du 25 mai au 15 juin 2008

Récits de voyage > journal de voyage
Inde - Inde du Sud
de MAJ, le 13-06-2008

du 25 mai au 15 juin 2008

ATTENTION : CE CARNET EST PRESENTE EN ORDRE CHRONOLOGIQUE INVERSE (les nouvelles les plus fraîches en tête). SI VOUS SOUHAITEZ CONSULTER DANS L'ORDRE DES EVENEMENTS, PARTIR DU BAS.  
 
 
Lundi 9 JUIN 2008
« Mysore : le palais et les marchés colorés »
 
Ah comme la nuit nous a paru bonne ! Une nuit complète, sans bruit et à la bonne température. Bien appréciable ! Nous nous préparons tranquillement pour aller visiter un peu la ville. Nous n’avions pas fait 200m qu’un jeune homme nous aborde (je ne compte pas les nombreux chauffeurs qui nous interpellent à tous les coins de rues !) et l’air de rien, il nous donne quelques infos sur les lieux à voir et tiens, comme par hasard, il doit aussi se rendre dans le coin du vieux marché… Il nous accompagne donc, et, forcément, après une visite rapide du vieux marché (assez authentique) il nous propose une halte particulière, rien que pour nous : la visite d’une petite production de bâtonnets d’encens et d’huiles aromatiques. Nous sommes alors accueillis par un ancien Mr India en body-building dans une toute petite pièce, où sont présentés les fioles et les bâtonnets. S’ensuit une rapide explication sur la fabrication de l’encens avant de nous présenter les vertus des différentes huiles. En même temps, un thé nous est servi. Il y a même des confiseries pour Maëlys ! On sent bien que l’on travaille le client potentiel !  Tout ça semble bien intéressant mais les prix semblent quand même peu en phase avec ceux du marché. Nous achèterons quand même une série de bâtonnets, pour ne pas partir les mains vides (nous en retrouverons des similaires, auprès d’autres vendeurs, à moitié prix !). Et oui, qu’on le veuille ou non, nous sommes catalogués comme des touristes, surtout en cette période creuse. Nous laissons ensuite notre pseudo guide, pour continuer notre ballade à travers les rues. Contrairement à de nombreuses villes indiennes, ici, le trafic semble plus calme, du moins pas aussi intense et bruyant. C’est agréable de percevoir des scènes de vie quotidienne, dans les ruelles, de voir les artisans, tailleurs, repasseuses et autres marchands, vaquer à leurs occupations… nous aurons même l’agréable surprise de croiser 2 débuts de cérémonies de mariage, lorsque le futur époux et sa famille s’adonne à l’un des rituels en pleine rue, entourés d’une petite fanfare et d’un danseur aux allures de sorciers… 
Après une pause en milieu de journée, nous partons visiter l’intérieur du grand palais du Maharadja. A notre grand étonnement, nous n’avons croisé qu’un seul occidental alors que les indiens sont nombreux en ce lundi… La visite est très cadrée, nous devons suivre un itinéraire précis et les photos sont strictement interdites. L’impression de « too much » de la veille est ici également de mise : pour nous, tout cela est vraiment kitchissime : avec ces murs peints, ornés de dorures, ces colonnes colorées, tout comme les plafonds en bois sculpté ou en vitrail ou encore, ces portes en argent massif ! Cela nous fait aussi penser à certains palais d’Istanbul. Nous retrouvons à la sortie notre chauffeur de touk-touk, et son collègue (ami, frère, cousin ??) qui nous a fait la conversation tout au long du chemin. Habilement il est venu à nous parler des moustiques et du risque de la « fièvre de l’éléphant » et du remède indien : l’huile de fleurs de lotus. Nous acceptons un peu trop rapidement, d’aller faire ce petit détour pour voir cet artisan qui propose ce type de remède. En même temps, nous réalisons que l’autre personne qui nous a parlé de cet étrange fièvre, n’est autre que notre pseudo guide du matin… bizarre… quoique…  Nous arrivons alors dans un autre atelier mais qui présente les mêmes fioles et présentoirs d’encens. Nous expliquons que nous avons déjà eu la présentation, mais devant l’insistance de notre accompagnateurs et notre conscience vis-à-vis d’un risque potentiel (avéré ou non !) pour Maëlys, nous achetons une petite fiole de cette huile magique… au moins, son parfum est agréable !
 
