du 25 au 31 janvier 2008

Récits de voyage > journal de voyage
Indonésie - Bali 1
de MAJ, le 06-02-2008

du 25 au 31 janvier 2008

ATTENTION : CE CARNET EST PRESENTE EN ORDRE CHRONOLOGIQUE INVERSE (les nouvelles les plus fraîches en tête). SI VOUS SOUHAITEZ CONSULTER DANS L'ORDRE DES EVENEMENTS, PARTIR DU BAS.

 

Jeudi 31 JANVIER 2008
« Tour jusqu'à la côte Nord »

Pour profiter au mieux de la journée, nous avions prévu de partir tôt et nous comptions sur Maëlys pour nous réveiller. Mais comme elle a veillé tard hier, elle s’est réveillée la dernière à huit heures moins le quart ! Mais nous avons réussi à prendre la route assez rapidement et comme le ciel est dégagé, sans nuages menaçants, nous  commencerons par reprendre le même chemin que la veille. Première étape, le temple Pura Ulun Danau Batur qui, au-delà de ses beaux édifices, jouit d’une superbe vue sur les rizières, le lac et surtout le volcan. Cela valait vraiment la peine de revenir ! Après une séance de photos incontournable, nous repartons, toujours en direction du nord, ça monte, ça monte ! Nous traversons des petits villages et hameaux, toujours remplis d’échoppes et de bouis-bouis en tous genres. A chaque fois, nous avons droit à des Hello, hello ! Aussi bien des enfants que des adultes, et tout ça avec un large sourire. Entre deux bourgades, il y a un barrage de police. On nous fait signe de nous arrêter et, tiens, c’est bizarre, ce visage nous dit quelque choses… on est accueillis par un « Hello Mister, do you remember me ? ». Et oui, c’est l’un des agents à qui nous avons eu affaire hier ! Avant même qu’il ne le demande, Jérôme sort son permis international. Cela nous vaudra de larges sourires, sans compter ceux prodigués devant Maëlys par l’ensemble de la troupe !

Deuxième arrêt, le temple de Pelusan, datant de plus de 800 ans qui trône en haut de plus de 300 marches. Contrairement aux autres temples où l’on est invité à faire un don, là il y a un droit d’entrée, ce qui nous surprendra, à vrai dire, car l’ensemble est  un peu décevant avec des édifices plutôt sommairse. Par contre il recouvre des restes de vieilles statues entourées de tissus blancs, couleur « suprème » dont certaines sont pas mal sans oublier la vue dominante. Nous visiterons, toujours seuls, un autre temple aux portes richement décorée et avec de nombreuses statues et sculptures riches en symboles pour les hindous, avant d’arriver à celui que l’on appelle  « Temple of the Dead » dédié à Shiva (Dieu destructeurs mais grâce à qui il y a une renaissance, réincarnation). C’est là que sont déposées les cendres des morts à défaut d’être lancées dans l’océan en espérant qu’elles rejoignent les eaux du Gange, en Inde, faute d’autres moyens. Sa porte principale  présente de magnifiques sculptures en reliefs, représentant entre autre la lutte entre le bien et le mal. Sur les côtés, on peut admirer d’autre réalisations, plus surprenantes : bicyclette, avion, bateau : des représentations de hollandais, lorsqu’ils sont venus à l’assaut de  l’île et contre lesquels se sont battus les Balinais. Nous devons ces explications, à celui qui s’est imposé à nous, en finesse, pour nous faire la visite et qui nous a même laissé des feuillets en anglais répondant aux principales questions sur la religion hindouiste. Bien vu et surtout bien apprécié ! A l’entrée du temple, nous tombons sur, sans doute, les seuls autres touristes parcourant le coin depuis une semaine (à en croire les registres remplis lors des visites !). Tiens, ce sont aussi des français. Nous échangeons nos impressions (positives !) et ils nous conseillent vivement d’aller voir des cascades à quelques kilomètres de là. Pourquoi pas ? Nous décidons de grignoter un peu avant et, faute de choix, nous nous attablons à la petite échoppe en face du temple au grand étonnement de sa tenancière ! Rassurez-vous, nous avons quand même été prudents : riz, légumes sautés et fruits pour tout le monde et en plus du fromage acheté dans un « vrai » magasin pour Maëlys !

