ATTENTION : CE CARNET EST PRESENTE EN ORDRE CHRONOLOGIQUE INVERSE (les nouvelles les plus fraîches en tête). SI VOUS SOUHAITEZ CONSULTER DANS L'ORDRE DES EVENEMENTS, PARTIR DU BAS. Lundi 22 OCTOBRE 2007 « Santa Monica et Beverly Hills » 
Et voilà, après plus de 5 semaines aux US, notre dernier jour complet ici est arrivé. Alors au programme un peu de rangement et de nettoyage en prévision du départ et afin de rendre le camping-car demain en bon état. Et puis profiter encore un peu du beau temps ici à Los Angeles. Départ en fin de matinée avec un programme léger. 1ère étape, la plage de Santa Monica. C’est la plage la plus proche de LA et au demeurant assez sympa : belle promenade avec gazon type terrain de golf et palmiers (on s’y installe pour pique-niquer), belle et grande plage de sable fin. On y trempe les pieds mais l’eau est toujours bien froide (autour de 16°). En fait, on a essayé auparavant de se rendre à la fameuse plage de Malibu, plus au nord, mais rapidement on a été bloqués par les barrages de police en raison des importants incendies qui ravagent la Californie et notamment le coin de Malibu. De Santa Monica on voit très bien l’épaisse fumée et par moment même le feu orange qui ravage les collines. Cela ne semble en tout cas pas affecter les surfeurs qui déroulent les vagues avec indifférence. Ensuite on se rend dans le fameux quartier de Beverly Hills par curiosité et, qui sait, on pourra peut-être croiser des stars… Le quartier est effectivement cool, les maisons gigantesques, l’herbe bien verte et côté voitures, on fait vraiment pouilleux avec notre camping car de romanos. D’ailleurs on sent bien que les étrangers ne sont pas les bienvenus, les panneaux rappellent que des patrouilles armées sont là pour éloigner les indésirables. Retour à la maison de Bertrand et Laurence, rapide tour à la piscine puis préparation du dîner pour Aline (le traditionnel poulet à l’indienne) et astiquage du van pour Jérôme. On finit la journée en compagnie de nos hôtes autour d’un bon repas dans le jardin tandis que Peyo et Amaïa s’occupent de Maëlys. DIMANCHE 21 OCTOBRE 2007 « Journée à Santa barbara »
Ah, quel plaisir de se réveiller dans une vraie chambre, dans une maison bien chaleureuse … Oui, parce que même si le camping-car, c’est bien sympa, mais on y est un peu à l’étroit… alors l’espace, on le savoure ! Et là, nous avons été accueillis les bras ouverts, par toute la famille ! C’est top ! Comme c’est le WE, Laurence, Bertrand et leurs enfants vont venir avec nous (ce qui est encore plus sympa !). Ensemble,, découvrir la fameuse station balnéaire de Santa Barbara (oui, celle du feuilleton à rallonge, de notre enfance. Désolée, les moins de 25 ans, vous ne pouvez pas comprendre !!).Nous arrivons à l’heure du dej, alors un p’tit pique-nique s’improvise sur la plage, peu fréquentée (c’est vrai que l’eau est froide, max 15 mais on s’y est baignés, oui, même Jérôme !! On sera les seuls sans combi, à s’y risquer !). C’est vrai qu’ici et sur les autres plages des environs, ce sont surtout les surfeurs que l’on aperçoit, en combi, attendant ou surfant sur les vagues… En tous cas, Maëlys s’est bien amusée, dans le sable et un peu dans l’eau aussi ! Puis, nous partons explorer le centre, du moins l’artère principale où s’enchainent cafés, restos et boutiques, le tout dans une atmosphère bon-enfant, bien sympa…. C’est vrai que c’est assez mignon, contrairement aux dernières petites villes américaines que nous avons traversées. Petit arrêt shoping pour nos amis et pause glacée pour tout le monde ! 
