sur catalogue et en avant. Pas mal au résultat et heureusement c’est allésuffisamment vite pour refaire un tour par la piscine de l’hôtel. En fin de matinée, direction le site d’Ekbalan, encore un site Maya, mais qui présente 2 avantages : il est d’une part resté à l’écart des circuits organisés et donc des hordes de touristes ; d’autre part on y trouve les mieux conservés des motifs et gravures mayas du Yucatan (elles ont été récemment sorties du sable où elles étaient conservées).
Après cette première visite, on se rend à quelques kilomètres de là pour voir un cénote. Un cénote c’est une piscine naturelle sous ter ;re. Il y en a plein le Yucatan. On descend donc par un petit passage et à quelques mètres sous terre on arrive sur une immense grotte avec au centre un grand bassin à l’eau très claire et tout en haut une petite ouverture sur le ciel bleu. Bain surprenant dans uncadre peu habituel L’eau est agréable (environ 23°) et l’on n’a pas froid car sous le sol l’air est chaud et humide. Tout le monde va à l’eau, y compris Maëlys qui rigole comme une folle.
Il ne nous reste ensuite qu’une petite heure de route pour arriver sur la côte à Tulum. On évite Cancun qui n’est qu’une usine à touristes avec des barres d’immeubles sur la plage. A Tulum c’est plus rustique. D’ailleurs en longeant la plage on tombe sur un resto-cabanas que j’avais vu auparavant sur internet : le Diamante K, un lodge eco-chic. Au bord d’une magnifique crique et plage de sable blanc on trouve un resto-bar tout en bois et palmes avec déco à base de coquillages et d’éclairages bougies et lumières douces et colorées. Très bien fait et très bon rendu d’ambiance le soir. Côté sono, musique lounge et bruits des vagues en fond sonore. Le logement est très sommaire genre robinson Crusoe : de petites cabanes faites de rondins de bois et de toits de palme. L’air et la lumière passe au travers et un cadenas symbolique ne fait guère illusion. A l’intérieur, lit suspendu avec moustiquaire et c’est tout. Electricité uniquement le soir grâce à un générateur. Bien sû et heureusement pas de télé ni d’internet. Clientèle jeune. Un très bon endroit lorsque que l’on ne met pas le confort en priorité. Petit bain avant de dîner (l’eau est autour de 25°). Tout va pour le mieux, on s’endort sous un ciel étoilé avec le bruit des vagues qui viennent mourir à 10 mètre de notre lit…
Dimanche 4 NOVEMBRE 2007
« Chichen Itza, etc... »
Notre hôtel n’étant pas le plus chaleureux, nous n’avons pas traîné ce matin… Petit tour rapide du centre ville, qui, lui aussi, n’était pas très chaleureux, du moins, pas à nos yeux… Etonnant que Merida soit ainsi classé au patrimoine mondial de l’Humanité car hormis la cathédrale (et encore !) cette ville ne nous a pas semblé très exceptionnelle. Elle est surtout très bruyante … Inutile de s’attarder, nous décidons de nous diriger vers le fameux site de Chichen Itza, que l’on dit être l’un des plus beaux sites archéologiques du Mexique. Sur la route, nous faisons un crochet à Izamal, une autre ville coloniale, mais qui, elle, a un certain charme avec ses arcades au ton ocre, et surtout son colossal monastère franciscain San Antonio de Padua. Et comme on est dimanche, nous croisons beaucoup de familles qui vont notamment se recueillir dans la chapelle dédiée à Marie…
Après cette escale, nous arrivons à Chichen Itza, assez impatients de découvrir ces vestiges qui attirent tant de monde. On a beau être en basse saison, dès le parking, on sent que, cette fois, nous ne serons pas seuls car il y a pas mal de voitures mais aussi des bus (ah oui, c’est vrai aussi qu’en ce we de fête, les locaux aussi sont de la partie !). Espérons que les 3 heures qu’il nous reste avant le coucher du soleil nous seront suffisantes! En fait, 2 heures nous auront suffi, car le site n’est pas si grand que l’on se l’imaginait et, d’une certaine manière, pas aussi impressionnant que ce que nous pensions. En y réfléchissant bien, nous avons sans doute trop espéré… Il faut dire qu’entre le nombre important de visiteurs, le fait que nous ne puissions pas monter en haut des monuments ni trop les approcher (ce qui était possible dans la plupart des autres sites) et surtout, le fait que nous ayons visité d’autres sites auparavant, dans des conditions assezprivilégiées, tout cela ne vient pas jouer en la faveur de Chichen Itza, qui pourtant offre une belle visite, avec ce mélange de styles des cultures maya et toltèque faisant la part belle aux sculptures et fresques représentant des guerriers, jaguars et surtout serpents à plumes. Il y a cet imposante pyramide elliptique Don Castillo et ses escaliers de 364 marches qui, avecle bâtiment au sommet font référence au nombre de jours dans une année, l’observatoire, élément important chez les Mayas, la galerie des colonnes… Au final, bilan un peu mitigé mais avec une dominante positive, quand même !!