Nous repartons donc assez rapidement, pour nous rendre au Devaraja Market que l’on dit être l’un des plus beaux marchés du sud de l’Inde. Et c’est sans doute vrai, avec ces longs étales de fleurs, de guirlandes de jasmins et autres fleurs que l’on achète au mètre ou au poids. On se bouscule un peu à travers les allées, il faut dire que nous sommes en pleine saison du jasmin et que celui-ci s’achète quotidiennement pour orner les milliers de divinités dans les foyers et pour parfaire les coiffures des indiennes, de tout âge… Il y a aussi ; ces stands d’épices parfumées, ces cônes de poudres aux couleurs vives, qui ne demandent qu’à être dissoutes dans l’eau pour être utilisées comme teinture ou peinture… on est vite sous le charme ! Tout comme Jérôme, qui est allé se faire couper les cheveux (pour moins d’un demi-euro !),  je partirai en fin de journée en quête d’un coiffeur. En fait, ici, les femmes vont dans un Beauty Parlor, une sorte d’institut de beauté, où l’on peut, accessoirement, se faire couper les cheveux (rarement, car les indiennes restent majoritairement attachées aux traditions et gardent de longs cheveux). Résultat plutôt pas mal, mais sans lavage ni massage de crâne J)  Nous irons ensuite, tous les trois, dîner tranquilement sur la terrasse d’un resto profitant de l’air agréable   
 
Dimanche 8 JUIN 2008
« Tchou-tchouuuuuuu »
 

Longue journée dans les transports et, pour commencer, cet itinéraire un peu fou en train. Nous avons quitté Cochin en train de nuit à 22h30. La nuit est courte car à trois heures nous sommes sensés descendre à Coimbatore. Nous atteignons la ville avec 40 minutes de retard ce qui, finalement n’est pas plus mal car notre correspondance ne part qu’à 05h15. On reste quand même plus d’une heure sur le quai. Dans le hall de la gare de nombreux indiens dorment à même le sol. Nous embarquons à l’heure prévue  pour à peine heure jusqu’à la petite ville de Mattupalayam. De là à 7h00 nous prenons un  train pour 5 nouvelles heures de trajet. On est bien sûr un peu crevés mais le dernier parcours est peu ordinaire : il s’agit d’un train scénique à vapeur ! Une vieille loco s’accroche aux non moins anciens wagons et nous voilà, serrés comme des sardines à commencer l’escalade de la montagne en direction d’Ooty à plus de 2.200 mètres d’altitude. Nous avions des billets 1ère classe, mais avons découvert au dernier moment que nous étions sur liste d’attente. Nous échouons donc en 2nde mais à vrai dire, il n’y a pas de grande différence. Le trajet est d’une lenteur abominable : cinq heures pour moins de 50 kms, soit une moyenne époustouflante de 10 km/h. Heureusement le spectacle est grandiose et nous tient plus ou moins réveillés. Après 3 heures et demie de montée, agrémentée d’arrêts pour réapprovisionner la vieille loco en eau, nous arrivons sur les hauts plateaux et découvrons le paysage magnifique avec des plantations de thé à flanc de colline, au milieu d’eucalyptus. La température autour de 20° est vraiment agréable. Nous arrivons finalement à Ooty où le temps commence à se gâter. Nous prenons à la hâte une chambre dans un hôtel qui se révèlera assez sordide. On a fait un peu au plus vite pour se poser au plus vite. En revenant de déjeuner, la pluie tombe et il fait presque froid. Le moral baisse d’autant plus qu’on a trouvé la ville particulièrement glauque. Aucune envie de rester là plus longtemps. Ni une ni deux, on annule donc la chambre et on décide de descendre immédiatement en taxi jusqu’à la ville de Mysore que nous ne pensions atteindre que le lendemain. La route est d’abord très sinueuse puis traverse le parc national de Mudumalai. Il s’agit d’une réserve où l’on peut voir entre autres animaux dont des tigres et des éléphants. En traversant rapidement on ne verra naturellement pas de tigre mais on apercevra quand même des singes, des cerfs, des paons et même des éléphants. Nous arrivons en début de soirée à Mysore où, après avoir trouvé un hôtel, nous nous dépêchons de nous rendre dans les jardins du palais du maharaja. Ce palais est l’un des plus extraordinaires de l’Inde, tout en extravagance et, chaque dimanche entre 19h00 et 20h00, il est entièrement illuminé de milliers et de milliers d’ampoules. C’est l’attraction de la ville et, apparemment, une sortie très familiale vu la foule d’indiens qui vient admirer le spectacle. On contemple donc cette espèce de gros gâteau à la crème avec ses bougies avec même la fanfare du maharaja qui joue quelques airs. On a un peu l’impression de retrouver la démesure et le décalage avec le reste de la réalité de l’Inde que nous avions ressenti au Rajasthan quelques années auparavant. Une fois les lumières éteintes, c’est Maëlys qui capte l’attention des badauds et les flashs se concentrent sur elle. On mettra un peu de temps pour sortir… nous irons ensuite dîner avant de  rejoindre notre hôtel pour un repos bien mérité après cette longue journée.