Nous retrouvons alors la voiture pour repartir, en longeant la côte et admirer les surfeurs, mais aussi les dauphins (si si, on en a vu 2 !). Le ciel au retour est particulièrement feutré et trouble : il est vrai qu’avant de partir on a appris qu’un feu s’était déclaré vers Malibu, là où nous comptions d’abord aller (ce qui est, semble-t-il, fréquent ici). Mais là, on apprendra au retour que ce n’étaient pas loin de 10 foyers qui avaient été enregistrés dans la même journée … On a eu de la chance car nous avons pu rentrer sans encombre (en attendant, c’est quand même pas top tous ces feux…). Une fois les petits couchés, nous avons terminé la journée tranquillement, avec un apéro et un p’tit dîner dans le jardin, bien cool tout ça… SAMEDI 20 OCTOBRE 2007 « Arrivée à los Angeles » 
Excellent choix que ce parc mobile Home pour Senior. D’une part les pensionnaires sont calmes et ne font pas la fête toute la nuit, d’autre part quel plaisir au réveil de commencer la journée au soleil par piscine et jacuzzi. Compte tenu de la clientèle, l’eau est un peu surchauffée (31° pour la piscine et 42° pour le jacuzzi) mais c’est quand même bien sympa. Retour sur la route avec un petit tour dans le centre de Palms Spring : oasis pour retraités et riches enfermés dans les résidences aux hauts murs. D’un intérêt passable si ce n’est le contraste vert-oasis et brun-désert. On repasse par le champ d’éolienne toujours aussi impressionnant et rapidement on atteint déjà la banlieue de Los Angeles par l’est. On est encore à 100 km du centre ville mais on ne peut pas se tromper car ce qui frappe instantanément c’est l’énorme nuage de pollution qui flotte sur la conurbation (15 millions d’habitants).On est samedi mais le trafic est très dense. Plus qu’ailleurs aux US on voit d’énormes 4x4, des Hummers version allongée, des limousines…Au regard de l’étirement de la ville, le centre d’affaires apparaît presque ridicule. A l’inverse de New York, cette ville est à l’horizontal (quasi pas d’immeubles) et l’automobile est reine. Heureusement que l’on a un point de chute car on se sent un peu perdu dans ces quartiers qui n’en finissent pas et de ce mikado d’autoroutes. On arrive vers 13 heures chez Bertrand et Laurence qui avec leurs 2 enfants Peyo et Amaïa habitent LA depuis 2 mois. Ce sont de bons amis de Bordeaux de Jean-Marc et Dom et ils ont la gentillesse de nous accueillir pour cette dernière étape aux US. Au programme de l’Après-midi on part tous direction le fameux « Hollywood Boulevard » et ses étoiles. Que tous les fans soient rassurés, il y a bien l’étoile de Céline Dion (photos à l’appui), en revanche je suis très déçu car je n’ai pas trouvé celle de Stéphanie de Monaco. Direction ensuite l’observatoire astronomique en haut du parc Griffith afin d’aller voir le coucher de soleil et la perspective de la ville la nuit. Impossible d’approcher en voiture et les autorités on t mis en place un système de parking puis de navette kafkaïen : il nous a bien fallu 30 minutes pour trouver le parking et ensuite la navette dure… 35 minutes. Du grand n’importe quoi. Cela dit, la vue permet d’englober tout Los Angeles et l’observatoire présente des expositions très claires et très didactiques. De nouveau 35 mn de bus avant d’aller faire un excellent dîner au restaurant. VENDREDI 19 OCTOBRE 2007 « Joshua Tree National Park et nuit à Palms Spring » Réveil bien matinal ce matin… Mais comme le ciel est bleu et qu’il commence à faire chaud, ça passe… on a hâte de voir à quoi ressemble le lac, au bord duquel se trouve le camp où nous avons atterri hier soir ( et qui fait bien payer sa situation, parce que ce n’est ni l’état des douches ni la piscine en cours de rénovation ni même le wifi qui s’est avéré non dispo qui pourraient expliquer le prix !!). Donc, après avoir rechargé les appareils et fait un peu de ménage-lessive etc, nous partons vers le bord du lac : ouais, bof, ce ne sont pas les plus belles rives, mais comme il y a des cailloux, Maëlys est ravie. Pour ma part, je me baigne (l’eau est meilleure qu’au Lac Powell !!). Quant à Jérôme, il fait un peu la fine bouche : c’est encore trop froid et puis il n’y a pas de vagues…. Il s’est quand même trempé jusqu’à la taille ! En fin de matinée, nous reprenons la route, après avoir capté un réseau non sécurisé, au bord de la route, pour lire nos emails et mettre à jour le site. Avant de partir, Jérôme avait repéré sur la carte, un autre parc national : Joshua Tree, allez, on va faire ce petit détours, histoire de voir… Pour tout dire, ce n’est pas le parc qui nous aura le plus emballés, surtout parce qu’il se trouve en plein désert.. La végétation nous parait donc moins attrayante, car plus monotone et forcément très sèche : il y a quand même ces fameux Joshua, à mi-chemin entre les arbres et les cactus ou encore ces cactus Bigelow, qui ressemblent à des araignées géantes renversées et qui ont de petites feuilles bien vertes mais qui cachent des épines bien pointues… Ah, et puis on a surtout eu la chance de voir l’une des grosses tortues de terre, au bord de la route…
Sinon, et bien on a traversé le parc avant de retrouver la route. Alors qu’avant nous avions traversé de vastes étendues assez désertiques (seule la route au milieu, comme dais les films) maintenant, nous circulons au milieu d’un immense champ d’éoliennes, il y en a à perte de vue… Puis nous arrivons à Palm Spring, où nous comptons passer la nuit. A 1ère vue, pas de camp RV dans cette station assez huppée, avec pas mal de résidences de loisirs. Nous en voyons enfin une qui héberge des mobile-homes et qui affiche « RV welcome » (au fait RV veut dire Recreation Vehicules). Par contre le bureau est fermé. Nous allions repartir lorsque qu’une dame, à bord de sa p’tite voiture (comme celles que l’on voit sur les terrains de golf) nous demande si elle peut nous aider… Et hop, ni une ni deux, très gentille, elle nous trouve un emplacement pour la nuit, à 2 pas de la piscine. Ah oui, parce que cette résidence est un « Senior Mobile-home Resort » fréquenté, essentiellement par des personnes à la retraite et qui vivent là toute l’année ou du moins plusieurs mois…. Ce qui se voit notamment par les devantures de certains mobile-homes avec de minis jardinets, fleuris ou même décorés avec, il faut bien le dire, une certaine dose de kitchouille parfois (un mix de nains de jardin et statuettes en tout genre par ex). En tous cas, on ne va pas se plaindre car à 19h, tout le monde semble quasi couché, alors la piscine, et le jacuzzi en plein air, on en a profité !! Jérôme, cette fois, ne s’est pas fait prié… c’est vrai qu’il avait pas mal roulé, alors c’était bien mérité !! Seul point négatif pour lui : nous étions à cours de bières, et aucun magasin ou station essence çà l’horizon (oui parce que l'apero du vendredi soir, c'est sacré, hein Véro??). Tant pis, il y a du coca au frais ! Nous savourons quand même cette douce soirée avec, pour une fois, les fenêtres grandes ouvertes… Allez, bonne nuit ! JEUDI 18 OCTOBRE 2007 « Trail dans le Grand Canyon » Nuit sans encombre pour notre camping sauvage. On part de bonne heure (rassurez vous, quand même pas au lever du soleil) pour revoir le Grand Canyon plus en détail et avec un autre éclairage. On veut faite un petit trail mais pour s’y rendre on perd ¾ d’heure à tourner dans le parc : un coup la route n’est autorisée qu’aux bus, un coup elle est interdite aux camping-cars, un coup on ne peut stationner qu’une heure. Ca devient énervant et je commence à tourner chèvre. C’est là que survient la bonne idée : on se gare au « Visitor center » et de là on prend l’une des navettes du parc. Mauvaise pioche : il n’y a pas de parking pour voiture au Visitor center ( ???!!). Soit on y vient en bus de japs, soit on s’y rend avec une navette. On se gare donc à