ATTENTION : CE CARNET EST PRESENTE EN ORDRE CHRONOLOGIQUE INVERSE (les nouvelles les plus fraîches en tête). SI VOUS SOUHAITEZ CONSULTER DANS L'ORDRE DES EVENEMENTS, PARTIR DU BAS. Jeudi 24 AVRIL 2008 « Fin de séjour à Vientiane et bye-bye Laos »
Dernière journée à Vientiane. Nous partons assez tôt pour aller visiter les incontournables de la ville. Pour commencer, le monument religieux le plus important du Laos : le Wat That Luang. Il s’agit d’un très grand Stupa sacré qui abriterait un cheveu du bouddha ainsi que les cendres de l’une de se hanches. Cet édifice, que nous Français, avons restauré au début du siècle est surtout imposant par sa taille, et son revêtement de peinture dorée, moins par ses finitions, pas d’une très grande finesse à nos yeux. A ce moment là de l’année, c’est plutôt calme, mais lors d’une grande fête mi-novembre, il parait que c’est tout autre chose, une vraie foire, avis aux amateurs ! Nous enchainons ensuite avec la visite du Patuxai, l’équivalent de notre Arc de Triomphe. Mais le rapprochement s’arrête là car, ce monument commémoratif en l’honneur des morts des différentes guerres, édifié dans les années 60, est orné de sculptures évoquant la mythologie laotienne. Au sommet, nous pouvons admirer la ville, qui, contrairement à beaucoup de capitales asiatiques, ne s’étend pas en hauteur avec des buildings de plusieurs étages… Après un rapide détour vers le marché, pour compléter notre petit (oui j’insiste !!) shopping de la veille, notre chauffeur de tuk-tuk nous emmène ensuite au Wat Sisaket, un véritable temple musée, datant de 1818 et qui a survécût à l’invasion des siamois. C’est un réel plaisir de visiter un temple d’époque, qui n’ait pas été restauré. Il est vrai que les peintures des murs du sanctuaire témoignent de cette ancienneté et qu’elles ne tiendront sans doute plus très longtemps ainsi, mais au moins, c’est authentique ! La principale caractéristique de ce lieu sacré est la présence de plusieurs milliers de bouddhas, allant des statuettes de quelques centimètres, placées par paires dans de petites niches, aux plus importantes statues de pierre ou de bronze, voir d’argent, datant du XVème pour les plus anciennes. Ajouter à cela le cadre dans la végétation et le calme, et vous serez vous aussi séduits ! 
Après cette matinée « culturelle », nous sommes rentrés, préparer nos bagages, check-out time oblige ! Puis, un peu de balade et d’internet, pause déjeuner avant de nous rendre au point de rendez-vous pour le bus qui nous permettra de passer la frontière pour la Thaïlande. Nous étions là bien à l’heure, mais comme souvent, notre tuk-tuk-bus arrivera avec une demi heure de retard… rien d’anormal apparemment ! La frontière est à moins d’une demi-heure de là. Procédures administratives, changement de bus et nous voilà en Thaïlande. Notre train pour Bangkok n’étant que demain soir, nous faisons un stop ici. Mais après avoir été déposés dans le centre et après avoir cherché une chambre pour la nuit, il est déjà 18h30. La douche est, une fois encore, la bienvenue avant de ressortir pour dîner. Ici, surtout dans des petites villes, ce sont des « couche tôt » et surtout des « dîne tôt ». Nous choisissons un petit resto, rien d’extraordinaire. En revanche, nous découvrions que ce sont essentiellement des occidentaux, accompagnés de jeunes thaïlandaises qui viennent dîner ou boire un verre ici… Ca nous fait un peu bizarre, même si nous croiserons d’autres « couples » de ce type durant la soirée. Oui, c’est malheureusement l’un des attraits de la Thaïlande aux yeux de certains… heureusement que ce n’est pas le seul ! Mercredi 23 AVRIL 2008 « En route pour Vientiane » C’est décidé on ne traînera pas trop à Vientiane. Dès demain on traversera le « pont de l’amitié » pour nous rendre en Thaïlande bien que le train qui doit nous emmener jusqu’à Bangkok ne parte que le jour d’après. Non pas que Vientiane soit très désagréable mais elle demeure une petite ville endormie où il n’y a pas grand-chose à faire. On trouve tout de même à s’occuper en nous rendant de bon matin au « Morning market ». Bien que chaudement recommandé par le « Routard », ce marché s’avère décevant. Il est presque trop moderne avec ses sols bétonnés ou carrelés et ses escaliers roulants. De plus il n’y a pas grand monde, ce qui contribue à le rendre finalement assez peu « typique ». Beaucoup d’artisanat sans grand intérêt et bien plus cher qu’à Luang Prabang. On trouve quand même à acheter de jolies plaques Hmong en argent en guise de pendentifs de colliers. Ici le prix se calcul au poids (environ 1$ le gramme d’argent entre 90% et 95%) et non au travail sur le métal. Nous poursuivons par le marché Khua Din, juste à côté, et où l’on trouve l’alimentaire. Plus typique que le précédant mais toujours moins coloré que les marchés du Vietnam par exemple.