eu de temps après, nous arrivons devant le chemin qui nous mènera à la cascade, dans le fin fond d’un petit hameau, à dix mille lieux des endroits touristiques. Et nous voilà descendons progressivement les longs escaliers à flanc de rizière et végétation tropicale. Le paysage est superbe. Nous apercevons alors ces belles chutes, de 80 m de haut, surprenant ici, alors que rien ne pouvait laisser à penser qu’une telle cascade se trouvait là. Il n’ya personne. C’est vrai que ça descend même à pic… Une fois la rivière traversée, nous ressentons une bruine qui nous chatouille le visage. Mais que c’est agréable avec cette chaleur ! Forcément, nous ne résisterons pas à la tentation, Maëlys y compris, d’aller se baigner pour se rafraichir ! Nous nous relaierons même l’un l’autre pour aller sous le brumisateur naturel et puissant de la chute ! Quel plaisir ! Surtout qu’après ça, il nous a fallu remonter ! Pas moins de 452 hautes marches, sans compter le sentier en montée jusqu’à notre voiture ! Après cette pause imprévue mais bienvenue, nous repartons…et continuons en nous approchant de la côte nord. Nous traversions Sigaraja et étions précisément à un feu rouge qu’un homme, sur son scooter, nous fait signe à travers la vitre, nous demandant où nous allions... Ni une, ni deux, il nous sort une brochure d’un hôtel sur la plage, « very confortable and very cheap… and water sport !». Tiens, et pourquoi pas de la plongée pour Jérôme qui cherche à passer son Padi « Yes, yes, we can do… come, follow me ».; Bon, allez, on peut aller voir, on ne sait jamais ! 5 minutes plus tard nous voilà à l’hôtel visitant les chambres, puis au centre (terme un peu élogieux dans ce cas !) de plongée pour négocier la formation… Et hop, c’est décidé, nous viendrons passer 3j ici pour que Jérôme ait enfin ce certificat pour ses futures plongées… Et en attendant, il y en a un qui a gagné une belle com ! Et pourtant, qui l’eut cru, en alpaguant les rares touristes au volant !  Bon, ce n’est pas tout ça, l’heure tourne, il va falloir rentrer… Comme nous allons revenir, nous ferons les arrêts découvertes sur cette route la prochaine fois. En avant… Par contre, ça monte, ça descend et surtout ça tourne. Maëlys est un peu excitée et gigote pas mal…. Alors, forcément… ça s’agite dans son estomac et… hop, tout est ressorti ! Arrêt forcé au bord de la route…. Heureusement, c’était la fin des virages et nous avons poursuivi notre chemin sans soucis, si ce n’est l’éblouissement des phares des mobylettes. La soirée s’est déroulée en douceur avec les incontournables sauts dans la piscine et autours d’un  dîner couleur locale dans un resto familial sans prétention, mais recommandé par le routard et autres guides à la grande fierté du chef de famille et patron du lieu !  


Mercredi 30 JANVIER 2008
« Ballade au centre et au nord de l'île »

Aujourd’hui, nous allons pouvoir nous déplacer dans l’île en autonome : nous avons décidé de louer une voiture sans chauffeur. Et ce n’est même pas une folie financièrement puisque cela nous revient à 5,5 € par jour, kms illimités et assurance comprise !!! La seule difficulté réside dans les conditions de conduite. Ici le trafic suit ses lois propres dont les principes directeurs sont la chance et la désorganisation organisée. Comme en Allemagne il n’y a pas de panneaux de limitation de vitesse. Mais bon, ce n’est pas vraiment nécessaire et tout au long de la journée je ne réussirais qu’une seule fois à passer la cinquième (et encore pour la beauté du geste plus que par nécessité !). Il est vrai, qu’entre chiens allongés sur la route, poules qui traversent en famille, voitures et camions arrêtés partout, motos et mobylettes qui roulent dans tous les sens, riz qui sèche, piétons qui piétinent et nids de poule qui ressemblent à des nids d’autruche, la conduite à gauche n’est qu’une touche supplémentaire qui ajoute au folklore (heureusement je m’y suis totalement fait après deux mois d’Australie et de Nouvelle Zélande). Notre voiture, une Suzuki hors d’âge, aux freins bien usés, glinguebarde de partout et se montre capricieuse en montée. On retrouve les bruits de boîte de vitesse de nos vielles 4L des années 60-70.

Qu’à cela ne tienne, on prend quand même la route direction la région Nord de l’île. Au sortir d’Ubud nous nous arrêtons à un temple que l’on ne trouve pas sur nos guides mais qui est vraiment superbe avec ses toits aux multiples étages, ses statues terrifiantes, ses pierres ciselées et ses portes en bois finement travaillées et décorées. Nous utilisons nos paréos en guise de sarong pour respecter les coutumes locales. Nous poursuivons vers le nord en suivant la pente douce, agrémentée de rizières et cocotiers, qui monte vers le lac et le volcan de Batur. Aie ! En chemin nous nous faisons arrêter par un barrage de police. Ils sont bien une douzaine et ont parfaitement vu que Maëlys est debout devant, sur les genoux de sa mère et non attachée (on sait, ce n’est pas bien, mais il n’y a pas d’autre solution et de toute façon on dépasse rarement les 40 km/h). Ils font de grands sourires à Maëlys et considèrent sa position normale. En revanche, j’ai un gros problème apparemment : je n’ai pas avec moi mon permis de conduire international. Et dire que je mes suis donné la peine d’en faire un avant de partir. Je l’ai naturellement laissé à l’hôtel étant donné sa totale inutilité au cours de toutes nos précédentes étapes. Mais à Bali, la Loi est la Loi et le gros sergent commence à agiter son bloc de procès-verbal et son stylo. Diable, la négo s’annonce difficile ! Seulement, à ce jeu là je suis coriace et je bénéficie de 7 ans de pratique intensive dans les Balkans. Si bien qu’après quelques minutes d’argumentation, Mr Popust (nos amis des Balkans comprendront, pour les autres un dico en ligne de serbo-croate les éclairera) s’en sort avec une simple réprimande orale et la promesse de ne jamais recommencer. On ne se refait pas.