Pour finir la journée, nous partons un peu à l’aveuglette, décidant de voir si un petit hôtel nous plait dans le coin, avant de suivre, finalement,les (rares) panneaux qui mentionnent la petite ville de Valladolid. Sur cette grande place avec un parc où des enfants jouent avec leurs cerf-volant bricolés, trône une grande église, plutôt sobre de l’extérieur, mais touchante à l’intérieur avec son mur principal décoré et sculpté d’ornements colorés. Nous apprécions de nous retrouver ainsi, loin des groupes de touristes pour garder un peu d’authenticité. Puis, agréable surprise, dans le centre de cette petite ville charmante et reposante, nous trouvons un hôtel de charme, ancienne demeure coloniale) avec un beau patio et une piscine, à un prix très correct. Oui, ce soir, pas d’hôtel discount (ni luxe non plus !!). Et pour parfaire le tout, après un bon dîner, nous avons fini la soirée en déambulant sur la place où un groupe jouait des airs latino, faisant danser pas mal de gens… pour le plus grand plaisir de Choupinette qui se dandinait sur les épaules de son Papa !
Samedi 3 NOVEMBRE 2007
« Uxmal et route jusqu'à Mérida »
Nuit effroyable dans cette auberge de jeunesse située sur la place centrale : outre la chaleur, toute la nuit un groupe de jeunes a déchargé des camions sous nos fenêtres en braillant sans arrêt. Au petit matin c’est le trafic qui nous réveille. Matinée consacrée notamment à la mise à jour du Blog après près d’une semaine sans connexion. C’est très long quand on commence à se faire déborder.
En fin de matinée, petite visite rapide de Campeche avec ses murailles (seule ville fortifiée d’Amérique centrale) et ses petites maisons coloniales colorées. Sympa mais pas du niveau des autres villes que l’on a visité auparavant. Comme il est déjà un peu tard, on abandonne l’idée de se baigner à proximité et on file en direction du site d’Uxmal où l’on arrive vers 14h30 après 1h30 de route plate et forestière dans la péninsule du Yucatan. Uxmal est un site Maya avec quelques bâtiments merveilleusement conservés ou restaurés. Par le hasard de notre circuit on monte crescendo dans le niveau de conservation des sites. On admire les motifs et les belles façades décorées de filigrane de pierrecaractéristiques de l’art Puuc de la période 600-1150 de notre ère (NDLR : je vous rassure, je ne vous étale pas ma culture, je copie la brochure…).
Après la visite une heure de route pour rejoindre à la nuit tombante la ville de Mérida. Cette ville de 700.000 habitants est également inscrite au patrimoine de l’humanité pour son architecture coloniale. Premier tour en ville et on n’est pas vraiment convaincus ; Hormis la place centrale (sa cathédrale et quelques palais) et 2 ou 3 rues attenantes, le reste nous apparaît sans réel intérêt et surtout le trafic y est très dense si bien qu’il est interdit de se garer dans toutes les rues du centre. On trouve néanmoins un hôtel dans le centre, assez crade mais avec une petite piscine. La nuit, l’agitation de la journée de la ville se transforme en ambiance festive. On dine sur une rue piétonne-place très sympa et à côté de nous différents groupes de musique jouent dans la rue. Une rue à côté s’est même transformée en dancing improvisé sur de rythmes latino. Peut-être est-ce parce que l’on est samedi soir mais la ville a un côté festif qui compense son aspect bordélique. Cette fois le restaurant était bon, mais on n’a pas échappé à la tentative d’arnaque à la fin avec un pourboire (15%) rajouté à la note par le serveur, bien sûr sans le mentionner.