 
Samedi 7 JUIN 2008
« Cochin et ses brocanteurs - suite et fin »

Matinée sans rien de particulier… Jérôme a dû retourner à la gare pour essayer d’échanger les billets. Cela lui a pris plus de 3 heures pour finalement s’entendre dire qu’il n’y avait plus de places disponibles pour le parcours alternatif que nous souhaitions faire. Nous garderons donc l’itinéraire prévu et irons à Ooty à plus de 2.200m d’altitude, pour découvrir des paysages que l’on dit magnifiques, même si le trajet risque de s’avérer très peu pratique et assez fatiguant. Tant pis, nous aurons tout le temps de nous reposer après, on en va pas en Inde tous les jours, autant en profiter ! En début d’après-midi, nous retournons dans le quartier de la Synagogue. Il s’agit de la plus ancienne d’Inde, construite en 1568 à l’époque où une communauté juive vivait à Cochin. Celle-ci est à présent très réduite car elle ne compterait plus que 4 familles…On remarque cependant encore sur les maisons du quartier, des symboles propres à la religion juive, comme l’étoile de David, qui côtoient d’autres symboles caractéristiques de l’hindouisme. En chemin, notre chauffeur de rickshaw, nous demande, sans gène ni détours, s’il l’on peut aller voir un magasin d’antiquité « just looking, no need to buy ». Cela lui permettrait de toucher alors un petit billet. Ok, on joue le jeu, étonnés toutefois que même sans achat de la part des clients, les chauffeurs sont récompensés… Remarque, nous sommes alors des clients potentiels… Nous ressortirons quand même sans achat, un peu déçus de revoir toujours les mêmes articles. Heureusement, après une nouvelle balade à travers ce quartier, nous trouverons des petites choses à ramener… Nous rentrerons en fin d’après midi, avec la pluie comme accompagnatrice. La pluie qui se fait plus fréquente, ici c’est la saison des pluies. Quoi qu’il en soit, l’atmosphère n’est plus si humide lorsque nous ressortons le soir, une fois les valises optimisées et bouclées. Direction : les stands des pêcheurs pour acheter une bonne dose de gambas pour nous 3 (Maëlys aime aussi J) Outre le côté assez filou du vendeur qui tentera de nous avoir lors de la pesée et du rendu-monnaie, cela reste vraiment une bonne affaire. Comme la veille, nous nous adresserons à un petit resto de rue, qui, pour quelques sous, nous cuisinera nos gambas. Gambas que nous savourerons sur une petite table en plastique, en plein air… Nous trainerons un peu avant de rentrer, notre train n’est prévu qu’à 22h15. Nous avons quand même pris un peu d’avance, afin de s’installer rapidement dans le train, car avec tous nos bagages, cela devient une petite expédition à chaque fois ! Par chance, Maëlys s’est endormie dans le rickshaw, cela permet d’optimiser la suite : oui, parce que l’itinéraire que nous souhaitions changer ce matin, mais que nous devons finalement suivre comporte 2 changements avec attente, l’un à 3h du matin et l’autre à 6h, sympa non !? Cela dit, nous avons un espace de 4 banquettes pour nous seuls et cette fois, il y a de la clim et des draps, whaouuu, quel luxe cette First Class !

 
 
 
Vendredi 6 JUIN 2008
« Cochin et ses brocanteurs »

Pauvre Maëlys, elle se réveille avec le nez qui coule et un peu de fièvre. Elle a dû attraper froid sur la plage à Verkala ou bien à cause de la climatisation dans le train. Nous irons donc assez doucement aujourd’hui et nous contenterons de nous balader dans le quartier de Fort Cochin et dans celui du quartier juif.. Il ne reste plus que quelques familles juives à Cochin, presques toutes ayant émigré en Israël. C’est donc devenu un quartier d’antiquaires et de brocanteurs et c’est absolument ahurissant le nombre de boutiques qu’il y a. En cette morte saison, c’est vraiment bizarre car nous sommes les seuls touristes étrangers et qu’il n’y a pratiquement pas d’indiens non plus.

Nous passons plus de deux heures à flâner de boutique en boutique mais nous sommes assez déçus de ne quasiment rien trouver qui nous intéresse. Sommes-nous devenus plus difficiles ou simplement un peu lassés des bronzes et sculpture indiens. Heureusement, nous trouverons quelques menus objets en fin de parcours. En allant diner nous passons par le coin où les pécheurs vendent leurs beaux poissons et leurs crevettes, gambas et homards. Ce qu’il y a de bien à Cochin c’est que de nombreux restaurants acceptent de cuisiner la nourriture que vous amenez. On ne va pas se priver, on achète 1 kg de grosses et superbes gambas (pour moins de 5€) et pour un peu plus de 1€ nous nous installons à un petit restaurant qui nous les prépare au grill. C’est sûr on renouvellera la formule demain soir !