Plus on monte et s’approche du volcan, plus le temps se gâte et rapidement nous nous retrouvons dans les nuages et sous la pluie. Pas la meilleure situation pour admirer le panorama. Sur une crête de l’énorme cratère nous visitons le temple de Pura Ulun Danau Batur. Pas mal et avec sans doute une très belle vue en contrebas sur le volcan et son lac, mais la pluie écourte la visite. On poursuit en direction de 2 autres temples mais la pluie redouble et nous renonçons à leur visite. Sur la crête de très nombreux restaurants se sont installés, offrant un magnifique panorama. C’est de l’un d’eux que, le temps d’une éclaircie, nous pourrons voir le volcan et son lac sortir de nuages.

 

Nous descendons à travers les champs de lave verdis par l’humidité à l’intérieur du cratère. Il y a un chemin pour faire l’ascension du Mont Batur mais en cette saison ce n’est vraiment pas possible. Nous traversons les petits villages au fil du lac. La pluie récente, la couleur noire de la terre qui s’est transformée en gadoue donne une impression de saleté et de pauvreté. Au bord du lac, nous nous arrêtons près de ce qui est sensé être des sources d’eau chaude. Des femmes et une ribambelle d’enfants nous montrent le chemin. Nous longeons la berge souillée du lac pour arriver à un trou d’eau crasseux entouré d’immondices. On dirait vraiment une décharge publique. Et pourtant, des enfants y jouent, d’autres s’y lavent, des femmes lavent du linge, le tout sur quelques mètres. Nos envies de bain se limiteront à tâter l’eau du bout du doigt pour vérifier qu’il s’agit bien d’eau chaude. Le reste nous a refroidis. Sur l’autre berge du lac se trouve un village du nom de Terruyan où vit les descendants d’une tribu cannibale présente avant l’arrivée des javanais. Il est enclavé à flanc de montagne et selon les guides touristiques joignable uniquement par pirogue. Après avoir recoupé des informations auprès de locaux nous apprenons qu’il existe une petite route pour les véhicules mais qu’on le tait aux touristes pour qu’ils affrètent les pirogues. Nous voilà donc avec notre petite voiture à emprunter une route déglinguée qui se fraye avec difficulté un chemin entre lac et montagne. Ca tourne, ça monte et redescend abruptement. La route est détrempée par la pluie. A quelques centaines de mètres du village nous devons nous résoudre à abandonner la voiture : la descente est trop forte, on ne pourra jamais remonter si on s’y aventure et en bas la route est recouverte de la boue d’un récent éboulement. On part donc à pied alors que la pluie se remet à tomber. 5 mn plus tard nous sommes au cœur du village, qui semble ne pas avoir vu de touriste depuis la dernière haute saison, à marchander la location d’une pirogue, seul moyen pour faire les quelques centaines de mètres qui permettent d’aller au cimetière du village. Ce cimetière est indiqué comme intéressant dans un guide pour ses corps laissés en hauteur dans des « paniers » et ses alignements de crânes. Mais la négo se passe mal. On nous propose une barcasse pourrie, sans moteur (avec des pagaies) pour 20 $ alors qu’il n’y a que quelques centaines de mètres à parcourir. C’est disproportionné pour ici car cela représente une demi-journée de location de voiture avec chauffeur et carburant. On offre 6 $ au maximum. Refus. On tourne les talons et étrangement, alors que nous serons raccompagné jusqu’à la voiture on n’entendra pas l’espéré « OK Mister ».

On reprend donc la route en direction d’Ubud. La nuit commence à tomber lorsque nous nous arrêtons au temple de Pura Pelen, l’un des deux temples les plus importants de l’île. Dommage qu’il n-y ait pas plus de jour car il est superbe et arbore fièrement un toit à onze étage. Il fait bien nuit lorsque nous repartons et la conduite est difficile sous la pluie. On ne voit quasiment rien, on est ébloui en permanence par les phares mal réglés des voitures et motos et il n’y a presqu’aucun panneaux indicateurs. On arrive finalement bien fatigué à notre hôtel et le saut dans la piscine est bienvenu avant de trouver un petit resto pour terminer la soirée. Nous avons amené l’ordinateur car le resto où nous nous sommes attablés offre internet en wifi aux clients. Stupeur au moment de régler l’addition : une ligne est rajoutée pour l’ordinateur. Comment est-ce possible alors que la connexion est offerte ? On se fait expliquer que ce n’est pas la connexion que l’on nous facture mais le fait que nous ayons branché l’ordinateur sur le secteur. Ils en seront pour refaire leur addition.