Vendredi 2 NOVEMBRE 2007
« Bonampack puis route pour Campeche »
Nous avons été réveillés tôt par Choupinette, mais comme la pluie était elle aussi réveillée, nous avons trainé un peu… enfin jusqu’à 8h30 ! Puis nous avons quitté notre cabanon pour aller visiter le site de Bonampack, à 15 minutes de là, site qui semble peu fréquenté, du faitsans doute de son emplacement éloigné. En chemin, nous remarquons de nombreuses personnes se dirigeant vers le même endroit : est-ce un marché ? Ou s’agit-il, peut-être, d’une cérémonie à l’occasion de cette fête des morts ? Nous nous arrêtons pour aller voir : il s’agissait en fait d’un cimetière où beaucoup s’étaient réunis, pour refleurir les tombes et sans doute se recueillir. En tous cas, l’atmosphère semblait presque joyeuse ! Par contre, très vite, nombreux sont ceux qui se sont retournés sur nous et nous fixaient, alors que nous nous approchions doucement. Etions-nous de trop ? Je me suis alors avancée un peu plus, avec Maëlys dans les bras, me dirigeant vers une maman et ses petits qui nous regardaient intensément. Ils se sont à leur tour, approchés et nous nous sommes rendu compte que c’était Maëlys qui les intriguait, avec ses cheveux clairs et bouclés, ses yeux bleus et son petit sourire. Nous avons échangé quelques mots et beaucoup de sourires, avant de rebrousser chemin, regrettant que notre vocabulaire espagnol soit si limité… Mais persuadés que notre passage ne les avait pas offensés. Nous repartons. Puis, une fois arrivés au 1er parking (vide !) on nous explique que l’on ne peut pas aller jusqu’au site en voiture, du moins pas avec la notre. Nous devons y aller avec leur véhicule, moyennant paiement (ils se sont lâchés sur le prix de ce court trajet, qui vient en plus du billet d’entrée bien sûr)… Bon, de toute façon, nous n’avons pas le choix et, d’une certaine manière, ça fait vivre la communauté… Là encore, aucun touristes sur le site au cœur de la jungle, qui se révèlera moinsbeaux et impressionnant que les 2 derniers, mais comme nous sommes seuls et que le temps est capricieux, cela prend une autre tournure et nous apprécierons bien cette découverte, surtout celle des intérieurs de certains des temples car là, il y avait encore de larges restes des peintures murales représentant des scènes et des personnages de l’époque … Par contre, assez rapidement, il s’est mis à pleuvoir, sans que nous soyons équipés. En même temps, à quoi bon, il faisait déjà très humide alors un peu plus ou un peu moins ! Et cela même bien amusé Maëlys ! Après un passage obligé auprès des raresvendeurs de petit artisanat, à la sortie, nous reprenons la voiture pour aller pour aller voir la cascade de Lacanja. Il n’y a personne pour nous renseigner, mais nous trouvons ce qui semble être le sentier qui y mène. Nous voilà en trainde nous enfoncer dans la jungle, où nous traversons des bras de rivière et où nous croisons toutes sortes de végétaux, mais aussi de grosses fourmilières… Au bout d’un quart d’heure de marche, nous tombons sur 2 hommes, qui n’ont pas l’air d’être des gardiens ni des guides, mais qui nous expliquent qu’il faut encore environ 1/2h de marche pour accéder à la cascade…. Et que si nous souhaitons y aller, il nous faudra… payer ! Là, nous décidons de rebrousser chemin… Ah bon, c’est vrai, on a l’air d’être des touristes ?? ;-)
De toute façon, nous avons encore de la route à faire… Ah, et heureusement que les routes, cette fois étaient assez bonnes et que Maëlys a pas mal dormi car nous avons roulé de 13h30 à 20h !En même temps, il y a des choses à voir en chemin : entre les villages et autres lieux de vie que nous traversons et les paysages, sans oublier les animaux, nous avons de quoi faire ! En fin de journée, nous nous sommes arrêtés attirés par l’’animation qui émanaitd’un cimetière à l’entrée d’une ville. Effectivement, tous ces gens fêtaient joyeusement leurs morts, avec une messe et des chants au cœur du cimetière fraichement rafraichi avec des tombes fleuries et ornées de bougies. Le tout dans une ambiance quasi joyeuse, les enfants jouant, les uns les autres discutant… il y avait même quelques vendeurs de sucreries comme des barbes à papa !