 
 
Jeudi 5 JUIN 2008
« Arrivée à Cochin, et la région est en grève »

Bien que la cabine de notre bateau soit récente et assez confortable, nous avons eu bien chaud cette nuit. Il faut dire que notre ventilo était tellement bruyant que nous l’avons éteint et que nous n’avons pas prix l’option clim qui représentait un surplus de 30% du prix de la croisière. Petit nuit donc… Mais cela s’oublie vite, lorsque l’on se retrouve à l’avant du bateau devant un petit déjeuner à admirer le paysage et les pêcheurs évoluant sur l’eau… Au final, nous pourrons affirmer que cette croisière était bien sympa, d’autant plus lorsque l’on repense aux déconvenues de la croisière dans la Baie d’Along. Lorsque nous accostons, nous apprenons que les chauffeurs de taxis et touk-touk, tout comme les commerçants de tout le Kerala font grève, pour protester contre la hausse des prix, surtout de l’essence. Au-delà de gène que cela pourrait nous causer, notre 1ère réaction a quand même été « Ah bon, ici aussi, il y a des grèves !, » Etonnant ! Ok, mais cela est apparemment assez rare… Cela dit, dans l’immédiat, cela nous complique la suite, car nous devons rejoindre la gare. Finalement l’agence qui a organisé notre croisière propose de nous aider en faisant des allers-retours en deux-roues pour nous déposer à  la gare, ainsi que tous nos bagages (on commence à être un peu chargés !). Ok, c’est parti ! Une fois sur le scooter, on file sur les routes, quasiment vides et avec les rideaux des commerces baissés. Quel contraste avec le brouhaha caractéristique des rues indiennes ! Nous trouvons sans problème des places en High class et avec de la vraie clim cette fois. C’est bien appréciable !

Trois heures plus tard, nous arrivons à Cochin où les rues sont aussi quasi-désertes du fait de la grève. Cela dit, à peine sortis de la gare, nous sommes alpagués par des chauffeurs qui ne semblent pas gênés de nous demandés des tarifs exorbitants, profitant de la situation, tout en soutenant les grévistes ! Nous ne rentrons pas dans le jeu et préférons nous éloigner pour trouver un touk touk pour un tarif plus raisonnable. Cochin s’étendant essentiellement sur 3 presqu’îles, nous décidons de loger à Fort Cochin, le coin plus historique. Une fois installés dans une guesthouse au confort simple mais correct, nous partons découvrir le quartier en longeant d’abord le bord de l’eau. De nombreux pécheurs proposent le fruit de leur pêche nocturne (qu’ils proposent même de cuisiner sur place, pour vous !) juste à côté de leurs installations, un peu spéciales : les filets chinois. Il s’agit de grands filets maintenus pas de longs bâtons de bois et qui sont plongés au fond de l’eau pour y piéger poissons et crustacés lorsque les pécheurs remonteront les filets. La température n’est pas très élevée et un petit vent souffle, ce qui est bien agréable ! Nous poursuivons ensuite notre balade à travers le quartier dont certains édifices témoignent du passé colonial de la ville, comme le vieux cimetière hollandais, l’église Saint-Francis – la 1ère église chrétienne construite en Inde - tout comme les nombreuses demeures transformées en maisons d’hôtes ou hôtels de charme. Puis, nous arrivons à l’endroit animé du quartier : la grande place transformée en terrain de jeu et où de nombreux indiens se sont donnés rendez-vous pour jouer au cricket. L’ambiance est bon-enfant même si, pour le spectateur, c’est un peu confus, vu le nombre de joueurs sur le terrain ! Lorsque nous ressortirons, en début de soirée, les rues se sont un peu réveillées. Nous visiterons les traditionnels handicraft shops du quartier avant de nous attabler à la petite terrasse d’un resto. Nous en sortirons bien déçus, vue les minis crevettes que l’on nous a servies… Allez, demain, nous irons voir les pêcheurs !

 
Mercredi 4 JUIN 2008
« Croisière dans les Backwaters »
 

Une des attractions majeures du Kerala est sans doute les Backwaters, ces vastes étendues, mi-mer, mi-terre, et les croisières qui y sont proposées. En cette basse saison, en l’absence de touristes, le ferry qui normalement remonte vers les nord entre Quilon et Alleppey ne fonctionne pas. Il ne reste plus que des bateaux-croisière privés aux tarifs beaucoup plus élevés. Compte tenu du temps instable (saison des pluies), nous avons décidé de ne rien réserver d’avance et de voir sur place en fonction de la météo et des offres. Nous quittons Varkala en taxi. Il y a près de 50 km et, durant le trajet nous changeons plusieurs fois d’avis. Le ciel s’obscurci et la pluie arrive rapidement. Tant pis pour les Backwaters, on demande au taxi de nous conduire à la gare plutôt qu’à l’embarcadère. Cela prendra plus de temps que prévu car notre chauffeur ne juge pas bon de s’arrêter à une station pour remonter la jauge déjà vide au départ. Et à peine après qu’Aline me fasse remarquer qu’on ne devrait pas tarder à manquer d’essence, ça ne manque pas, c’est la panne sèche. Il y a heureusement une station essence à 200 mètres et nous voilà à pousser la voiture. Problème toutefois, c’est un moteur diesel et ça ne se redémarre pas comme avec une voiture essence. Malin comme il est, notre chauffeur n’en loupe pas une : d’abord il noie le moteur et ensuite il vide la batterie. Nouvelle séance de pousse voiture jusqu’au premier garage venu. Après une petite demi-heure d’arrêt, nous repartons enfin. A une minute d’arriver à la gare, le temps semble s’améliorer sensiblement. Contre ordre, allons au port et nous verrons bien. Nous sommes les seuls touristes et les quelques agences encore ouvertes se précipitent sur nous. Après d’âpres négociations nous embarquons pour une croisière avec nuit à bord. Le prix reste très raisonnable : pour un peu plus de 50 € nous disposons d’un grand bateau récent avec une belle chambre et salle d’eau, 3 repas et 3 hommes d’équipage à temps plein (le pilote, le mécanicien et le cuisinier).