perpète, on prend une navette pour le Visitor center où l’on peut de là reprendre une autre navette vers le départ du trail. Epuisant ! On s’engage dans le sentier en sachant qu’on ne descendra pas jusqu’au niveau du fleuve ( 1.500 m de dénivelée, 2 km aller annoncé et tous les panneaux, exemples de décès à l’appui…. découragent de faire l’aller retour dans la même journée. On se contente donc de 2 heures de marche avec 300 m de dénivelée. Cela est déjà splendide avec certaines pentes très raides, à flanc de falaise, et à l’arrivée en bas des points de vue à couper le souffle. On a beau l’avoir vu et revu dans des documentaires, ça reste très impressionnant. Retour au sommet et de nouveau un combiné de marche et navettes mais sur le « rim » (bord des falaises) cette fois afin de voir diverses perspectives. Magique.  Départ en milieu d’après-midi vers l’ouest en direction de Los Angeles mais compte tenu de la distance (850 km) nous ferons une voir plusieurs étapes. En route on croise la fameuse « Route 66 » et surtout une multitude de convois de trains de marchandises. Et là c’est du sérieux : 3 locomotives au minimum, plusieurs kms de wagons porte-containers et comme si cela ne suffisait pas, les containers sont sur 2 niveaux l’un au-dessus de l’autre. Après près de 4 heures de route, 1er arrêt sur le Lac Havashu, à la frontière entre l’Arizona et la Californie et dont la localité se vante d’avoir le véritable « London Bridge » ( ? un pont en pierre), la réplique de « Big Ben » (pas vu) et des commerces de type « vieille Angleterre » (je ne savais pas qu’ils avaient autant de fast food chez la perfide Albion. MERCREDI 17 OCTOBRE 2007 « Matinée au Lac Powell et 1er aperçu du Grand Canyon » Quel plaisir de se réveiller avec les rayons du soleil au bord du lac… et surtout ce lac si particulier avec ses roches colorées. Nous ne tardons pas à nous lever car des nuages arrivent alors autant en profiter ! Comme le vent ne s’est pas encore levé, j’en profite pour me re-baigner (bon pas des heures non plus car elle est fraîche !!). Jérôme est pourtant en caleçon, mais préfère se balader les pieds dans l’eau avec Maëlys sur les épaules. En fin de matinée, nous levons le camp pour rouler vers le Grand Canyon. En route, nous nous arrêtons pour admirer la vue. Oh, comme c’est étrange, il y a des stands avec des indiens proposant des bijoux. Jérôme me propose d’essayer l’une des bagues qu’il trouve pas mal (forcément, je me laisse tenter !!) ce qui n’est pas passé inaperçu de la vendeuse qui, nous en sommes quasi sûrs, n’a pas hésité à augmenter son prix. Bon, on s’est peut-être (sans doute ?!?) fait avoir, mais la bague est belle et puis, ce n’était pas une fortune, et, Mesdames, ai-je eu tord de me laisser offrir ce petit cadeau !! Allez, on repart car on a un peu de route… Nous arrivons au parc du Grand Canyon, et … c’est effectivement un canyon qui s’étend sur une surface impressionnante qui s’impose à nous, avec différents dénivelés, un beau dégradé de couleurs et le Colorado qui circule tout en bas. On a du mal à décrire le tout mais déjà, imaginez que depuis la rivière jusqu’au plus haut niveau du Canyon, cela représente la hauteur de 5 Tour Eiffel ! Même si le temps n’est pas l’idéal pour admirer ce paysage (le vent est fort et glacial), on reste quand même impressionnés par l’atmosphère et la grandeur du lieu, que nous avons pu observer depuis différents points de vue. Nous avons été surpris de voir autant de monde et pour la petite anecdote, dans le musée-expo, c’est Maëlys qui a raflé la vedette auprès des demoiselles japonaises, qui n’ont pas arrêté de la photographier… Il faut dire qu’elle les a pas mal charmées, notamment avec son fameux sourire… de chameau !  