Vers 20h, nous arrivons à Campeche, la seule ville fortifiée du Mexique où nous trouvons, en plein centre une auberge de jeunesse très correcte. Par contre, côté resto, on peut dire que ce soir, nous sommes tombés sur l’attrape touriste, très mauvais rapport qualité-prix, le service tout autant, et au final on nous avait gonflé la note… Jérôme en bon financier, ne s’est pas laissé faire, et cette fois, pas de pourboire !! Nous ferons plus attention la prochaine fois !
Jeudi 1er NOVEMBRE 2007
« Mystérieux sites Mayas de la jungle »
Difficile de faire concis aujourd’hui tant la journée a été riche et envoutante.2 grands temps forts pour aujourd’hui. C’est d’abord la visite du site Maya de Palenque, magnifique ensemble de temples, assez biens conservés, niché au milieu de la jungle. Le site est assez touristique mais les temples sont splendides et la forêt qui encercle l’ensemble lui donne un caractère mystérieux. On s’aventure un peu dans la jungle, non sans avoir auparavant enduit Maëlys de crème anti-moustiques. Il fait chaud et humide (climat tropical) si bien que tout effort est immédiatement sanctionné et nous ressortons de la forêt en nage. A l’intérieur des temples, l’eau perle et on se croirait dans un hammam. L’exubérance de la végétation (bananiers, fleurs tropicales, avocatiers, et toutes sortes d’arbres et plantes aux feuilles gigantesques) tranche avec les sites précédents et notamment celui de Teotihuacan qui nous apparaît, avec le recul, bien austère.
Palenque est un « classique » (à voir absolument !). Nous décidons pour l’après-midi de quitter les sentiers battus pour nous enfoncer plus au loin dans la jungle du Chiapas, le long de la frontière du Guatemala. Après 2 heures de route dans une région sauvage et peu habitée (quelques cahutes en bois et en paille servent d’habitat dans les rares villages traversés) nous arrivons à « Escudo Jaguar », la frontière que marque le fleuve Rio Usumancinta. Juste un petit village et en face il n’y a rien : il faut remonter le fleuve en pirogue pendant 1 heure pour rejoindre la première ville du Guatemala. Nous hésiterons un moment à traverser pour entrer au Guatemala afin d’aller visiter le site de Tikal. Finalement on renonce devant les longues heures de bus (sur piste) qui nous attendent ensuite. Maëlys risque de ne pas apprécier et puis c’est un peu serré en termes de timing. Pour autant on n’est pas du genre à en rester là et à chercher un hôtel. Nous décidons de partir découvrir le site de Yaxchilan. Pour s’y rendre, pas de route. Le seul accès se fait par le fleuve. Et nous voilàembarquant sur une longue pirogue pour ¾ d’heure (25 kms) de descente du fleuve. On se croirait dans ces reportages sur l’Amazonie. A gauche le Mexique, à droite le Guatemala. Entre les deux le Rio Usumancinta aux eaux boueuses mais d’une largeur de l’ordre de 2 fois celle de la Seine à Paris. De chaque côté la jungle et, très rarement, quelques hameaux au bord de l’eau avec des jeunes qui se baignent. Lorsque la pirogue nous dépose sur la berge, il n’y a rien : pas de touristes, pas de vendeurs de babioles, pas de préposé aux tickets (la case est fermé), à peine un vieil homme que l’on suppose être un gardien, qui s’apprête à partir et à qui nous réglons une partie du prix des billets que nous aurions dû acheter avant d’embarquer (ah bon ?). Nous nous engageons à l’intérieur par un petit chemin qui s’enfonce dans la jungle. Nous sommes seuls, absolument seuls et nous le resterons sur l’ensemble du site. Enfin pas vraiment, car dès les premiers mètres, sans plus aucun repère avec la civilisation (la notre), les habitants de la jungle protestent à notre passage.