 

Mardi 29 JANVIER 2008
« Ubud, la ville des artistes »

Ce matin encore, nous décidons de bien démarrer la journée par une séance piscine-lecture, histoire de se mettre dans le rythme. Puis nous plions bagages pour nous installer dans un autre hôtel que nous avions repéré la veille en nous baladant dans le centre. C’est en s’immisçant au fond d’une petite impasse que nous avons déniché ce petit coin : on a  beau être près de la grande rue, on est au calme, face à une rizière et entouré de verdure. Notre chambre qui donne sur la piscine est vraiment grande avec ses 2 grands lits et tout le reste, au moins 10 à 12 fois le van de notre étape néo-zélandaise, ça nous change (mais on apprécie les 2 options !), sans oublier la grande terrasse privée… Le mobilier est assez modeste mais le tout est très bon marché ! Après un p’tit bain (histoire de tester cette nouvelle piscine !)Nous partons découvrir plus en profondeur Ubud : d’abord le marché, qui regorge d’artisanat en tout genre et qui, cela se ressent très vite, ne s’adresse qu’aux étrangers… Nous y ferons notre 1er achat (on a quand même tenu 3j à Bali sans acheter de souvenirs ! Un petit bracelet, que j’ai un peu, marchandé, pour la forme ! A côté de l’agitation de la rue et du marché, se dressent quelques statues revêtues du sarong, et devant lesquelles s’amoncellent une pile de petites corbeilles d’offrandes. Justement, des femmes portant des plateaux d’offrandes se présentent devant ce petit temple, pour y déposer la petite corbeille quotidienne tout en suivant un rituel de gestes voluptueux, afin d’éloigner les mauvais esprits. Même rapide et simple, ce petit rituel est touchant.

Nous irons ensuite visiter l’ancienne résidence de la famille royal : un ensemble de auvents aux toitures ornées de bois agrémenté de meubles, vases et tapis assez travaillés (un peu trop parfois). Nous entrerons ensuite dans le temple XXX, après avoir revêtu nos pseudos sarongs (des paréos !. Nous sommes de nouveau surpris par le calme qui y règne alors que nos sommes à quelques mètres de la rue centrale. Contrairement au fameux temple que nous avons visité près de Denpasar, celui-ci est plus beau, du moins avec des structures plus travaillées et décorées, nous avons hâte d’assister à une cérémonie pour voir ce lieu rempli de vie !  Nous nous arrêtons ensuite dans un boui-boui, manger un « chop sue » préparé sous nos yeux (des légumes sautés, une pointe de poulet et du riz). Le moment est bien choisi car le ciel se charge et la pluie se met à tomber… normal en cette saison des pluies. Nous reprenons notre chemin lorsque la pluie s’arrête et prenons un taxi pour nous avancer vers un autre temple, pointé du doigt sur notre petit guide (déniché hier soir). Objectivement, il ne valait pas le détour… d’autres plus petits et discrets entre deux maisons nous feront un meilleur effet !  Alors que nous redescendons vers la ville, nous nous arrêtons voir les galeries et artisans qui proposent toutes sortes de pièces : objets, statues, peintures, sculptures, bijoux… un vrai marché en plein air ! Par contre, rapidement,  la pluie s’est remise à tomber parfois avec de fortes averses. Les Balinais en scooters, habitués s’arrêtent et ni une ni deux, hop, ils enfilent leur poncho imper, qui fera office de capote pour tous les passagers ! Pour nous, cette pluie n’est pas gênante car il ne fait pas froid, mais, ça glisse ! Maëlys, elle, s’est endormie, à se demander si cela n’a pas un effet soporifique sur elle car ce n’est pas la 1ère fois !!

Nous alternerons nos visites de shops par des visites de repérages d’hôtels, plutôt haut de gamme. C’est sympa à faire : on peut se rendre compte des prestations et des prix proposés, surtout qu’en ce moment la négo est de mise et tout à fait acceptée ! Nous prenons note pour la semaine prochaine !! Nous rentrerons en fin d’après midi, ravis d’aller faire un saut… dans la  piscine (!!) Et par la suite, c’est un massage d’une heure qui nous relaxera avant d’aller dîner, une soirée toute en douceur !