Après une balade avec la navette, au long du Canyon, nous partons à la recherche d’un camp. Manque de chance, ce soir, tous les camps du parc et aux alentours sont pleins, ou fermés et à l’intérieur du parc, il est formellement interdit de camper hors des endroits spécifiques … bon, alors il ne nous reste plus qu’à faire du camping sauvage, mais sur un parking, près de la ville. Cette fois, nous nous posons sur un parking commun à un hôtel et un centre de loisir-ciné (qui ferme ses portes à 22h, donc pour les petites envies pressentes, c’est pratique… et oui, il faut y penser aussi !!). Il n’y a que la vraie douche qui va nous manquer... Allez, ce n’est pas grave, on se rattrapera demain ! MARDI 16 OCTOBRE 2007 « Route en territoire Navajo jusqu'au Lac Powel »  En partant ce matin nous nous dirigeons vers le Parc de Monument Valley, finalement nous n’y entrerons pas car il nous semble que la visite (payante) du site n’apporte pas grand-chose par rapport à ce que l’on voit en passant devant. Et puis, les canyons, les monolithes et les pierres rouges on commence à en avoir une overdose. Etape incontournable en revanche, sous peine de drame conjugal, l’arrêt shoping devant les petites boutiques misérables (quelques panneaux de contreplaqué au mieux) des commerçants des tribus Navajo (Monument Valley est en pleine Réserve Navajo) qui vendent essentiellement des produits artisanaux de type breloques pour femmes : colliers, bracelets, boucles diverses… pas trop mal d’ailleurs, et pour beaucoup faits avec des Turquoises. Les stands sont tenues par des femmes Navajo au sourire accordé avec parcimonie (c’est un euphémisme vous l’aurez compris). Les prix sont toutefois raisonnables (ça sent quand même la misère ces Réserves) et Aline repartira les bras chargés… d’un magnifique petit bracelet avec des Turquoises (NDLR : ne pas faire de relation entre « prix raisonnable » et la décision d’achat, si ça avait été plus cher, j’aurais (J) naturellement acheté). Bon ça c’est fait, on peut reprendre la route et traverser pendant 3 heures les territoires Navajo (ils se sont vraiment fait refiler que du désert). Peu de villes mais plutôt des habitations isolées avec un peu de bétail et comme je l’ai noté précédemment, ça ne respire pas le rêve américain. Au cours du chemin j’ai la bonne idée de suivre un raccourci sur la carte. Résultat : ¾ d’heure de tout terrain sur une piste parfois difficile. Ca remue mais ça passe (merci de ne pas faire état de ce passage au loueur à qui j’ai promis de ne faire que de l’asphalte).  On arrive en milieu de journée à Page, ville créée dans les années 50 pour l’édification du barrage sur le Colorado en amont du Grand Canyon. Particularité de cette ville (l’une des plus septentrionales des US), à côté des traditionnelles rues à Motel et rues à fast-food, on trouve une avenue où se succèdent pas moins d’une dizaine d’églises (surtout de diverses obédiences protestantes). Après un détour par le fast-food, quoi de mieux qu’un petit fast-faith ; je me demande si ils ont aussi des drive-in ? Il est temps de rechercher un emplacement pour la nuit et là on trouve le top du top : la plage de Lone Rock sur le Lac Powel (lac artificiel né de la construction du barrage). Superbe emplacement (il y a bien sûr quelques autres campeurs mais il y a de l’espace). Aline se baigne (16,5° C), Maëlys est trop heureuse de pouvoir jouer avec le sable et après un beau couché de soleil on peut passer une agréable soirée et un bon dîner autour du feu. LUNDI 15 OCTOBRE 2007 « Messa Verde et route vers Monument Valley » La nuit n’a pas été si mauvaise sur le parking de la station essence, près des routiers ! Maëlys semblait toute contente en regardant par les fenêtres au réveil (enfin son 2ème réveil, car depuis plusieurs nuits, elle se réveille vers 4 ou 5h et, après avoir tété et bu son bib, elle se rendort avec nous…). Par contre, on a préféré aller dans la nature pour prendre notre p’tit dej’. Il faut dire, qu’à nos yeux, les petites villes ici, ne sont pas forcément les plus charmantes… Puis, en route