En début d’après-midi nous visitons Wat Simuang, temple le plus vénéré de la ville. Il abrite le pilier tutélaire, une ancienne borne khmère autour de laquelle le sanctuaire fut construit. Cette lourde pierre aurait été plantée dans la terre en écrasant une femme enceinte qui s’était offerte en sacrifice. Nous terminons la journée au temple de Wat Sokpaluang. Juste à côté du monastère, au milieu de la végétation, une famille propose bains de vapeur et massages. Tout cela est fort rustique : au rez-de-chaussée d’une cabane en bois sur pilotis, une grosse marmite couve sur le feu. A l’intérieur mijote une décoction d’herbes aromatiques qu’un tuyau relie à une petite pièce à l’étage où les vapeurs se répandent. Après cette introduction suit une heure de massage traditionnel Lao (pas les plus agréables car consistant essentiellement en pressions du bout des doigts) et pour finir un petit thé. On descend se rincer au bol dans la grande jarre du jardin. Amusant et ça permet de passer le temps. Nous retournerons pour dîner au même restaurant de la veille qui est toujours aussi animé et d’un très bon rapport qualité-prix mais dont la qualité du service laisse franchement à désirer. Au milieu du repas nous sommes surpris par une méchante averse qui s’éternisera une partie de la soirée. 
Mardi 22 AVRIL 2008 « En route pour Vientiane »
Journée un peu bancale aujourd’hui, malgré un réveil à 5h30 : en plus du puissant orage comme les 2 jours derniers, nous avons eu droit à un réveil en fanfare des coqs du coin, qui se sont relayés pendant une bonne heure ! Lorsque la pluie a cessé, nous sommes partis nous balader et voir si nous pouvions louer un scooter pour la matinée. Sur le principe c’était ok, mais sans essence, cela devenait plus dur : pas de chance, les 3 stations essence aux alentours étaient toutes HS. Le loueur laissera quand même Jérôme aller chercher de quoi remplir le réservoir auprès de revendeurs avec leurs bouteilles de sodas reconverties en bidon d’essence. Un quart d’heure plus tard, le voilà de retour, mais pas tout seul : les gros nuages gris menaçants étaient eux aussi de retour compromettant notre virée en 2 roues. Bon, dans ce cas, autant continuer notre route et nous rendre à Vientiane par le bus de 10h. Cette fois, nous avons opté pour le bus et non les soit disant express mini van. Et nous n’avons pas regretté notre choix car à part une pause rapide à mi-chemin, notre chauffeur fait la route d’une traite. Nous sommes arrivés à destination en début d’après midi, comme prévu (la 1ère fois depuis que nous sommes en Asie de sud est!!). Petite pensée pour ma petite cousine Ventiane, lorsque nous avons aperçu les premiers panneaux de la ville. Nous nous mettons alors en quête d’une guest house selon nos critères. Après en avoir visité plusieurs, nous en trouvons une pas trop mal et bien placée. Installation, douches et sieste pour Maëlys, l’après-midi est bien entamée et, comme par hasard, c’est là que le ciel s’assombri de nouveau pour laisser place à la pluie ! Décidément lorsque ce n’est pas la grosse chaleur qui nous bloque un peu c’est la pluie ! Drôle de saison sèche ! Heureusement qu’elle se calmera un peu, nous laissant sortir avec le parapluie pour compagnie. Notre première impression n’est, je l’espère, pas la bonne, car là, avec le ciel gris, les rues quasi désertées du fait de la pluie, nous ne sommes pas emballés par la ville qui ressemble plus à une sous-préfecture de province (et encore) qu’à une capitale). Restons positifs, demain, en pleine journée, si le temps s’améliore, nous devrions découvrir Vientiane sous son vrai visage… En attendant, nous irons dîner dans le resto bar qui nous a semblé être le seul vraiment animé du centre, où se côtoient locaux et internationaux de tout âges. « Idéal