En plus, on de la chance car le temps tourne vraiment au beau. A midi nous quittons l’embarcadère et naviguons dans les fameuse Backwaters. 80% d’eau et 20 % de terres sont la forme de cocoteraies composées d’une multitude d’îles et presqu’îles. Partout des canaux tracent les axes de cet ensemble lacustre. La pêche y constitue une des activités principales pratiqués à l’aide de grands carrelets (appelés ici « filets chinois »), ces grands filets que l’on descend la nuit dans l’eau à partir de pontons et structures en bois (on en voit d’un peu similaires dans l’estuaire de la Gironde). Après deux heures de navigation nous nous arrêtons au bord d’un village sur une des îles. De là nous partons pour 2 heures de ballade sur une petite pirogue à travers les multiples petits canaux qui s’enfoncent dans les terres. Quel calme ! On est à mille lieues de la traditionnelle agitation indienne. Progressivement les canaux se resserrent autour multiples bassins de pisciculture. On fait quelques étapes pour voir d’autres activités locales : la fabrication de corde en chanvre de coco, les jardins d’épices, le séchage des noix de coco pour en extraire de l’huile… Apparemment notre jeune guide (qui semble ne pas avoir plus de 18 ans) nous apprécie (est-ce le pourboire ?) : après nous avoir déposé au bateau il repasse nous voir un peu plus tard pour nous proposer, en toute simplicité, de faire un tour du village. Seules la musique et les incantations de fidèles émanant du petit temple brisent le silence de la nuit. Puis notre jeune guide nous propose d’aller goûter du Jackfruit chez son oncle et sa tante. Nous voici donc accueillis dans leur petite maison. Ils se débrouillent suffisamment en anglais pour que nous puissions avoir une conversation. Rapidement ils nous sortent les albums de famille et particulièrement celui du mariage de leur fille il y a quatre ans. Sachant que beaucoup de mariages sont encore « arrangés » en Inde nous cherchons à savoir comment les « tourtereaux » se sont rencontrés. Et bien, de façon classique, à l’indienne : la famille de l’époux à fait passer une annonce dans le journal, les parents se sont alors rencontrées, ont pu juger des qualités et apports de l’autre famille et, en 2 mois, le mariage était célébré. Autant dire que la bru n’a pas eu vraiment son mot à dire. Est-ce pour cela qu’elle a l’air si triste sur les photos au côté de son moustachu de mari visiblement plus agé qu’elle? Un mariage coûte ici une fortune. Hormis les histoires de dote, la famille de la mariée paye le repas aux invités (en l’occurrence 2.000 personnes, c'est-à-dire tout le village), celle du marié paye pour le sari brodé et les tonnes de bijoux que la mariée arbore.

  
Mardi 3 JUIN 2008
« Journée de repos à la plage »

Lorsque nous nous levons ce matin, nous avons l’impression de ne pas avoir dormi, ou à peine ! Et pourtant, nous étions en 1ère et dans un compartiment seuls…. Mais bon, on ne va pas se plaindre, nous avions des couchettes… Heureusement que la température a baissé durant la nuit. Nous ouvrons le store et, oh surprise, il pleut !!! En l’espace d’une petite nuit en train omnibus et quelques 500 km, nous avons changé de climat. Ici c’est la saison des pluies alors que la veille nous étions encore en pleine sécheresse. Mais cette pluie rafraichissante est la bienvenue ! Autre bonne surprise, ce train dessert aussi Varkala, qui est notre destination finale et le contrôleur nous encourage d’un « ok, no problem » accompagné du fameux dodelinement de la tête. Il reviendra cependant plus tard pour essayer d’obtenir quelques billets et notamment un supplément de « réservation » ( ???)… Nous arriverons dans la petite gare de Varkala vers 8h30 et ni une, ni deux, nous voilà à l’arrière d’un taxi « Ambassador » pour rejoindre la petite station balnéaire à flanc de falaise, endroit prisé par son cadre, mais pas encore aussi touristique des d’autres coins de la côte.