vers Mesa Verde, un autre parc. A l’entrée, nous avons été très admiratifs devant les collines de buissons aux couleurs automnales flamboyantes… Après, pour être sincères, nous n’avons pas été aussi emballés que nous l’avons été pour les précédents parcs. En fait ici, ce qui est intéressant c’est de découvrir les habitations d’une tribu, les Anasazi, qui ont été construites au cœur des failles des falaises vers 1100. C’est assez bien conservé et surtout cela montre que ces emplacements offraient pas mal d’avantages notamment pour se prémunir du froid et des intempéries en hiver tout comme de la grosse chaleur en été. Pour approcher et visiter la plus importante de ces habitations (qui abritait plus de 100 personnes à l’époque), nous avons été obligés de prendre un ticket et de suivre le tour avec un guide. Certes cela nous a donné un peu plus d’explications que les brochures (même si l’accent américain n’était pas toujours facile à comprendre) mais alors, quelle lenteur pour avancer (ok, il fallait s’immiscer entre les rochers, mais bon…). Bref, à découvrir, mais pas forcément toute une journée !
Justement, le reste de la journée, nous l’avons utilisée pour rejoindre Monument Valley, où nous sommes arrivés au moment du coucher du soleil. On a pu alors admirer les paysages typiques des westerns avec les majestueuses et immenses roches, tout comme les fines cheminées, le tout sculpté par l’érosion… Il ne manquait plus que le cow-boy Marlboro ! En attendant, c’est chez les indiens que nous sommes allés pour la nuit : nous n’avions pas le choix, il n’y avait qu’un seul RV parc (tenu par le même proprio que la station essence, le commerce, l’hôtel…) donc, forcément, on a payé le prix fort ! (et pas de camping sauvage ce soir car on doit recharger les différents appareils..). Seul petit plus : la (petite) piscine intérieure. Vite, il ne nous reste qu’une demi-heure avant sa fermeture. Le décor était assez froid (ah, amis de Belgrade, comme nous regrettons les spa de Jahorina ou Kolacin, profitez en !!) mais c’était déjà pas mal, là perdus aux confins de l’Arizona, de l’Utah et du Colorado! Et puis Maëlys était toute contente ! DIMANCHE 14 OCTOBRE 2007 « Arches National Park »  Encore un peu de travail ce matin pour mettre à jour le blog puis nous voilà partis pour ¾ d’heure de route pour rejoindre notre 7ème parc national : Arches National Park. Comme son nom le laisse supposer on y contemple des montagnes de pierre rouge que le long travail de l’érosion a grignotée petit à petit pour former des arches majestueuses mais vouées à s’effondrer dans 1 an ou dans mille ans. Il y a également de lourds rochers posés sur des colonnes et à l’équilibre tout aussi précaire. Encore un parc pourrait-on dire. Certes, mais comme à chaque fois le spectacle est différent on ne s’en lasse pas. La plus grande partie du trajet se fait en voiture sur un parcours de l’ordre de 25 miles aller-simple. On l’a complété par un nombre limité de randonnées car nous sommes un peu pris par le temps. Ah, pour ceux qui ont suivi, le voyant moteur reste toujours allumé ! J’ai vérifié en appelant le loueur : « vous pouvez l’ignorer » m’a-t-il dit. Ca tombe bien, c’est ce que nous avons fait depuis plusieurs jours. Re-route le soir pour nous rapprocher de notre prochaine destination. Vers 19h30, il fait déjà tout noir et nous traversons des étendues immenses et désertiques. Tiens, un panneau camping ; on tente. Personne… Des voitures arrivent… des gens qui vivent là. Ils ont l’air un peu bizarre et bien qu’il y ait effectivement un emplacement de camping à 50m, ils nous recommandent d’aller en ville. OK, on n’insiste pas. On pousse donc encore une dizaine de miles pour atteindre Maticello. Ce soir on innove : pas de campground pour camping-car. On se la joue routier en se garant sur le parking d’une station service. Le rêve américain avec un brin de romantisme, non ? 