de s’y rendre quand on débarque à Vientiane ! » dixit le routard ! Lundi 21 AVRIL 2008 « Tubing, kayaking et sauts dans l'eau »  Il n’y a rien à faire à Vang Vieng même, bourgade où les repères de la culture laotienne ont disparu au profit de la sous-culture routarde (bière, séries américaines, pizza). S’il flotte encore ici ou là quelques drapeaux communistes (pathétique), pour le reste la ville n’est plus qu’une immense guesthouse internationalisée. Côté architecture, même néant culturel avec des constructions récentes en béton. Pourquoi s’arrêter là donc ? Eh bien, pour le cadre enchanteur alentour qui lui vaut les surnoms de « baie d’Along » ou de « Guilin » (Chine) du Laos du fait de ses falaises et montagnes « pains de sucre » calcaires, ses grottes et cascades, le tout traversé par la rivière Nam Sung. La rivière, justement, qui sera le fil rouge de notre journée. Nous nous joignons à une sortie organisée par une agence. Pour une fois cela se révèlera être le bon choix. Nous sommes d’abord transportés à 20 kms en amont de la ville en remontant la rivière. Après avoir traversé un petit pont de bambou et rejoint un petit hameau où poules, chiens, sangliers et même singes (en cage) cohabitent avec quelques autochtones dans leurs maisonnettes en bois et feuilles de bananiers, nous marchons une vingtaine de minutes dans un décor bucolique de rizières (un peu sèches en ce moment) avec autour de nous les fameuses falaises pains de sucre. C’est vers l’une d’elle que nous nous dirigeons. A sa base se trouve l’entrée d’une cave inondée, en forme de long tube. Tous en maillot et… activité « tubing » : assis sur une chambre à air de camion et munis de lampes frontales nous nous aventurons sous la roche. Maëlys, comme toujours est de la partie, assise sur sa mère, et s’amuse même de cette escapade insolite. Après une bonne demi-heure de barbotage dans l’obscurité, nous retrouvons l’air libre.
Nouvelle petite marche et nous voilà à une autre grotte, celle de l’éléphant. Pas d’eau cette fois, cette grotte est un petit temple avec ses habituels bouddhas et son empreinte démesurée, et surtout sa formation rocheuse en forme d’éléphant (mouais, bof…). Après le déjeuner au bord de l’eau, nous entamons le temps fort de la journée : la descente de la rivière en Kayak. Maëlys est toujours avec nous sur notre kayak 2 places mais, bien sûr, il n’y a que moi qui pagaye (en fait on se relaiera, faut pas exagérer quand même). Pas de folie pour cette descente, les quelques rapides (mini) se passent avec une facilité déconcertante en cette période saison sèche. En revanche, les paysages sont très agréables. Nous voilà donc enfin au Laos... ? Pas pour longtemps, après une bonne heure de descente tranquille nous commençons à entendre le bruit d’une sono puissante. Au détour de la rivière nous tombons sur plusieurs bars au bord de l’eau. Ce sont en fait des cahutes sommaires avec des rangées d’enceintes qui braillent à fond. Kayaks et chambres à air attendent sur la berge le temps que cette jeunesse se baigne et sirote ses bières. Mais le clou de l’attraction ce sont les hautes tours en rondins d’où on s’élance pour une partie de trapèze volant avant de se lâcher quelques mètres au-dessus de l’eau. Sensations et amusement garantie mais, en fait de Laos, nous sommes plus dans l’ambiance d’Ibiza. Après quelques sauts et quelques plats douloureux nous reprenons notre descente de la rivière. Nouvel arrêt dans un autre bar similaire un peu plus loin puis c’est le dernier tour sur l’eau. Et là, belle surprise : au milieu de l’eau tout un groupe de buffles se baigne. On passe au travers et au plus près du troupeau. De retour sur la terre ferme nous nous félicitons de cette journée étrange, toute en surprises mais finalement très sympa. 