Nous sentons rapidement que la saison est terminée car une partie des établissements est en travaux ou ont simplement fermée. Nous prenons donc notre temps pour choisir notre logement veillant au bon rapport qualité-prix, mais aussi à la situation, pas trop isolé, près de l’eau… Nous trouvons finalement une chambre spacieuse et très propre, en bois, avec sa terrasse avec vue sur l’océan. Pas mal ! En revanche, on ne se sent plus vraiment en Inde ! Qu’importe, l’appel de la mer et des vagues est bel et bien là, et Jérôme ne se fait pas prier pour aller se jeter à l’eau, malgré la pluie qui viendra ternir un peu la vue pendant une petite heure. Je serai  plus hésitante car y a quand même des indiens sur la plage et dans l’eau et les quelques rares femmes qui les accompagnent ne se baignent pas… Pas évident de m’élancer avec mon maillot et ma peau blanche ! Cependant, après une ballade dans cette station balnéaire désertée et après notre désormais traditionnel thali épicé, j’irai, finalement, me baigner, après avoir revêtu  un t-shirt… L’après-midi sera placée sous le signe de la tranquillité : balade, lecture, baignade et jeux sur la plage pour Maëlys qui semblait toute heureuse de gambader dans le sable. Une pause au calme et sans grosse chaleur, bien agréable ! La soirée sera d’un même acabit, à la terrasse d’un resto sur le bord de la falaise. Apparemment, il sera le seul  à avoir du monde ce soir, comme si tous les touristes (ce qui doit représenter 15 personnes !) s’étaient donné RV là !

 
Lundi 2 JUIN 2008
« Maduraï, temple et petits commerces »

Pas de route pour aujourd’hui, nous restons à Madurai jusqu’au soir donc on a tout le temps pour visiter le fameux temple de Sri Meenakshi, un des sanctuaires les impressionnants de l’Inde avec ses 11 tours (gopuram), son mandapa aux milles colonnes finement travaillées, son grand bassin et ses nombreux sanctuaires. Malheureusement pour nous les principaux sanctuaires sont interdits aux non hindous et les tours sont cachées derrière des échafaudages pour cause de rénovation. Il n’en reste pas moins que le temple est immense et superbe. La présence de nombreux indiens venant se recueillir le rend encore plus intéressant. Autour des 4 grandes entrées (aux points cardinaux), se tiennent de véritables bazars à bondieuseries. En face du temple nous faisons un détour très intéressant au Pudu Mandapa, genre d’annexe au temple dotée de magnifiques piliers sculptés. Le lieu est désormais profane et a été reconverti en bazar commercial et on y trouve aussi quelques 300 tailleurs avec leurs machines à pédale à pied prêts à vous tailler n’importe quel vêtement. Les yeux d’Aline brillent, d’autant que l’on trouve une multitude d’échoppe de mercerie. On fait donc le plein de rubans de toutes sortes, aux motifs variés et colorés, pour des prix dérisoires (les mêmes à Paris coûtent quinze fois plus cher !). A force de passer devant les tailleurs, Aline se laisse tenter à discuter chiffons avec l’un deux, à jauger les étoffes et quelques minutes plus tard nous nous retrouvons devant la machine à dessiner le patron. Une demi-heure plus tard nous repartons avec un nouveau « haut » pour Aline. Déjeuner autour d’un traditionnel thali puis retour à l’hôtel pour laisser Maëlys se reposer de cette nouvelle chaude journée. Nous reviendrons en soirée visiter à nouveau le temple pour en voir une ambiance différente à la lumière des bougies.

Nous faisons le check-out de notre chambre avant d’aller dîner puis en fin de soirée nous partons à la gare où nous avons un train de nuit à 23h15 direction le sud et le Kerala. La logistique de nos déplacements commence à devenir un problème car en plus de Maëlys nous devons gérer 3 grosses valises et deux sacs à dos pour un total de 85 kg. Il va sans dire que chaque jour qui passe ajoute un peu en souvenirs au total. A 11 heures du soir, alors qu’il fait encore plus de 30°, autant dire que l’on a vite chaud en passant au-dessus des voies pour rejoindre notre quai. Ce soir nous espérons voyager grand luxe puisque nous avons pris des billets en première classe. Nous avons même un compartiment « coupé » pour deux. Le rêve s’arrête là. Ce wagon, le plus luxueux du train, n’est en fait qu’une porcherie vieillotte très loin des standards occidentaux. Heureusement que l’on a avec nous nos draps SNCF (c’est de circonstance) car bien sûr, seule la banquette en mauvais sky très sale est fournie. Cela dit on a de la chance comparé aux secondes (une dizaine par compartiments) et aux troisièmes, assis sur banquettes durs et par terre où plus un seul espace de couloir n’est disponible. 