Ce sont d’abord des bruits d’oiseaux, des branches qui bougent et, très rapidement, des cris rauques et puissants de singes qui semblent se battre ou bien, tout simplement, signalent notre présence. Ils sont d’ailleurs tout près, au-dessus de nos têtes précisément. On en voit 3 ou 4 et on en entend d’autres à côté. Ambiance extraordinaire d’isolement. On bascule même dans l’Indiana Jones total à l’approche du site : le chemin débouche sur un temple à l’aspect mystérieux. Aucune indication et pas moyen de le contourner (autour c’est la jungle), on en conclu qu’il faut y pénétrer pour déboucher sur le site. On s’engage dans de petites galeries à l’obscurité totale. On se dirige au flash de l’appareil photo en espérant ne pas tomber sur des singes ou autres animaux. On monte un escalier et enfin on débouche de l’autre côté, au cœur du site. Les cris des singes redoubles et sont désormais très forts, voir inquiétants. La végétation est partout présente. Les ruines sont recouvertes de mousse. On a l’impression d’être dans un monde irréel ou d’avoir traversé l’écran de cinéma. La solitude (pas de touristes, pas de gardiens)renforce ce sentiment. On grimpe, on visite, on découvre les différents édifices comme si nous étions les premiers à explorer le site. On s’enfonce un peu plus dans la jungle pour aller voir un temple un peu plus éloigné. Les animaux sont là, autour de nous. Ils semblent pressés que nous partions et qu’ils retrouvent leur territoire. Après 1 heure 1/2 de visite il est déjà 17 heures, le jour baisse rapidement et il nous faut retourner au bateau. On embarque et nous laissons derrière nous cette étonnante cité perdue (abandonnée depuis 12 siècles) que la nuit commence à engloutir…
Retour sur terre, il fait nuit. Pour se loger, pas vraiment de choix. A côté du fleuve il y a un restaurant qui propose des « cabanas ». Ce sera parfait pour la nuit. La encore on est seul, pas d’autres clients. Seul un groupe de jeunes français débarque un peu plus tard. On déplie la moustiquaire, il est temps de s’endormir au bord dans la jungle au bord du fleuve….
Mercredi 31 OCTOBRE 2007
« Le marché coloré de San Christobal »
Nous avons bien dormi dans cette auberge de jeunesse (pas chère, centrale et propre !) bien emmitouflés dans notre couverture car il a fait un peu frais cette nuit…et à 9h, nous étions déjà en train de nous promener dans la ville, d’autant plus que le soleil était revenu (après une fin de journée bien humide et pluvieuse !). Les petites rues colorées étaient déjà bien fréquentées notamment par les indiens ou plutôt les indiennes, en tenues traditionnelles proposant toute sortes d’objets et accessoires colorés. Nous avons croisé pas mal d’enfants, portés en écharpe par leur mère (pas seulement des bébés), avec des bouilles plutôt craquantes ! Mais là où nous avons pu ressentir au mieux l’atmosphère locale, ce fût au marché, qui grouillait de monde (c’est veille de fête ici, la Toussaint) : entre les vendeuses de fruits et légumes, de fleurs et autres babioles, on pouvait aussi voir de près les vendeuses de poules, qui les exposaient fièrement leurs marchandises, tenues par les pates mais encore vivantes ! C’était très folklo, mais si vivant et gai avec toutes ses couleurs…
Puis, après une étape au cybercafé pour Jérôme (dur dur de se connecter avec notre ordi, merci « Vista ») nous quittons la ville pour faire un arrêt dans un village proche, où se trouvent encore des descendants maya. Alors que nous nous apprêtions à entrer dans l’église, un jeune garçon nous bloque le passage « Ticket, ticket ?!? ». Nous sommes surpris car il s’agit ici d’une église et qu’aucun panneau n’évoque de droits d’entrée. Nous répliquons alors « No ticket, perque, eglise, no ticket ! » (Vous remarquerez que dans ce cas, notre serbo-croate ne nous est pas très utile et que notre niveau d’espagnol est assez limité !!). Il insiste, mais nous ne cédons pas car cela nous semble vraiment abuser et nous forçons un peu le passage pour passer… Nous découvrons alors l’intérieur de cette église, qui, pour le coup, nous fait penser à