Dimanche 20 AVRIL 2008 « Route tortueuse pour Vang Vieng » Ce matin, c’est l’orage qui nous a réveillé, vers 6h, un sacré orage même, avec de fortes pluies, pendant une bonne heure. Un petit air frais de bon matin, c’est bien appréciable en ce moment ! Nous finissons donc de plier bagages (on commence à pas mal accumuler !) car nous quittons Luang Prabang. Direction Vang Vieng, à mi chemin de Vientiane. Nous avons opté pour le « minivan », au lieu du bus. Le pick-up était prévu à 8 heures. Nous étions prêts depuis un bon moment, à tourner en rond dans la rue. Notre chauffeur est arrivé comme une fleur avec presque une heure de retard, ça commence bien ! Une fois les valises chargées sur le toit, nous nous mettons en route. Mais à peine 10 minutes plus tard, on nous demande de quitter le véhicule, prendre nos bagages et entrer dans une agence rejoindre d’autres routards pour remplir un document. Puis, nous sommes dirigés vers la cour à l’arrière, pour monter dans un autre minibus, toujours aussi bien tassés. C’est un peu bordélique tout ça, entre les chauffeurs qui attachent les bagages sur les toits, les pseudos assistants qui cherchent à remplir leur bus et la seule personne qui semble parler anglais qui ne sait où donner de la tête, bonjour l’organisation ! Outre notre chauffeur qui ne parle pas anglais, sa femme, ou collègue(?), ou maîtresse ( ?), bien enrobée quoiqu’il en soit, fait partie du voyage. Dès le début, elle se montrera assez désagréable. Vers 9h45, enfin nous décollons. Mais ce ne fut qu’un faux départ car à peine partis, nous nous arrêtons à la station essence, comme si cela n’avait pu être fait plus tôt ! L’ensemble des passagers commence à s’impatienter. Il faut dire que le départ était prévu à 8h30 pour une arrivée vers 13h. Impossible ! Allez, maintenant que le plein est fait, nous pouvons y aller !? Oui, enfin, non pas vraiment ! L’aimable accompagnatrice, demande à faire un stop, pour s’acheter à manger, riz, beignets et pieds de porcs, qu’elle mangera goulument et bruyamment pendant un bon moment. Après ça, nous avons pu rouler presque 2h. Heureusement que le paysage était beau avec ses collines verdoyantes, ses falaises et ses petits villages, parce que la route s’est révélée être une série de virage, dur, dur ! Surtout après la pause (et oui, forcément, avec tout ça, c’était pour eux l’heure de déjeuner !) car Maëlys ne trouvait pas son sommeil et gigotait dans tous les sens, mal à l’aise. Heureusement, que le reste du trajet n’a pas été entièrement ainsi ! Nous sommes finalement arrivés à destination vers 15h30, pas mal non ? Bizarre cet endroit, la musique anime les 2 principales rues, où s’enchaines pubs, restos et boui-bouis, le tout assez simples, ainsi que des agences de routards et cafés internet. On sent vraiment que c’est un village qui a grossit du fait de sa situation à mi chemin entre Vientiane et Luang Prabang et de sa proximité de l’eau où sont organisés des visites et sports d’eaux vives : l’étape privilégiée pour les jeunes de passage. On ne se sent définitivement pas au Laos ! Nos affaires posées dans un petite guest house sommaire, nous partons découvrir le coin : sans vouloir faire dans le « cliché », tout laisse à croire que Vang Vieng s’adresse surtout aux jeunes (tiens, aurait-on pris un coup de vieux ?), à en voir le nombre de restos/pubs, avec banquettes et coussins tournés vers de gros écrans TV, où des séries américaines ou des matchs de foot passent en boucle !!! Cela dit, les bars avec petits bungalows et hamacs au bord de l’eau, avec de la musique, là c’est sympa (et pour tous les âges !!). Nous profitons de cette fin de journée pour nous renseigner sur les choses à voir et à faire dans le coin et nous laissons tenter par un programme mi culturel mi sport pour le lendemain… Jérôme ira ensuite se faire faire un massage (un « massage thaï », qui ne sera pas aussi reposant que ce à quoi il aspirait, on saura pour la prochaine fois !), puis 7nous nous retrouverons pour aller dîner dans l’un des restos de la grande rue… Samedi 19 AVRIL 2008 « Cascades de Tad Kouang Si et coucher de soleil sur le mont Phousi »
Nous sommes réveillés par un violent orage qui a l’avantage de bien rafraîchir le début de mâtinée. Après dissipation de la perturbation (parfaite maîtrise de la terminologie météorologiqueJ), nous partons pour le marché Phosi. Aline est toute excitée car, contrairement au marché du soir pour touristes, celui-ci est le vrai marché alimentaire et marchandises générales. Grosse déception (est-ce la pluie qui vient à peine de cesser ou bien la période de nouvel an), il n’y a pas beaucoup d’activité et ce marché s’avère moins « typique » ou coloré que ceux du Cambodge ou du Vietnam. On a même du mal à trouver des couches pour Maëlys et n’existent ici que des petits paquets de 3 couches. Court arrêt donc qui nous permet rapidement de partir explorer d’autres quartiers de la ville. Encore des petites rues restaurées avec de vieilles maisons, des jardins et partout, des temples et de jeunes moines. Le temps reste assez couvert et ce n’est qu’à la faveur d’une timide apparition du soleil que nous décidons, en début d’après-midi, de prendre un tuk-tuk pour nous emmener, à 25 kms de là, à la cascade de Tad Kuang Si. L’entrée est payante et entourée des inévitables boutiques et échoppes.