 
 
Lundi 28 JANVIER 2008
« Bali, ce grand marché de l'artisanat »
 

Après un peu de farniente à la piscine, nous quittons notre très sympathique petit hôtel pour nous rendre à Ubud, plus à l’intérieur des terres. Nous avons trouvé un chauffeur dans la rue (ou plutôt c’est lui qui nous a trouvé car on n’a pas fait 2 mètres que l’on a déjà plusieurs propositions) qui va nous y conduire. Il n’y a qu’une trentaine de kilomètres mais la course durera plus de 2 heures car en chemin nous ne pouvons nous empêcher de nous arrêter dans les innombrables boutiques et ateliers en tout genre. On se rend compte qu’au-delà du tourisme de plage, le deuxième pan de l’économie est l’artisanat sous toutes ses formes. On trouve de tout et il est difficile de ne pas succomber à l’envie de ramener des containers entiers. On se renseignera même auprès d’un vendeur. Pour une livraison à Paris il faut compter 2 mois et 265 $ par m3. Il y a bien sûr de toutes les qualités mais on trouve véritablement de très belles choses. Chaque village a sa spécialité. On s’arrête d’abord quelques kms au nord de Denpasar à Batubulan. La longue route qui traverse le village de « la Pierre de Lune » n’est qu’une suite ininterrompue de marchands qui exposent leurs sculptures. Et on se promène à travers des centaines de têtes de Boudhas, des Ganesh et plein d’autres animaux et divinités. La plupart sont taillés dans la pierre douce calcaire. Elles sont blanches ou bien déjà noircies et verdies par le temps et l’humidité. Certaines sont naturellement noires car taillées dans la seule pierre non importée sur l’île : la pierre de lave. Cette profusion de choix est un supplice pour qui rêve d’agrémenter son jardin ou son intérieur. Quelques kilomètres plus loin nous voilà à Celuk dont la spécialité est l’orfèvrerie (argent et or). Nous demandons à voir un atelier. Notre chauffeur nous conduit à l’écart de la route dans un grand magasin qui regorge de colliers, bagues, bracelets et autres bijoux. Aline a un peu les yeux qui brillent. On ne verra pas l’atelier (on ne le montre jamais au touriste). Comme ersatz une petite pièce à l’entrée du magasin ou une ouvrière s’affaire sur de minuscules tiges d’argent qu’elle réussit à transformer et à assembler en une magnifique boucle d’oreille toute dentelée. A l’approche d’Ubud les étals changent et offrent essentiellement des peintures. Notre chauffeur nous conduit à un grand magasin où l’on nous refait le coup de l’antichambre « petit atelier ». A notre arrivée, tout le monde se ré-affaire à son ouvrage. Le petit chef qui nous accueil nous apprend qu’il a plus de 150 peintres qui travaillent pour lui, que chacun est un artiste est signe chacune de ses œuvres. S’ensuit une multitude de salles aux murs recouverts de peintures de tous styles : peinture traditionnelle avec une multitude de détails (personnages, feuilles…), art moderne avec des motifs, têtes de Boudhas, peinture impressionniste… Certaines toiles sont vraiment très belles.

 

Nous arrivons à Ubud et nous mettons en quête d’un hôtel. Grâce à internet et un blog nous avons présélectionné 2 adresses mais nous ne sommes pas convaincus. Notre chauffeur a lui-même ses propres adresses (of course) et à la deuxième tentative nous nous arrêtons dans un petit hôtel un peu à l’écart de la rue, au milieu des rizières. La chambre standard est grande mais sans fioriture et il y a une jolie piscine que nous atteignons par un chemin à travers la rizière. Le tout avec le petit déjeuner nous revient à 20 $. On prend pour une nuit et on libère notre chauffeur avec un bon pourboire car il a été très discret, attentionné et pas du tout « je t’arrête à tous les magasins où je suis commissionné ». Durant l’après midi, en nous baladant dans Ubud, on cherchera ailleurs parmi les nombreux hôtels et on trouvera un cadre encore plus sympa pour les prochains jours. Ubud est une sorte de ville-magasin où on a l’impression que tout l’artisanat de l’île est étalé au fil des innombrables boutiques. En complément il y a naturellement la multitude de restaurants et d’hôtels de toutes catégories. Mais la ville ne se réduit pas à être un grand bazar pour touristes, il y a aussi des temples, des spectacles de danses et de très jolies paysages de rizières dès que l’on quitte l’artère principale. Nous déambulons entrant au gré de nos envies dans les boutiques et les petits temples. On regarde les cartes des restos et après un arrêt par la piscine de l’hôtel nous irons dîner dans un restaurant avec un magnifique jardin. Retour à l’hôtel et re-piscine bien sûr.

Dimanche 27 JANVIER 2008
« Le sud de Bali, la péninsule de Bukit »

 