celles en Serbie, à Pâques, car le sol est ici aussi, recouvert de verdures… Il n’y a pas de bancs, mais de nombreuses statues décorées et placées dans des vitrines, tout le long des murs. Lorsque nous retournons vers la sortie, 3 hommes, au regard pas vraiment sympa, s’approchent de nous et nous baragouinent quelque chose (nous ne comprenons pas, si ce n’est « autorisation »)… bref en rapport avec le jeune de l’entrée… « no comprendo » et comme ils recommencent, nous avons le reflexe de leur dire « chuuuut eglise », et là, ils s’arrêtent et nous laissent sortir… nous restons étonnés de ce comportement mais nous apprendrons par la suite, grâce à un couple de voyageurs, qu’il s’agit ici d’une communauté à part qui a ses propres rites et qui ferait payer un droit de visite pour les principaux éléments du village, dont cette église … Oups ?!? Bon, cela ne nous empêche pas d’aller voir le petit cimetière qui est en train d’être rafraichi et refleuri en cette veille de fête des morts (à propos, cette fête semble très pratiquée ici, avec de nombreux petits autels fleuris et décorés et toutes sortes d’objets et sucreries proposées avec des têtes de morts, maquillées et décorées !).Vers 15h, nous quittons ce village (qui nous a u peu déçu, au-delà de notre expédition dans l’église) et nous prenons la route. Aïe, ce sera plus long que prévu car ce sont de petites routes qui serpentent dans la montagne. Plus nous avançons, plus l’air est humide et la végétation tropicale, un peu jungle, sur la fin ; Nous arrivons enfin, vers 20h à Palenque, où il fait plus chaud et où nous trouvons rapidement un petit hôtel pas cher, dans le centre. Il ne nous reste plus qu’à se poser et à profiter de la soirée….
Mardi 30 OCTOBRE 2007
« Le canyon sauvage del Sumidero »
La ville où nous avons dormi n’étant qu’une étape et ne présentant aucun intérêt, nous ne nous y attardons pas et nous enfonçons plus loin (et plus haut) dans l’Etat du Chiapas. Pas de bol cependant, le temps est maussade, bruine et nuages faisant la route avec nous. Petit passage par la capitale, « Tuxtla » qui, non plus, ne présente pas d’intérêt et nous continuons à quelques km de là jusqu’à Chiapa de Corso en vu d’embarquer sur un bateau pour faire un tour dans le canyon del Sumidero. On suit les panneaux et on s’arrête à l’embarcadero… Bizarre, nous sommes seuls alors que les bateaux sont minimum pour 8. Pas d’autre choix que de payer pour 8. Tant pis, on se dit qu’on va essayer d’en voir un bout par la route. On s’apprétait à suivre la route lorsque l’on voit, au loin, un autre « embarcadero », on tente et ce coup ci c’est le bon, il y a du monde, en tout cas suffisamment pour remplir le bateau.
Et nous voilà sur une petite embarcation rapide, à moteur, à nous engager dans le canyon. La ballade dure un peu plus de 2 heures et on parcoure pas moins de 35 km aller. Et là, le spectacle est grandiose et fascinant. Pas seulement pour le canyon en lui-même, considéré comme le plus beau du Mexique avec ses à-pique de plus de 1.000 mètres, ses chutes d’eau, sa végétation luxuriante, mais aussi pour sa faune sauvage. Nous avons vu une multitude d’oiseaux (pélicans, canards, grues, rapaces…), mais aussi des singes et … des crocodiles. A mi-chemin on fait une petite halte et là, surprise ; au sol une nuée de fourmis urticantes et… un gros scorpion que le guide s’empresse de mettre à l’eau d’un coup de pied vif, cool ! Nous repartons enchantés d’autant que le temps a été clément. Ce ne sera plus le cas par la suite. Nous montons à travers nuages et pluie jusqu’à 2.200m. pour arriver à San Christobal de las Casas, ancienne capitale du Chiapas, ville au centre à l’architecture coloniale et réputée pour son marché où descendent les habitants des villages indiens. Installation de nouveau dans l’auberge de jeunesse de la ville (très clean !) puis tour de la ville sous la pluie et impérieuse nécessité de trouver un parapluie pour apprécier pleinement l’atmosphère colorée qui règne ici. Recherche malheureusement sans succès pour se connecter à Internet et dîner dans un petit resto local.