La cascade court sur une certaines distances avec plusieurs bassins et quelques chutes, mais le plus sympa c’est de monter pendant 15 minutes la falaise pour arriver par un petit chemin très raide et glissant aux chutes supérieures et leurs bassins naturels. Magnifique et très rafraîchissant. De plus, l’endroit, peu accessible, n’est fréquenté que par quelques moines et quelques routards. L’occasion aussi pour Maëlys de faire « plouf plouf ». De retour en ville, nous honorons les commandes passées la veille par Aline aux vendeuses de souvenir et nous enchaînons par la montée du Wat Tham Phousi, temple et grotte au sommet de la colline qui surplombe la ville. L’occasion de découvrir la ville noyée sous la végétation tropicale et d’assister au fameux coucher de soleil dont les derniers rayons enflamment le Mékong. Dernière soirée à Luang Prabang dans un petit resto au bord de l’eau et l’occasion pour Aline de craquer une dernière fois pour un sac qu’elle « adoooooore ». Vendredi 18 AVRIL 2008 « Grottes de Pak Ou et petits villages sur le Mékong »
Ce matin, nous partons visiter les grottes de Pak Ou au bord du Mekong. Pour optimiser les coûts, nous avons pris la formule organisée, qui revient en fait à partir en petits groupes, sur un long bateau en bois, d’un mètre de large tout au plus. La traversée, à l’allée, a duré deux bonnes heures avec, en plus, l’arrêt shopping bien entendu. Nous sommes débarqués au bord d’un chemin qui mène à un petit village. Certes, les habitants vivent de façon rustique, avec des animaux qui gambadent à travers les maisons en bois et rabane, mais de nombreux étals ont été installés pour proposer de l’artisanat – malheureusement, une partie ne semble pas être du « hand made » ni même du « made in Laos ». C’est bien dommage, cela perd de son authenticité ; « C’est Disneyland » même selon les dires de Jérôme. Il est vrai que pour le moment, nous sommes un peu déçus car nous pensions que le Laos était un peu préservé du tourisme, or, là, c’est un exemple concret qui prouve l’inverse… Il nous faut vraiment nous éloigner de la ville pour, nous l’espérons, rencontrer de « vrai Laotiens des villages ». En attendant, Maëlys n’a de cure de tout ça, elle est toute contente de voir autant de petits animaux autour d’elle, surtout des canetons et des poussins ! Après cette escale forcée, nous poursuivons notre croisière jusqu’au pied des grottes qui se trouvent à la base d’une falaise. Il s’agit d’un lieu de pèlerinage où sont déposées, surtout lors des fêtes du Nouvel An, des statuettes de Bouddha, autours des autres statues, plus imposantes. La 1ère grotte compte ainsi un nombre impressionnant de Bouddhas de toutes tailles. La seconde grotte, à laquelle on accède via de longs escaliers (avec la chaleur, on le sent !!) beaucoup plus profonde, abrite entre autre, un Bouddha au gros ventre, ce qui est bien rare. Pour la petite histoire, la légende raconte que ce bouddha était un très bel homme, qui était gêné dans sa méditation du fait de la convoitise qu’il suscitait. Il pria alors pour qu’il soit moins séduisant. Son vœu s’est exaucé sous la forme de ce gros ventre…