Après une bonne nuit et un p’tit dej au calme, nous avons commencé la journée par des activités très pesantes : baignade, lecture, jeux dans la piscine avec Maëlys… dur dur ! Et à ce rythme, la matinée est vite passée ! Puis, alors que Jérôme est allé dans un internet café, je suis partie me balader avec Maëlys dans les petites échoppes autours de l’hôtel pour trouver une casquette pour Choupinette (on a perdu la sienne  hier). Comme j’étais la seule cliente potentielle du moment, j’ai eu droit à toutes propositions de pseudo casquettes ! En même temps, ces sollicitations s’accompagnaient toujours d’un large sourire et de marques d’admiration pour Maëlys, alors je ne pouvais que jouer le jeu  en entrant regarder leurs étals… C’est vrai que l’on a vite envie d’acheter des petites babioles, pour un plaisir partagé, mais nous devons nous limiter sous peine d’être vite surchargés… et puis nous ne sommes qu’au début de notre séjour à Bali !  Après un rapide en-cas (le typique Gado-gado : des légumes sautés avec du tofu et du riz), il est temps de retourner à l’hôtel où notre guide pour l’après-midi nous attend. C’est en nous baladant hier soir que nous avons été abordés (cela nous est arrivé à plusieurs reprises au cours de la journée) et finalement, nous avons convenu de faire le tour de la péninsule de Bukit  avec lui. Nous voilà donc en voiture, avec notre guide et un chauffeur. Très vite, nous nous rendrons compte qu’ils ont en tête un programme un peu différent du notre, dans l’idée de nous faire « consommer » plus, pour avoir une com au passage. Rien de plus normal finalement, nous sommes étiquetés « touristes »… Première étape rapide, nous demandons à nous arrêter chez Carrefour ayant vu des panneaux pour trouver des petits pots pour Maëlys (pour les midis lorsque nous n’aurons pas d’autres choix que des boui-bouis). Apparemment, c’est très compliqué et long pour y arriver (ah bon ?) alors on nous dépose dans une sorte de magasin en gros… où nous ne trouverons pas de petits pots… Bon, tant pis, nous partons vers Nusa Dua, au sud de la péninsule. La circulation est dense surtout en scooters, le véhicule marquant une certaine appartenance sociale et sur lequel on installe toute la famille (nous en avons vu un avec 5 personnes dessus : le bébé à l’avant et deux petits enfants au milieu entre les parents !!!). On a beau être dimanche, l’activité reste bien présente, avec les multiples échoppes, les stands de gado-gado, Nasi goreng et autres spécialités locales, les vendeurs de gasoil en petites bouteilles… et le tout, entouré de nombreux temples, petits et grands, avec ces belles sculptures et statues ornées de sarongs colorés et entourées de petites corbeilles de fleurs et d’offrandes diverses. Nous croisons aussi certains grands hôtels dont les devantures laissent présager de vrais palaces, mais aussi de simples demeures, avec toutefois de belles devantures et toitures sculptées.

A Nusa Dua, la plage est belle avec son sable clair, mais le ciel est couvert (point positif, la chaleur est moins intenses). Notre guide nous suit de près, tentant de nous faire accepter les propositions de sports nautiques et de visites que l’on nous fait en arrivant… Non, désolés, une autre fois peut être. Puis, nous poursuivons notre route en demandant à nous arrêter près de Balagan pour voir un hôtel que nous avions repéré sur internet. Là, notre guide et son compère ne semblent pas d’accord, « c’est très loin… c’est compliqué» alors que le péninsule doit faire 15km sur 10 et qu’il n’y a pas quinze milles routes. Bon, finalement ils acceptent, mais on sent bien que c’est à contre cœur. Après avoir demandé le chemin deux-trois fois, nous arrivons sur une route un peu caillouteuse, en pleine campagne cette fois, avec autours de nous, une belle végétation, très peu d’habitations et des vaches (tiens, à propos, ici, elles ont aussi le regard typé !! vraiment pas notre bonne vache normande). Notre chauffeur roule à moins de 20km/h, on a le temps d’apprécier le paysage ! Puis nous arrivons à destination, près de la plage, en hauteur. Là se niche un bel hôtel de charme, La Joya, avec ces petits détails qui font la différence et qui invitent à la détente. Nous gardons ça en tête pour la fin du séjour… puis, nous descendons dur la plage, entourée de falaises pour nous rafraichir un peu (l’eau est limite trop chaude !!). Nous ne trainons pas car nos accompagnateurs du jour s’impatientent. Allez, en route pour le temple d’Uluwatu, situé au bord d’une falaise. Nous serons finalement déçus, non pas tant pour le temps couvert qui nous empêchera de voir le coucher du soleil, mais surtout parce que ce temple n’a pas ou très peu de belles sculptures et statues décorées comme on peu le voir dans les temps plus petits, que l’on à croisés en route. On sent par contre que c’est une visite incontournable car il y a pas mal de touristes… à la grande joie des singes qui sont « sur-nourris » et non moins malins : hop, en deux-temps trois mouvements, ils vous chapardent lunettes casquettes et autre ! Notre dernière étape sera Jimbaran, où nous arriverons à la tombée de la nuit. Sur un blog, nous avions noté le nom d’un bon resto de poissons. Il doit être assez connu car notre chauffeur sous y emmènera sans difficultés.  C’est vrai que cela semble être la plage des restos car ils s’enchainent les uns après les autres. Qu’importe, le cadre est chouette, les tables avec de petits photophores sont sur la plage, tout au bord de l’eau. Le menu est simple : poissons et fruits de mer, grillés et choisis à même l’étal avec riz et légumes. Nous étions en train de choisir, que la pluie s’est soudainement abattue sur la plage (normal en période de saison humide). Le staff, nombreux et habitué s’est alors empressé de réinstaller tout le monde à l’intérieur… dommage pour la vue ! Le dîner fut  pas mal, mais pour tout dire, nous nous attendions à un peu mieux… La prochaine fois nous irons sans doute dans des endroits un peu moins fréquentés, plus authentiques… En attendant, la journée fut bien intense pour Maëlys, qui s’endormira dans la voiture. Cool, on va pouvoir se délasser dans la piscine avant d’aller se coucher !!