Dimanche 1er JUIN 2008
« Temples sur la route de Maduraï »

Notre chauffeur finissait de se préparer lorsque nous avons quitté notre chambre. Il était tout simplement en train de se laver les dents, en plein air, avec soin. Nous avons eu plusieurs fois l’occasion de voir d’autres indiens en faire autant, à différents moments de la journée. Ce doit être là le secret de leur beau et lumineux sourire « ultra bright » ! Dans la série des petites anecdotes comportementales, il y a ce fameux dodelinement de la tête, que tout indien pratique, pour remercier et acquiescer. C’est assez troublant pour nous car ce mouvement de tête ressemble à notre non alors qu’il veut dire oui et en même temps, on ne peut s’empêcher de penser au mouvement de tête du petit chien en plastique que l’on voit parfois sur la plage arrière des voitures, vous voyez ? Bon, en attendant, nous essayons de nous y mettre aussi, avec plus ou moins de succès !  Une fois tout le monde prêt, nous nous dirigeons vers le Sirangan Temple, qui a été édifié progressivement et dont le sanctuaire au centre date du Xème siècle. Malheureusement, en tant que non hindous, nous n’avons pas été autorisés à accéder à cette partie là. Lorsque l’on pénètre dans ce lieu sacré, on peut être surpris de voir qu’au milieu des échoppes vendant toutes sortes d’objets à l’effigie des divinités vénérées, se dressent des stands proposant des marchandises plutôt « hors sujet », comme des ustensiles de cuisine… Alors que ce grand temple abrite de beaux éléments comme les 2 grands yali (sortes de dragons composés d’éléments de différents animaux), la Portes du Paradis et les remarquables colonnes sculptées de chevaux dressés, nous n’avons pas été entièrement séduits… Du moins, ce n’est pas notre temple préféré ! 

Nous nous sommes ensuite arrêtés dans une petite boutique, où nous nous sommes laissés tenter – après une bonne négo quand même, pour une belle pièce qui viendra rehausser les couleurs de notre canapé. Je ne vous en dis pas plus, vous nous donnerez votre avis ;-) Bon, « ce n’est pas tout ça… » comme dirait Jérôme, mais il faut y aller maintenant. Direction Maduraï, via Viralaimalai. Avant d’arriver à ce petit temple, en général très peu visité par les touristes, nous croisons une étrange procession : une dizaine d’hommes marchant sur la route, le torse épinglé de différentes choses dont des fruits et les joues percées par une longue tige de métal d’au moins 2 m de long. Il s’agit de sadhus, des ascètes rasés qui font vœu de renoncer à la société et d’éviter tout attachement. Bien étrange. .. Nous déjeunerons dans un boui-boui, d’un traditionnel thali, en compagnie de notre chauffeur, qui semble s’être pris d’affection pour Maëlys. Il nous emmènera ensuite voir quelques boutiques d’artisanat-antiquités en attendant l’ouverture du grand temple en périphérie de la ville. On sent bien que nous sommes là hors saison et que le client potentiel se fait rare car les vendeurs tentent toutes sortes d’approches pour attirer notre attention sur telle ou telle pièce afin de déclencher une vente. Ce ne sera pas pour cette fois,  nous n’avons pas eu de coups de cœur… En revanché, nous avons eu une très agréable surprise, en pénétrant dans le Temple de Tiruparankundram, construit à flanc de colline.

En quelques instants, nous sommes pris dans la ferveur religieuse qui anime le sanctuaire où sont regroupés de nombreux fidèles, pour une célébration en l’honneur de Shiva : autour du taureau (véhicule de Shiva) des prêtres arborent la statue de la divinité parée de nombreuses guirlandes, suivis de porteurs de flambeaux. Avec les odeurs d’encens, le son des timbales et des cloches et le défilé des indiens de tous âges, on ne peut que se laisser emporter par cette ambiance si inhabituelle pour nous. Même Maëlys semble fascinée ! Nous repartirons ravis de cette visite inattendue ! En sortant, la nuit commence à tomber. Il est temps de nous diriger vers la guesthouse et libérer notre chauffeur qui a beaucoup de route pour rentrer à l’agence de départ. Au moment des au-revoir, il repart chercher quelque chose dans sa voiture : il revient et se dirige vers Maëlys  à qui il offre alors des petits joujoux avec un large sourire. Maëlys qui se réveille à peine sera un peu grincheuse au début mais se prêtera finalement au jeu des photos,  car notre chauffeur tient absolument à recevoir un des clichés en souvenir… normal !