Nous repartons ensuite à bord de notre petite embarcation, pour une bonne heure et demie de trajet, à contempler le paysage alentour, avec les cultures sur les rives, les petits hameaux, et les quelques pêcheurs. En arrivant, nous irons déjeuner dans un petit resto au bord de l’eau, simple mais très bien, le temps de voir notre programme pour l’après midi. Tiens, et si nous allions visiter seuls, les temples de l’autre côté de la rive. Nous négocions alors avec le capitaine ( !!) de l’une des petites embarcations, qui, sans gène, nous demande un prix presque 20 fois plus élevé que celui payé par les locaux (ok, nous serons seuls sur le bateau, amis quand même !). Nous trouvons un accord malgré tout et moins de 10 minutes plus tard, nous étions de l’autre côté. Là, le petit hameau est beaucoup plus calme et sans touristes (nous avons seulement rencontré un couple avec qui nous avions discuté 2 jours avant !). C’est très calme, encore plus au sein du petit ensemble monastique de Long Khoun où subsistent les vestiges de belles fresques aux représentations naïves. Nous avons toutefois été surpris de voir que les maisons au sein de cet ensemble semblaient à l’abandon, vides alors qu’elles étaient en bon état… Nous avons poursuivi avec la visite de la grotte sacrée de Sakarindth, plus loin, qui, finalement, ne nous a pas paru d’un grand intérêt, car les statues datant du XVI semblaient toutes avoir disparues ou être cassées. Petite consolation : cela nous a fait une pause fraicheur ! Nous sommes ensuite rentrés, ravis de savoir qu’une douche fraiche nous attendait avant de ressortir pour monter en haut du mont Phousi. Après coup, nous avons décidé de remettre çà plus tard cette ascension, pour laisser Maëlys jouer un peu, sous les effluves du ventilo. Par contre, 1 heure plus tard, la sortie shopping au marché s’impose : nous avons encore des petites emplettes à faire ! On se laisse de nouveau tenter, on ne reviendra pas de sitôt au Laos, autant en profiter ! Maëlys semble avoir mangé du lion, elle court partout et aura toujours autant la pèche lors du diner, à jouer avec tout ce qui lui tombe dans les mains, alors qu’elle n’a pas fait de sieste cet après midi ! Ce n’est que vers 21h30 qu’elle s’effondrera sur le lit, avec son fidèle Doudou sous le bras ! Jeudi 17 AVRIL 2008 « Découverte de Luang Prabang » 
Malgré la légère altitude (500 m), il fait vite chaud à Luang Prabang. Journée calme donc, consacrée d’abord à faire un tour des agences en vue de voir qu’est-ce que l’on peut faire en ville et dans les alentours. Il nous faut aussi penser à notre départ le 26 du mois vers Bangkok où l’on doit prendre l’avion pour la Birmanie. L’idéal pour nous est de réserver le train de n uit qui part de la frontière thaïlandaise au sud de Ventiane. Il y a bien quelques vols low-cost mais avec tous les achats qu’Aline est en train de réaliser (je ne compte plus les dessus de lit…), on est sûr d’être en surpoids. Alors, le train c’est ce qu’il y a de mieux et on essaiera de s’alléger à Bangkok en envoyant un colis. On profite de la mâtinée également pour changer de guesthouse car, à l’usage, la chambre que nous avons s’avère triste et sale. On en trouve une nouvelle, très sympa, tout en bois, dans une venelle en plein centre et pour le même prix (10$). Après déjeuner on laisse Maëlys se reposer un peu plutôt que de repartir trop vite sous la chaleur écrasante. En milieu d’après-midi, enfin, nous partons explorer un peu plus en détail cette ville inscrite au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO. 