Samedi 26 JANVIER 2008
« Premier contact Bali »
 

Arrivés tard hier soir, aujourd’hui constitue notre première prise de contact avec Bali. Plus que ça,  nous entrons en fait dans la deuxième grande phase de notre voyage. Durant les 5 premiers mois nous avons essentiellement évolué dans un environnement occidental, anglo-saxon même. L’intérêt majeur a résidé dans les paysages grandioses, les espaces immenses, la faune et la flore. A partir d’aujourd’hui tout se concentre et se recentre : il y aura toujours les paysages, plantes et animaux exotiques mais il y aura surtout l’architecture, les monuments, les cultures, les odeurs, les religions et les gens.

On se réveille tôt et encore assez fatigué de notre voyage de la veille et du décalage horaire. On traînera cette fatigue durant toute la journée. Il est vrai que le climat très chaud et lourd n’aide pas. Quelle différence avec l’air vivifiant de Nouvelle Zélande. Ici tout est chaud, l’air, l’eau de la mer et même l’eau de la piscine (quel scandale ! J). Notre petit hôtel a beaucoup de charme. On l’a déniché grâce à internet et à des blogs et récits de voyage. Il compte environ 25 chambres, est situé à Sanur, un mélange de village de pêcheurs et de villages d’hôtels situé à 10 km du centre de Denpasar. Les portes sont magnifiquement peintes et il y a des sculptures, des frises partout, une très agréable petite piscine et, comme il se doit partout ici, son petit temple avec ses divinités (Bali est majoritairement hindouiste) et les offrandes qui leurs sont apportées chaque jour (petit paniers tressés en feuille de bananier remplis de fleurs et d’encens). La chambre est spacieuse et climatisée. Le tout avec le petit déj et le transfert aéroport pour 35 US $ la nuit. Etonnante Bali, bien que l’île soit une destination touristique de premier plan, les prix sont restés extrêmement bas. On mange dans les restos pour touristes pour quelques dollars et pour moins d’un dollar pour les bouis-bouis ; on affrète une voiture pour la journée avec chauffeur et essence incluse pour 30 $ ; etc, etc…

 

Tôt après le petit déj, nous partons nous promener autour de l’hôtel pour prendre nos marques. Les boutiques commencent à ouvrir et on se fait pas encore trop ennuyé par les « hello, par ici Mister ». Cela dit, comme on a une tête sympa, on nous propose d’emblée les « morning price », beaucoup plus avantageux. Gageons au cours de la journée on pourra aussi bénéficier du « lunch price », du « afternoon price », du « evening price » et certainement du « last client price ». Ca fait partie du jeu et du charme et c’est la même chose, en Inde, en Egypte, au Maroc ou ailleurs. Mais pour nous pas d’achats prévus les premiers jours. On se laisse le temps d’observer, de comparer mais aussi, et c’est sans doute le plus frustrant, on a un problème logistique. On partirait bien avec des containers entiers d’objets d’artisanat et de meubles mais comment les transporter ? Notre petit voyage n’est pas encore terminé et nous avons déjà notre quotta de valises. J’ai peur qu’il faudra nous retenir jusqu’à notre dernière étape en Inde.

En cours de journée nous visitons quelques petits hôtels à proximité pour nous assurer que le nôtre est d’un bon rapport qualité-prix puis nous prenons un taxi pour le centre de Denpasar et le marché de Pasar Badung. On est un peu déçus par ce grand bâtiment en béton où, sur 3 niveaux on trouve les étals de fruits et légumes, de viandes et poissons, mais aussi le textile et un peu d’artisanat. Il n’y a pas foule en ce samedi matin et tout semble tourner au ralenti, à l’exception de la balinaise qui nous matrone depuis qu’elle nous a vu entrer et qui nous présente à toutes ses cousines, sœurs et autres parentes qui tiennent des shops. Quelle grande famille elle a. Pas de chance, on ne fera pas affaire sauf pour acheter quelques pommes, non sans avoir dû diviser par 2 le prix annoncé. Eh oui, malgré notre bronzage, on a toujours la tête de touristes. On sort et on s’arrête pour déjeuner dan une petite boutique sur la rue. On s’en sort à 1,5 $ à nous trois ! Direction ensuite le musée Negeri Propinsi où on retrouve quelques exemples d’architecture et quelques collections, plutôt la mise en valeur, d’art balinais. Juste à côté se trouve le temple de Pura Jagadnatha, à la fois palais et lieu saint.