 
 
 
Samedi 31 MAI 2008
« Trichy : le Rock Fort et le paradis du Sari »

Réveil matinal pour aller faire de l’internet (il faut bien mettre le site à jour) puis, avant de quitter Tanjore, nous passons refaire un tour des antiquaires situés dans le quartier du Palace. Nous voulons revoir quelques pièces et notamment un original cheval en bronze. Malheureusement, notre proposition ne satisfera pas le vendeur et nous repartons bredouille. On compte bien se rattraper d’ici la fin du voyage même si les prix des bronzes nous paraissent, même ici, particulièrement élevés. Nous reprenons la voiture et il nous faudra plus de 2 heures pour arriver à la grande ville de Trichy (1,2 millions d’hab.) distante d’à peine 60 km. Trichy est surtout connue pour son temple (Sirangam) mais nous décidons de le visiter tôt demain matin, avant qu’il ne fasse trop chaud, afin d’en profiter sereinement. On ne va pas rester à se croiser les pouces pour autant. En milieu d’après-midi nous traversons la foule, très dense en ce samedi après-midi, dans le quartier du Rock Fort. C’est un quartier commerçant extrêmement animé et les indiens se bousculent dans les innombrables boutiques de saris. Incroyable, des pâtés entiers de maisons ne sont dédiés qu’à ça ! Autant dire qu’avec les filles à côté de moi je ne vais pas y échapper.

D’ailleurs ça ne manque pas et nous nous retrouvons en un rien de temps au sein du magasin Sarantha, tout simplement la plus grande surface de vente de saris d’Inde, autant dire du monde. Spectacle étonnant, de ces grandes salles qui se succèdent ; les comptoirs avec les vendeurs sur le pourtour et les étoffes rangées sur le mur ou pendant au plafond ; des salles dédiées aux saris en coton, d’autres au synthétique, d’autre encore à la soie bien sûr. Les prix, clairement affichés, varient de 3 € à 1.000 € pour ceux recouverts de véritable fil d’or. Des centaines de femmes sont là, certaines assises par terre avec leur sac pleins, se reposant sans doute avant de repartir à l’attaque, d’autres au coude à coude aux comptoirs, dans un brouhaha de basse-cour alors que les vendeurs sont tous des hommes. Bonn vous l’aurez deviné, on ne repartira pas les mains vides. D’ailleurs, pourquoi s’alléger alors qu’il nous maintenant gravir les 417 marches du Rock Fort. Cet énorme piton rocheux domine en son centre la ville et accueille des temples en cours de montée et en son sommet. C’est un lieu plein de vie car de nombreux indiens viennent en famille ou entre amis en faire l’ascension. De là haut la vue est splendide sur la ville, ses temples et la campagne alentour. Un endroit parfait pour les photos avec la ville en contrebas. Comme nous sommes les seuls étrangers nous sommes très sollicités pour nous serrer la main, nous prendre en photo ou se faire prendre en photo. Le temps de redescendre, de s’extraire de la foule et de rouler plus au nord de la ville, il fait déjà nuit lorsque nous arrivons au temple de Tiruvanaikaval. Moins connu que celui de Srirangam, il est néanmoins superbe avec son beau gopuram (porche) à l’entrée, ses salles voutées immenses et leurs innombrables piliers, ses divinité (essentiellement Shiva), et ses sanctuaires dont malheureusement le plus important est interdit aux non-hindous. Il règne en cette soirée une atmosphère de cour des miracles avec ces familles qui viennent se balader et se recueillir, ces enfants qui courent partout et vous interpellent (hello mister, how are you ?), l’éléphant à qui l’on place une petite pièce dans la trompe, qui la porte à son maître et fait au donateur une petite tape sur la tête (comme une bénédiction) du bout de la trompe (Maëlys a eu peur). Il y a encore ces marchands à la sortie du temple et les inévitables mendiants. Retour à l’hôtel pour un dîner dans un restaurant à proximité où Maëlys jouera avec un garçon de son âge qui portait de très énervantes chaussures qui font pouet-pouet à chaque pas. Une fois encore les parents nous proposeront d’ailleurs de leur rendre visite chez eux à Tanjore. Dommage, c’était l’étape de la veille. En sortant on découvre quelques gouttes. Oh ce n’est pas la saison des pluies mais on se rend mieux compte après ces journées étouffantes de la délivrance que doit représenter pour ces gens l’arrivée de la mousson. 

 
Vendredi 30 MAI 2008
« Tanjore : son temple, son musée et ses artisans »

Nous n’avons pas très bien dormi cette nuit avec une impression de manquer d’air, d’air frais surtout. Forcément, la vieille clim installée dans notre chambre « budget », s’est arrêtée en pleine nuit. Bizarre, l’électricité est pourtant là. Nos doutes seront confirmés, lorsque nous nous sommes adressés à la réception ce matin : sans l’admettre, nous comprendrons que la clim a été volontairement coupée via un interrupteur hors de la chambre. Pas très sympa. On nous assure qu’il n’en sera pas de même la nuit prochaine. A suivre… Nous retrouvons notre chauffeur qui nous déposera d’abord à l’entrée du fameux temple de Brihadishvara, connu sous le nom de Big Tem

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