Au début, on est un peu déçu puis rapidement on se laisse séduire par l’atmosphère particulière, toute en nonchalance, de cette ville au bord du Mékong aux rues bordées de petites maisons coloniales et aux innombrables temples et monastères, tous plus charmants les uns que les autres. Au temple de Wat Xieng Thong de jeunes moines, dans leurs draps orange, sont en train de monter un chapiteau dans la cour. Tout autour, petits jardins bien entretenus, chapelles et temples aux toits qui descendent presque jusqu’au sol, aux porches travaillés et dorés, aux intérieurs intimes, aux murs noirs pochés à la feuille d’or et emplis de bouddhas de toutes tailles. Particularité ici, certains édifices sont ornés de belles mosaïques de verre. L’une d’elle représente « l’arbre de l’illumination ». C’est bien agréable de pouvoir ainsi se promener tranquillement, de temples en ruelles, de venelles en jolies maisons basses, de jardins en petites boutiques. Et surtout pas d’intempestif « hello mister, want tuk-tuk » ou bien « you buy me something ». Le soir venu, la rue principale abdique sa quiétude au profit du touriste roi qui commence à envahir ce petit bijou en masse. Déjà toutes les maisons ont été transformées qui en resto, qui en boutique, qui en guesthouse, qui en agence de voyage. La rue est alors fermée au trafic et se mue en marché aux souvenirs pour touristes. Des centaines de stands, à même le sol et tenus par des femmes Hmong, étalent soieries (pas toujours pures), petits objets et bibelots, et star parmi les stars d’innombrables dessus de lits aux très jolis motifs. C’est toujours agréable de marchander et le cadre est enchanteur mais reste le goût amer de ne pas toucher au Laos authentique et d’être les acteurs d’une farce touristique. Les bras chargés (les miens), nous brulons dans un petit resto sympathique les quelques billets que j’ai pu sauver de l’orgie mercantile. Mercredi 16 AVRIL 2008 « Arrivée à Luang Prabang » Tiens, ça nous change : après un réveil vers 6h, nous nous sommes rendormis jusqu’à 8h, pas mal, non ? Comme nous devons quitter l’hôtel vers 10h30, nous ne ferons rien de spécial avant, si ce n’est un passage (obligé !) à la piscine… A l’heure dite, nous retrouvons notre chauffeur de tuk tuk, qui nous emmènera vers l’aéroport. Au revoir le Cambodge… direction en avion le Laos et pour commencer, Luang Prabang. Dès notre arrivée à destination, nous sommes frappés par le calme et l’atmosphère « no stress ». Seul le rabatteur de taxis à la sortie sera désagréable en plus d’être, comment dire, un peu filou.. Nous nous sommes donc adressés à un chauffeur au-delà du parking, et c’était très bien ! Nous nous sommes fiés au Routard pour sélectionner une guesthouse simple et très abordable, dans l’une des petites rues perpendiculaires à la grande rue, l’artère principale de la ville.
Après s’être posé un peu, nous sommes partis découvrir le centre. Là encore, nous sommes frappés par le calme. Il est vrai qu’il y a peu de véhicules et que nous sommes encore en période de fêtes, mais quand même ! Ici, pas d’immeubles ou gros bâtiments, seules des maisons sur 2 niveaux composent la ville et nombreuses sont celles qui, dans le centre surtout, se sont transformées en guesthouse ou restaurants. Oui, contrairement à ce que nous pensions, cette petite ville est déjà bien tournée vers le tourisme, à en voir les nombreux restos, cafés et agences de voyage qui fleurissent sur la rue centrale (même si cela n’est pas fait suivant nos standards, on s’en rapproche !). Nous avons notamment visité le temple Wat Mai, bien animé du fait des festivités : au-delà des prières au milieu des effluves d’encens, les laotiens viennent arroser via un large tube doré, la statue d’or bouddha. Offrandes. Autre rituel : il s’agit de tirer au hasard une baguette d’un pot. En fonction du signe noté sur la baguette, l’un des moines remettra un petit papier censé être révélateur pour l’avenir du pèlerin. Le porche du temple est richement décoré avec des peintures et des sculptures dorées, tout comme l’intérieur dont les murs hébergent une multitude de mini bouddhas, venant compléter l’autel entouré de statues de toutes tailles et tous matériaux. Nous continuerons ensuite notre ballade en longeant la rue centrale où un marché nocturne est en train de s’installer avec beaucoup d’artisanat de textile surtout. Là encore, il y a des choses sympas à ramener !! Nous irons dîner assez tôt, pour s’adapter aux habitudes locales, dans l’un des petits restos de la grande rue... Pas de bougies sur le dessert pour fêter ma 33ème année (et oui, déjà !) car sur le mango steaky rice, ce n’était pas forcément l’idéal ! Et puis, j’avais déjà eu mon cadeau, au Vietnam, un large shopping dans une boutique-atelier de soie, sans oublier les touchants messages qui m’attendaient sur ma boite emails, MERCI !! |