Lundi 29 OCTOBRE 2007
« Mitla et route vers le Chiapas »
Jérôme souhaitait que l’on ne parte pas trop tard, car nous allions avoir de la route(500 km finalement) … Et bien ce fut chose faite, à 8h, nous étions déjà prêts !! Première escale, El Tule, un tout petit village dont le principal intérêt est un arbre etpas n’importe lequel : celui là est le plus vieux, plus de 2000 ans et le plus gros avec un tronc de plus de 14m, c’est vrai que c’était bien imposant ! Puis, nous nous sommes dirigés vers un autre village pour voir son Temple, là encore très richement décoré, avec beaucoup de dorures, de toiles et de statues. A propos des statues, ici, elles sont souvent revêtues de riches étoffes, bordées de rubans et autres galons, ce qui renforce le caractère un peu naïf de ces représentations… Rapide tour au marché (manque de chance pour moi qui adore déambuler dans ces lieux de vie) aujourd’hui c’est format réduit… On a quand même réussit à se faire un peu arnaquer en achetant du jus de fruits frais et des fruits (enfin, on a surement dû payer le pris touristes, mais bon,c’est de bonne guerre).
Puis direction Mitla, où nous avons visité le site archéologique avec ses vestiges et notamment ses belles fresques datant de l’époque qui précéda l’invasion espagnole… Nous en profitons pour faire marcher Maëlys car le reste de la journée sera essentiellement consacré à… de la route. Oui, plus de 7h de route avec une petite halte. Mais ça valait le coup car nous aurons moins de route demain ! Nous avons eu des passages avec un vent très violent, à tel point que nous avons croisé un semi-remorque allongé en travers de la route, sympa !! Et nous sommes arrivés sous la pluie, ce qui peut paraître étrange pour le Mexique !! Mais il fait moins frais. Pour ce soir, nous avons trouvé un petit hôtel très correct dans une ville provincial du Chiapase, tout comme le resto, sans doute le seul « resto » de la ville en fait … tiens, surprise, nous tombons sur un couple avec leurs 2 enfants, qui n’ont pas l’air d’être des locaux, que l’on a croisés quelque part (on s’en souviendra après, c’était à la station service), nous papotons un peu, (en français car ils ont vécu un peu en France et là rentrent en Argentine depuis les Etats-Unis) avant de se souhaiter bonne route.. et, qui sait, à bientôt en chemin !!!
Commentaires sur cet article redel Bonjour à vous 3, je suis arrivé sur votre Blog par hazard et j'ai été fasciné par le récit de votre aventure. Depuis que mon fils est parti faire "son tour du monde" je découvre que bon nombre d'autres personnes se lancent dans ce type de projet un peu fou, mais combien enrichissant, aussi bien culturellement parlant, qu'en tant qu'aventure humaine proprement dite, et je vais moi même en janvier goûter modestement à cela en rejoignant mon fils pendant 16 jours, lors de son passage en australie, un vieux rêve pour moi que je ne pensais pas concrètiser!
Je n'ai pas la qualité de votre plume, car en vous lisant on s'y croirait, frayeurs comprises, mais sachez qu'un français du nord, totalement inconnu de vous, à lu votre récit avec attention et délectation. Merci encore pour ce moment d'exotisme. Bonne continuité et bonne marche pour la petite même si ses premiers pas ne furent pas sur la lune se sera un grand souvenir pour vous. Merci : René
M A J Cher René,
Nous souhaitons tout simplement vous remercier pour votre gentil message et vous souhaiter d'intenses moments lors de votre futur voyage en Australie (nous y sommes arrivés hier et notre 1ère impression est très positive!). Nous sommes vraiment touchés de savoir que nous pouvons ainsi partager nos découvertes et nos ressentis au delà de nos proches... Une raison de plus pour que nous fassions vivre au mieux ce blog!
A bientôt pour de nouvelles aventures!