SAMEDI 13 OCTOBRE 2007 « Scenic Byway 12 et parc de Capitol Reef »
Pas très bonne la nuit (merci Maëlys !) mais heureusement que nous n’avons pas été, en plus de cela, gênés par le froid (t° négatives cette nuit !)… cela dit, on a vite levé le camp, pour aller admirer le lever du soleil sur Bryce Canyon, qui s’est révélé assez majestueux, avec les rayons du soleil… Puis, nous sommes partis en direction de Canyon Reef. Avant cela, nous nous sommes arrêtés pour voir, à travers une ballade sur une colline, l’une des forêts de bois pétrifiés : pour tout dire, cela nous a d’abord bien déçus car les arbres donnaient certes, l’impression d’être très vieux, mais au-delà de leur beaux troncs à l’écorce vrillée, cela n’avait rien de fantasmagorique ( oui, c’est un mot que j’ai – Aline – inventé ; mais qui est vite compris !!). Nous avons plutôt été attirés par certaines roches aux couleurs bien franches de vert, bleu, ocre et violet... En fait, ce n’est que vers la fin du parcours que nous avons réalisé que les fameux bois pétrifiés, c’était justement ce que nous avions pris pour des roches : alors là effectivement, c’est assez surprenant (bon d’accord, on aurait dû relire à 2 fois les explications !!. Et dans la série des effets naturels surprenants, on pouvait apercevoir, sur le bord du lac, une épaisse couche blanche. Nous pensions que c’était un dépôt de sel, et bien pas du tout, c’était une sorte d’algue comme des filaments qui a blanchi en séchant… déconcertant ; mais tout aussi amusant pour Maëlys ! Allez, ce n’est pas tout ça mais on a encore de la route à faire…
On emprunte donc la Scenic Byway 12, une magnifique route qui nous a fait découvrir de nouveaux des paysages superbes : des canyons aux couleurs plus intenses (plus rouge, voir bordeaux ou très claires), des rochers flamboyants en équilibre en haut de cheminées creusées dans la roche, sans oublier les arbres aux feuilles dorées … Nous avons également traversé une forêt de bouleaux, à presque 3000 m d’altitude, cela s’est ressenti surtout lorsqu’il s’est mis à neiger, et dire qu’il y a 3 jours nous étions dans la Vallée de la Mort avec des températures caniculaires !! Petit arrêt à la station essence, qui est installée à l’intérieur même de la roche, surprenant aussi, d’une certaine façon ! ET puis il ya la traversée du Parc National de Capitol Reef avec là encore son cortège de parois vertigineuses, de canyons et défilés impressionnants. Encore un grand moment. Et pour finir la journée, nous nous sommes arrêtés dans un petit bled, où nous avons hésité entre le motel et le camp… Allez, même si la différence n’est que de 12$ on ne va pas céder à la facilité, direction le camp … Pas de regrets, on a passé une bonne petite soirée après une bonne douche … par contre on a pas mal bossé car on doit rattraper notre retard pour le blog et les photos ! VENDREDI 12 OCTOBRE 2007 « Bryce Canyon National Park - étonnant »  Au réveil on fait une petite visite des installations-expositions sur la vie indienne : tipi, feu, costumes… On rencontre même le véritable indien qui se charge des animations. Difficile de dire s’il s’agit d’un indien ou d’un blanc, si ce n’est son costume un peu à la Davy Croket. Cela suffit cependant pour effrayer un peu Maëlys. On prend la voiture pour refaire la « scenic byway » qui traverse le parc de Zion car la veille on l’avait faite de nuit et dans l’urgence pour trouver un logement. Un petit détour de ¾ d’heure qui vaut le coup. En route donc pour un nouveau parc national, celui de Bryce Canyon mais avant