Il n’est que 16h00 mais on en peut plus ; la fatigue, la chaleur étouffante (35 ° et pas de pluie), la pollution et l’agitation des rues encombrées de voitures et motos, ont raison de nous. Retour à l’hôtel où l’on se précipite à la piscine. Maëlys est enchantée et préfère largement ça aux suées endurées en ville. Le soit on ira se ballade sur la promenade en bord de plage. De nombreux balinais se baignent là en fin  d’après-midi mais la mer est à plus de 30° est n’est guère rafraîchissante. En haut de la plage les pêcheurs ont remonté leurs pirogues en bois (certains trichent en remplaçant les flotteurs en bambou par des tubes de PVC) colorés et avec des motifs. Nous nous arrêtons dîner dans un petit restaurant sur la plage où nous pouvons festoyer de poisson. Retour à l’hôtel, Maëlys est crevée et s’endort dans nos bras. Enfin une soirée tranquille, sans devoir batailler pour qu’elle s’endorme. Direction la piscine pour un dernier bain sous les étoiles.

 

Vendredi 25 JANVIER 2008

« Dernières heures en NZ et voyage vers Bali »

Plutôt bonne cette dernière nuit dans notre petit van en Nouvelle Zélande, cette fois au fond d’un parking d’une station essence, dans la verdure… La matinée est vite passée entre le rangement et le nettoyage du van, les valises etc… sans oublier la demi-heure (au moins !) de recherche de la petite boîte à lentilles de Jérôme (parmi d’autres choses…) Demandez-lui, il vous racontera tout ça ;-). Une fois le van rendu, on nous accompagne à l’aéroport. Nous sommes bien en avance. Nous prenons soin d’échanger nos derniers billets avec une sacrée com pour la banque,  au passage, puis nous nous dirigeons vers la porte d’embarquement et là, surprise, ou plutôt mauvaise surprise il faut payer une taxe de sortie du territoire. Pas cool ! Cela aurait pu être précisé lors du checking… et tiens, coïncidence, cela représentait justement les 50$ que l’on venait d’échanger… Bon, allez, rien de grave ! Le premier vol de 3h30 jusqu’à Sydney s’est bien passé, Maëlys a été cool et a dormi une partie du vol. Notre escale à Sydney a été très courte, juste le temps d’aller à la porte d’embarquement. Par contre, nous devions aller récupérer les boarding pass au comptoir de Jetstar, la compagnie lowcost de Quantas. Jérôme s’en charge pendant que j’avance avec Maëlys, pour la faire marcher un peu. Bizarre, il tarde à nous rejoindre…. Puis, le voilà  enfin, soulagé car apparemment, nous n’aurions pas dû être sur ce vol, car la connexion était trop courte, et que moins une, on nous aurait refusé l’accès à bord ! Mais c’est bon, on peut quand même embarquer. A bord, les sièges sont plus serrés, mais nous réussirons à avoir un fauteuil en plus pour avoir plus de place. Et c’était bien utile car Maëlys était surexcitée : forcément, elle avait envie de bouger, alors tout a valsé, les p’tits jouets à droite à gauche, les verres renversés… enfin, l’idéal lorsque l’on veut essayer de bouquiner un peu, impossible ! Comme il s’agissait d’un vol low cost, nous pensions que tout petit extra serait payant… et bien nous avons été surpris lorsqu’une hôtesse s’est approchée de nous, nous donnant des petits kits avec couverture, pochettes de nuits etc… Nous faisions partie des privilégiés, de Quantas, qui avons pu également avoir un repas chaud, boissons and co ! Sympa pour nous, mais un peu gênant pour les autres, même si, il est vrai,  avaient  choisi de voler sur un low cost. Par contre, impossible de faire dormir Maëlys…. C’est seulement après 5h de vol, soit presqu’une heure du mat pour nous, que Choupinette s’est endormie… Une heure plus tard, nous atterrissons à Denpasar.  Dès la sortie, on sent la chaleur humide… On passe la douane et allons récupérer les bagages… Un, deux, trois, ok… mais la poussette ? Pas de poussette… Nous commençons à ressentir la fatigue, mais il nous faut aller faite une déclaration de perte… On s’occupe de nous, mais sans se presser… Heureusement qu’après ça, à la sortir, on nous attend. On avait prévenu l’hôtel, que nous atteindrons 20 minutes plus tard. C’est un petit hôtel avec beaucoup de charme, avec ses portes sculptées, ses statues, sa piscine dans la verdure… bien agréable ! La chambre est simple, mais grande et propre et avec la clim, tout ça pour moins de 25 € ! A vrai dire, même si nous avons bien aimé notre mois passé dans notre petit van, nous apprécions l’espace de cette chambre !  Une bonne douche et hop, on va se coucher. Mais ce n’est pas forcément ce que souhaite Maëlys, qui s’est réveillée à l’aéroport et qui, depuis a plutôt la pêche. Il nous faudra encore du temps avant de pouvoir nous laisser aller dans les bras de Morphée, alors nous profitons du fait que le lit soit très large pour laisser Choupinette dormir entre nous… Allez, à demain !

 

 

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