cela petit détour vers la ville de Kanab, surnommée ici Holywood pour le nombre de western qui y ont été tournés. Intéressant à priori d’autant plus que la ville apparaît sur une brochure de voyagiste comme typique western. Tout cela n’est qu’une vaste escroquerie puisque qu’il s’agit d’une ville paumée américaine avec ses 3 stations d’essence, ses 4 motels et ses fast-food. On n’a pas dû regarder les mêmes westerns avec le voyagiste… Retour donc dans la bonne direction avec cette fois la satisfaction d’une route aux paysages grandioses. Arrivée à Bryce en début d’après-midi et cette fois, on réserve immédiatement notre emplacement dans le campground à l’intérieur du parc. On peut donc partir visiter le parc en toute quiétude. Beaucoup de voyagistes le présente comme le plus beau parc des Etats-Unis. Je dirai plutôt le plus insolite. Le parc consiste essentiellement en un énorme amphithéâtre composé de falaises découpées en forme d’une multitude de cheminées. On mesure là clairement l’influence du temps et le travail en profondeur de l’érosion. On peut librement se promener à l’intérieur de ce paysage sur-réaliste et bien particulier. Les couleurs, à dominante terracota ou ocre, varient en fonction de l’éclairage.  Retour au campement où nous faisons connaissance de nos voisins, un couple de retraités américains qui, comme beaucoup passent la moitié de l’année à voyager à bord de leurs immense motor-homes. La nuit est tombée, le froid est là (il gèlera cette nuit là, il est vrai que nous sommes à 2.500 m d’altitude). Un bon feu est donc de rigueur, et nous dinons tous les trois dehors, au milieu des pins et des étoiles, réchauffés par la braise et les flammes. JEUDI 11 OCTOBRE 2007 « Zion National Park - on adore » Ce matin, nous partons la découverte du pzrc de Zion, dont on parle à peine dans les brochures, alors qu’il vaut vraiment le détours. Nous avons d’abord été étonné par l’organisation au sein même du parc : des navettes toutes les 10 min, vous permettent de rejoindre les différents sentiers (donc pas de soucis de parking !), de plus cette fois, les descriptions des chemins à suivre est assez claires ! Ce qui ne nous a pas empêchés d’hésiter sur les circuits à faire, au temps à y consacrer etc… Après avoir pris ce petit bus et surtout admiré les beaux paysages de canyons entourés d’une végétation assez verte, on a finalement opté pour commencer, par des balades simples mais rafraichissantes (il fait très chaud) : au bord de la rivière qui s’immisce au milieu de grands canyons aux dégradés magnifiques de brun-beige et terra-cota (oui, c’est Aline qui parle !). Puis, après un rapide casse-croute, nous voilà engagés sur un circuit dit « difficile » annoncé de 4h (nous le feront en 3h20 !). Le début a été assez dur car c’était en plein soleil, et bien en montée. Heureusement que les paysage sen valaient la peine ! Nous avons alors traversé un passage au creux de deux canyons très proches, et repris notre ascension en longeant l’un d’entre eux : c était superbe ! Vraiment, pour les amoureux de la nature et des randonnées (Papa, Nath, la famille Ganz’ et les autres !) c’est à faire ! Mais le plus beau a été pour nous le dernier tiers, attention, âmes sensibles s’abstenir, surtout pour ceux qui ont le vertige (Eric, on ferme les yeux !) Là, c’est sur la crête, plutôt étroite (avec des passages à moins de 50cm de large), que nous avons grimpé pendant une heure environ, c’était assez surréaliste de se retrouvés là haut, avec seulement une chaine pour les passages étroits (c’est mêm |